Combattre le terrorisme islamiste. Avec Yvan Blot au Cercle Aristote.


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12.09.2016

Quand on s'intéresse à la révolution bolchevique, on étudie Karl Marx. Lorsqu'on veut savoir ce qu'est la révolution islamiste, on doit connaître Sayyid Qutb et son œuvre. Le professeur et poète égyptien Sayyid Qutb, martyr de l'islamisme, condamné à mort par le régime du colonel Nasser, a posé les bases de la nouvelle révolution pour bâtir une société nouvelle et faire apparaitre un homme nouveau, le djihadiste moderne.
Qutb a été épouvanté par l‘individualisme et le matérialisme de la société américaine et ce qui lui est apparu comme la régression de l'homme sans Dieu au niveau de l'animalité. Il a voulu revenir aux sources de l'islam conçues comme un contrepoison. C'est l'esprit du mouvement salafiste de retour aux origines de l'Islam. Avec ses amis les Frères musulmans, il a imaginé une révolution totale en Egypte, avec comme perspective un califat, un empire s'étendant sur toute la surface du monde.
Il eut de nombreux disciples dont les plus célèbres sont sans doute Oussama Ben Laden, l'ancien chef d'Al Qaida et Abou Bakr Al Baghdadi, actuel calife de l'Etat islamique en Irak et au Levant. Qutb fut condamné à mort, Ben Laden fut tué par un commando américain mais le Calife Al Baghdadi est bien vivant et appelle au combat armé et aux méthodes terroristes pour faire triompher son idéal totalitaire. Il recrute ses jeunes combattants dans le monde musulman et mais aussi dans les banlieues occidentales.
L'islamisme est une mystique guerrière révolutionnaire et totalitaire, qui profite de la décadence morale du monde atlantique. Pour le vaincre, il faut comprendre qu'il s'agit de combattre un mouvement révolutionnaire nouveau. C'est un défi pour les services secrets, les forces de police et de gendarmerie, la justice nécessairement spécialisée et le système éducatif.

Capital et Califat : contre-histoire anticapitaliste de l'islamisme. Avec Clément Homs sur Radio Libertaire.


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23.02.2016

Quand la marchandise se déploie, la violence se déchaine. Après les attaques contre le journal Charlie Hebdo, la tuerie antisémite dans un supermarché casher et les attentats du 13 novembre à Paris, le débat sur l'incompatibilité d'une culture "islamique" avec les "valeurs du monde occidental" a repris de plus belle. Quand il agite simultanément une aile droite populiste redoutant une "islamisation de l'Europe" et les apologètes de chez Freedom and Democracy portant haut et fort les "valeurs occidentales universelles" et leur "guerre de civilisation" (Manuel Valls), ce conflit est plus qu'explosif quand il ne nous conduit pas dans une impasse. Dépourvus des armes de la critique de l'économie politique et de toute forme de théorie critique, les frères ennemis du "choc des civilisations" et du "dialogue des cultures" ne jouent plus ici que le jeu en miroir d'une idéologie de crise commune ayant pour seul fond de sauce une lecture culturaliste atterrante.
Face à de telles absurdités, la gauche traditionnelle n'a fait qu'opposer les vieux arguments anti-impérialistes et une lecture géopolitique insistant unilatéralement sur la faute de l' "Occident".
En s'inscrivant en faux avec ces lectures, il s'agira d'avancer de toutes autres hypothèses en évoquant quelques pistes de réflexion autour des questions suivantes :
 1. Les politologues ont ils inventé l' "islamisme" ?
 2. L'islamisme peut-il vraiment être expliqué à partir de la religion ?
 3. Loin de représenter une rechute en-deçà des Lumières, l'islamisme et sa version hard power djihadiste ne représentent-ils pas une forme spécifiquement moderne de religiosité - le religionnisme -, qui a ses racines dans la désintégration de la société capitaliste ?
 4. Tout autant que la "global war on terror" occidentale, le "jihad global" et les terroristes attaquant leurs cibles munis de caméras GoPro ne doivent-ils pas être compris comme la manifestation d'une phase avancée de la décomposition du capitalisme et de la pulsion de mort du sujet moderne ?
Il s'agira ici d'aborder ces questions en montrant qu'il est nécessaire de réinscrire les trois temporalités historiques que connaîtront les islamismes au cours du XXe siècle, dans la dynamique même du capitalisme, ses configurations historiques changeantes et l'implosion finale de la forme sujet moderne.

Islam, l'avenir de la Tradition entre révolution et occidentalisation. Avec Charles Saint-Prot aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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24.11.2010

L'Islam obsède et déconcerte un monde occidental qui le connaît mal, le comprend peu et s'étourdit de termes employés à tort et à travers : "islamisme", "jihadistes", "salafisme", "wahhabisme".
Charles Saint-Prot nous montre en quoi l'Islam orthodoxe, sunnite, se caractérise par une adhésion du plus grand nombre des musulmans à une Tradition qui n'a jamais exclu le réformisme et ne peut être confondue avec un conservatisme rigide ou avec des courants minoritaires caractérisés par leur sectarisme révolutionnaire ou avec le terrorisme.
Il nous décrit l'évolution intellectuelle, sociopolitique et juridique de la pensée musulmane et montre en quoi la Tradition islamique constitue une meilleure réponse aux dérives sectaires extrémistes qu'une occidentalisation qui conduirait à une négation de la civilisation musulmane.
Entre la révolution et l'aliénation, la Tradition vivante est l'expression d'un Islam qui doit faire l'effort de concilier la fidélité au dogme immuable et la prise en compte des évolutions.

Une émission présentée par Patrick Péhèle et Lucien Valdes.