Les robots : avec ou sans nous ? Avec Paul Jorion à la Médiathèque d'Antony.


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22.04.2017

Après avoir annoncé la crise financière en 2007 avant qu’elle n’éclate en 2008, Paul Jorion nous met aujourd’hui en garde contre l’extinction de l’humanité.
Pourquoi ? Il estime que l’homme est à la fois génial et stupide. Seuls les génies peuvent inventer des machines plus intelligentes qu’eux-mêmes. N’est-ce pas génial d’avoir inventé des machines capables de nous libérer du “travail tripalium”, de toutes ces tâches répétitives et fastidieuses qui nous empêchent de déployer notre créativité ? Mais n’est-ce pas stupide d’inventer une Intelligence Artificielle (IA) qui dépasse l’intelligence humaine jusqu’à être capable de nous dominer ?
Pour Paul Jorion le moment de la singularité est imminent. C’est ainsi qu’on appelle le tournant de la prise de pouvoir de l’IA sur les humains. Selon lui le problème de la prise de conscience des robots n’est qu’une question de quelques années, le temps de mettre au point le bon logiciel qui fait éprouver aux robots affects et émotions.
Le genre humain ne parvient pas à se représenter sa propre extinction collective. Déjà l’individu n’arrive pas à se représenter sa propre mort, dit-il. Toutes les civilisations avant nous n’ont-elles pas construit des récits pour en quelque sorte inventer une autre vie – le paradis, la réincarnation ? De même l’homme actuel n’arrive pas à concevoir qu’il est lui-même responsable de la destruction de la planète et de ses ressources vitales.
En attendant cette catastrophe, Paul Jorion propose des solutions pour le temps qui nous reste avant que les robots ne nous remplacent entièrement.

Introduction à la souveraineté numérique. Avec Christophe Brossier au Cercle Aristote.


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27.02.2017

Naissance d'un monde en réseaux, gestion d'une part grandissante du traitement des informations par des algorithmes gérés par des sociétés privées, remplacement du travail vivant par des robots : Christophe Brossier, entrepreneur dans le numérique, nous invite à réfléchir aux mutations induites par la révolution numérique.
Nous dirigeons-nous vers une dissolution de l'Etat-nation et du régime démocratique ? Est-il encore possible d'imaginer une régénération de nos collectifs politiques grâce à ces nouvelles technologies ?

Les perspectives du transhumanisme. Avec Hervé Juvin pour l'Europe des Nations et des Libertés.


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31.01.2017

La condition politique repose sur la séparation des groupes humains qui assure leur diversité. Jusqu'ici cette séparation entre les hommes provenait de la langue, des mœurs, des lois et des cultures, et se traduisait par le phénomène universel de la frontière : on traçait des séparations matérielles entre «nous» et les «autres». Il s'agissait d'une séparation géographique, matérielle, et horizontale.
Depuis une trentaine d'années, on assiste à un phénomène nouveau, une forme de transgression qui se traduit par le "tout est possible" ou "le monde est à nous". Tout cela est en train de faire naitre une nouvelle séparation qui bouleverse radicalement tout ce qui faisait société.
Cet espoir un peu fou, c'est le transhumanisme : il propose de s'affranchir totalement de la condition humaine et veut en finir avec toutes les limites, toutes les déterminations de la nature.
Cette idéologie des "trans" vise à construire un homme hors-sol, délié de toute origine, et déterminé uniquement par sa propre volonté. C'est le retour du mythe de l'homme nouveau appuyé sur un délire scientiste qui voudrait que chacun soit à lui-même son petit Dieu autocréateur, pur produit de son désir, de ses intérêts ou de sa volonté propre.
C'est cela, la "grande séparation" : la fabrique d'un homme sans origines, sans liens et sans foi, mais qui a chaque instant se choisit lui-même et choisit qui il est.
Enquête sur le totalitarisme de demain.

Tous des esclaves volontaires du techno-pouvoir. Avec François Jarrige et Eric Sadin sur la RTS.


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30.09.2015

Le mouvement de numérisation à l'œuvre depuis une trentaine d'années gagne aujourd'hui des pans de plus en plus étendus de la réalité via l'extension des capteurs et des objets connectés. Dorénavant, les flux de data témoignent de la quasi-intégralité des phénomènes, s'érigeant comme l'instance primordiale de l'intelligibilité du réel.
Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant en retour les décisions individuelles et collectives au prisme d'algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés.
Éric Sadin et François Jarrige dévoilent les impensés, analysent les processus en cours et dressent une cartographie détaillée des forces à l'œuvre. Observations et réflexions qui dessinent une nouvelle condition humaine, et en appellent à la politisation des enjeux induits par la puissance toujours plus totalisante détenue par les systèmes computationnels.

Émission "Babylone", animée par Miruna Coca Cozma et Nancy Ypsilantis.

La fin des paysans ou les ravages de la modernisation agricole. Avec François Jarrige aux rencontres de l'Atelier Paysan.


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18.06.2016

François Jarrige, maître de conférence en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, revient ici sur le processus d’adoption des machines agricoles dans les campagnes.
On pense souvent que les machines agricoles ont été utilisées en France de manière décisive après la Seconde Guerre Mondiale. C’est vrai, mais dès le XIXeme siècle, les machines sont introduites dans les campagnes, et plus particulièrement les batteuses. Elles vont rapidement rendre obsolètes un certain nombre de travailleurs journaliers. Dangereuses car instables, elles provoqueront de nombreux accidents. Des révoltes ont lieu contre son introduction. En Angleterre, les insurgés signant leurs actes de sabotage du nom de "Captain Swing". De côté des promoteurs, tout un discours de progrès, aidé par les ressorts de la publicité, va être entretenu autour de la généralisation du battage mécanisé.
De manière générale, cette intervention nous permet de prendre du recul face à tous les discours qui placent le développement technologique et technophile comme inéluctable et naturel. Non, le développement actuel de la robotique agricole est bien le résultat d'un choix de société et d’un contexte socio-économique.

La cybernétique. Avec Nathanaël Leroy pour l'Université Réelle de Montpellier.


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08.2016

Qu'est ce que la cybernétique ? Comment cette science du contrôle est-elle née et quelles en sont les conséquences concrètes ?
Nathanaël Leroy, spécialiste du domaine, nous montre comment les technoilogies de contrôle se mettent en place et indique des moyens concrets de résistance pour lutter contre les tendances liberticides du cybercapitalisme.

Argumenter contre le transhumanisme. Avec Lucien Cerise pour E&R Normandie.


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30.01.2016

Depuis plusieurs années, les travaux de Lucien Cerise, initialement focalisés sur les techniques d'ingénierie sociale, ont permis de mieux comprendre les ambitions de la pensée transhumaniste, qui synthétise les velléités de contrôle des peuples avec les potentiels de la technoscience.
Car s'il s'agissait seulement d'encourager de nouveaux développements scientifiques, son intérêt serait mineure : cette entreprise entend plutôt produire une théorie unifiante qui permette aux nombreux décideurs d'imaginer un futur où l'humanité serait redéfinie selon leurs besoins.
Une réflexion salutaire qui nous fournit des armes pour combattre et résister.

L'emploi à tout prix ? Débat entre Bernard Stiegler et Bernard Friot pour l'Institut Européen du Salariat.


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07.03.2016

Dans le discours politique, l’emploi est devenu un impératif catégorique. Si les moyens pour parvenir au plein-emploi peuvent diverger, l’objectif de plein-emploi, lui, fait figure de bien commun dépassant tous les clivages politiques et sociaux.
Pourtant, la France n’a jamais été aussi loin du plein-emploi de tous et de chacun. D’un côté, le plein-emploi apparaît comme un objectif inconditionnel auquel on déclare s’attacher "à tout prix". De l’autre, la promesse d’un emploi à part entière – stable et à plein-temps – pour les 6 millions de chômeurs apparaît comme un horizon inatteignable.
On peut dès lors s’interroger sur le prix de l’emploi "à tout prix". Comment historiquement le plein-emploi est devenu l’impératif qu’il est aujourd’hui. Quel est le prix de cet objectif d’emploi ? Quels en sont les effets sur la condition de salarié en terme de qualité de l’emploi et de protection sociale ? Quels en sont les effets en termes économiques ? En matière de finances publiques ? Peut-on par ailleurs parler d’une industrie de l’emploi avec l’émergence de secteurs entiers voués à "vendre" de l’emploi ? Enfin, des alternatives au plein-emploi émergent-elles du débat public avec les revendications de réduction du temps de travail, de flexi-sécurité ou de déconnexion plus ou moins radicale du salaire, du travail et de l’emploi ?