Contre l'allocation universelle. Avec Daniel Zamora à la Librairie Tropiques.


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01.02.2017

Depuis la crise de 2008, l'idée d'une allocation universelle suscite un engouement renouvelé, tant en Europe qu'en Amérique. Le projet trouve des appuis à gauche comme à droite et, de l'avis de bien des spécialistes, il pourrait être le fondement des politiques sociales de l'avenir. Plus d'un penseur critique l'a prôné : mais que signifie vraiment cet étonnant consensus ?
Selon Daniel Zamora, l'allocation universelle, sous couvert d'une bienveillante redistribution de la richesse, consacre l'abandon de l'enjeu politique central des cent cinquante dernières années: le conflit entre le capital et le travail. Il faut donc impérativement être contre l'allocation universelle.

Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2013

Le sentiment de "malaise dans la civilisation" n’est pas nouveau, mais il a retrouvé aujourd’hui en Europe une intensité sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
La saturation de l’espace public par des discours économiques et identitaires est le symptôme d’une crise dont les causes profondes sont institutionnelles. La Loi, la démocratie, l’État, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul.
Réactivé d’abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd’hui la forme d’une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l’égide de la "globalisation". La raison du pouvoir n’est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes inhérentes à son bon fonctionnement.
Prospère sur ces bases un nouvel idéal normatif, qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes. Porté par la révolution numérique, ce nouvel imaginaire institutionnel est celui d’une société où la loi cède la place au programme et la réglementation à la régulation.
Mais dès lors que leur sécurité n’est pas garantie par une loi s’appliquant également à tous, les hommes n’ont plus d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux. Radicalisant l’aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l’affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par les liens d’allégeance.

Les fondements gaullistes de la protection sociale. Avec Hervé Gaymard et Frédéric Tristram à la Fondation Charles-de-Gaulle.


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05.10.2015

L'ancien Ministre Hervé Gaymard et l'historien Frédéric Tristram dressent un large panorama de notre système de protection sociale tel qu'il s'est mis en place après la seconde Guerre Mondiale. L'occasion de revenir sur le rôle important et constant qu'ont joué De Gaulle et les gaullistes dans son élaboration.

La mutualisation entre Droit et Économie. Avec Alain Supiot aux Tribunes de Marrakech.


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01.03.2016

Alain Supiot, professeur au Collège de France, nous propose une réflexion sur la notion de mutualisation en explicitant ses deux sens différents : un sens juridique qui désigne des opérations de solidarité, d'organisation de solidarité civile à but non lucratif et un sens économique et financier qui regroupe toutes les techniques de gestion des risques.
Ces deux domaines tendraient aujourd'hui à se combiner, de telle sorte que l'on penserait pouvoir se passer de solidarité, notion tierce mais indispensable au bon fonctionnement des deux sphères. Chacune de ces techniques, avec leur légitimité propre, devraient pourtant continuer à être distinguées.

Une conférence organisée par l'Université Cadi Ayyad.

L'avenir du système social français. Avec Thomas Hirsh à l'Université Réelle de Montpellier.


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15.04.2016

Thomas Hirsch, assistant social diplômé d'État au sein du conseil départemental de l'Hérault et licencié en administration économique et sociale, revient sur l'histoire et l'état actuel du système social français.
Alors que de nombreuses décisions semblent infléchir la logique de notre modèle social, il est important d'identifier les dangers qui nous menacent et d'imaginer notre avenir commun.

L'emploi à tout prix ? Débat entre Bernard Stiegler et Bernard Friot pour l'Institut Européen du Salariat.


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07.03.2016

Dans le discours politique, l’emploi est devenu un impératif catégorique. Si les moyens pour parvenir au plein-emploi peuvent diverger, l’objectif de plein-emploi, lui, fait figure de bien commun dépassant tous les clivages politiques et sociaux.
Pourtant, la France n’a jamais été aussi loin du plein-emploi de tous et de chacun. D’un côté, le plein-emploi apparaît comme un objectif inconditionnel auquel on déclare s’attacher "à tout prix". De l’autre, la promesse d’un emploi à part entière – stable et à plein-temps – pour les 6 millions de chômeurs apparaît comme un horizon inatteignable.
On peut dès lors s’interroger sur le prix de l’emploi "à tout prix". Comment historiquement le plein-emploi est devenu l’impératif qu’il est aujourd’hui. Quel est le prix de cet objectif d’emploi ? Quels en sont les effets sur la condition de salarié en terme de qualité de l’emploi et de protection sociale ? Quels en sont les effets en termes économiques ? En matière de finances publiques ? Peut-on par ailleurs parler d’une industrie de l’emploi avec l’émergence de secteurs entiers voués à "vendre" de l’emploi ? Enfin, des alternatives au plein-emploi émergent-elles du débat public avec les revendications de réduction du temps de travail, de flexi-sécurité ou de déconnexion plus ou moins radicale du salaire, du travail et de l’emploi ?

Les conséquences de la loi Touraine sur la santé publique. Avec Nicole Delépine au Cercle Aristote.


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18.05.2016

Le docteur Nicole Delépine, pédiatre oncologue, détaille certaines mesures annoncées par le ministère de Marisol Touraine et pointe les dangers très réels de cette nouvelle réforme du système de santé français.
Conflits d’intérêts, liberté des patients subtilisée, vaccins inutiles voire nocifs… Ce réaménagement de l'accès aux soins va parachever l'oeuvre des prédécesseurs du gouvernement actuel en procédant à la privatisation totale de la sécurité sociale et mettant les médecins sous tutelle des laboratoires pharmaceutiques.
Une réforme à connaître et à combattre.