Les mutations dans le monde du travail. Avec Bernard Stiegler au Lycée Raoul Follereau de Nevers.


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18.01.2019

Les plus récents rapports sur l'avenir du travail nous indiquent que nous pourrions perdre jusqu'à 50% des emplois dans les dix à quinze prochaines années. L'automatisation intégrée est le principal résultat de ce que l'on appelle "l'économie des data". Organisant des boucles de rétroactions à la vitesse de la lumière entre consommation, marketing, production, logistique et distribution, la réticulation généralisée conduit à une régression drastique de l'emploi dans tous les secteurs – de l'avocat au chauffeur routier, du médecin au manutentionnaire – et dans tous les pays.
Pourtant, ces informations ne nous poussent pas à agir. Pourquoi le gouvernement n'ouvre-t-il pas un débat sur l'avenir de la France et de l'Europe dans ce nouveau contexte ?
L'automatisation intégrale et généralisée fut anticipée de longue date – notamment par Karl Marx en 1857, par John Maynard Keynes en 1930, par Norbert Wiener et Georges Friedmann en 1950, et par Georges Elgozy en 1967. Tous ces penseurs y voyaient la nécessité d'un changement macro-économique, politique et culturel radical.
Le temps de ce changement est venu, et le philosophe Bernard Stiegler se consacre à en analyser les fondements, à en décrire les enjeux et à préconiser des mesures à la hauteur d'une situation exceptionnelle à tous égards – où il se pourrait que commence véritablement le temps du travail.

L'avenir le plus probable. Avec Michel Drac pour E&R à Ferney-Voltaire.


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20.10.2018

On ne présente plus Michel Drac : analyste, éditeur, essayiste, conférencier... il aime la prospective et nous fait partager ses réflexions.
Nous sommes ici invités à nous remuer les méninges pour un exercice de futurologie : que se passe-t-il si l'on essaie d'imaginer l'avenir en supposant qu'à chaque étape, les événements qui se produisent sont les plus probables ?

1_2 Sommaire de la conférence :
 - 0'00'15 : un peu de théorie
 - 0'12'00 : lister les tendances
 - 0'24'45 : les cygnes noirs
 - 0'27'30 : hiérarchie des tendances
 - 0'34'30 : un peu de philosophie
 - 0'37'00 : le calendrier technologique
 - 0'46'45 : l'impact technologique
 - 1'05'45 : la crise du sens
 - 1'10'15 : l'impact de la crise du sens
 - 1'14'30 : krach décennal
 - 1'24'45 : rôle structurant des USA et libre-échange
 - 1'32'45 : le différentiel démographique
 - 1'38'15 : power shift
 - 1'43'15 : 2018-2028
 - 2'03'00 : 2028-2040
 - 2'18'00 : conclusion

2_2 Sommaire des questions :
 - 00'27 : la technologie, pas seulement pour les riches ?
 - 01'45 : vers l’autarcie ?
 - 04'00 : le grand complot soralo-chouardo-draco-sangiorgesque
 - 05'19 : rendez-vous en 2029
 - 05'35 : ce que je cherche à vous faire
 - 06'16 : les gilets jaunes
 - 07'15 : sur l'Europe nécessaire
 - 08'18 : sur le féminisme comme tendance structurelle
 - 08'51 : privatisation du renseignement
 - 09'18 : pourquoi rester en France
 - 11'02 : cilissiouniss'
 - 11'48 : site à venir, c'est promis !
 - 12'10 : capitalisme et crise du sens
 - 13'21 : crise du sens : individuel, collectif ?
 - 17'47 : dépression garantie !
 - 17'57 : Mad Max + Gattaca
 - 18'18 : incohérent, et alors ?
 - 18'49 : coût marginal zéro et implosion du capitalisme
 - 20'34 : un déficit de compétence technique
 - 20'49 : l'Apocalypse, c'est le pied !
 - 21'18 : incertitude technologique
 - 22'10 : encore un qui n'a rien compris à l'exercice...
 - 22'39 : sur la capacité de la France à maintenir une défense autonome
 - 23'00 : au bout d'un moment, ça se répète...
 - 23'40 : oui, je suis timbré !
 - 23'47 : la France seule ?
 - 24'16 : 1929 et 2008
 - 24'59 : l'évolution du Maghreb
 - 26'18 : espace, enjeu stratégique ?
 - 26'52 : la Russie, superpuissance ?
 - 28'20 : effondrement avant 2040 ?
 - 29'37 : la médecine de la longévité
 - 30'22 : sur la naïveté des occidentaux face à un monde qu'ils ne pilotent plus
 - 31'51 : sur le pic pétrolier
 - 32'50 : sur les trolls
 - 33'39 : et l'Inde ?
 - 33'57 : sur l'Europe nécessaire (bis)
 - 34'37 : sur l'euro
 - 36'04 : sur les terres rares
 - 37'03 : les cryptomonnaies, un véritable oubli
 - 38'00 : recréer le sens
 - 38'55 : Albert Camus vous salue bien
 - 41'41 : sur les OGM : 39:32 Antisémite !
 - 42'07 : robotisation et question énergétique
 - 42'34 : Zbig forever
 - 44'13 : Highway to Hell
 - 45'22 : problème de forme, caractères trop petits
 - 45'52 : conclusion

Des Agents Moraux Artificiels, vraiment ? Avec Mark Hunyadi à Toulouse.


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01.12.2017

Mark Hunyadi travaille depuis longtemps dans le domaine de la philosophe morale. Des questions nouvelles se posent alors que l'homme évolue dans un univers toujours plus robotisé.
Les robots peuvent-ils être considérés comme agents moraux ? Ou nous posent-ils seulement des problèmes moraux ? Est-il possible de "responsabiliser" une machine exécutant un algorithme ?
Mais, avant toute chose, l'éthique peut-elle être définie clairement et, plus encore, réduite à un calcul ?

Une conférence organisée par le "Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes - CNRS".

Numérique et modes d'existence. Avec Mark Hunyadi pour PointCulture à Bruxelles.


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09.12.2016

Mark Hunyadi a conceptualisé la tyrannie des "modes de vie" qui décrivent toutes les forces façonnant nos manières de vivre sans que l'on en ait conscience et sans que nous puissions avoir une prise réelle sur les choix en amont de ces modes de vie. Il est très difficile de les mettre en question, ce qui pose un réel problème de démocratie.
Le contexte numérique d'une part accentue la viralité de ces choix de vie non questionnés, d'autre part offre des outils pour imaginer des parades intéressantes.
Il est donc intéressant de réfléchir à cette difficulté majeure et à mettre des mots et des concepts sur la forme fuyante de ce qui détermine nos modèles culturels, notamment à travers la technologie.

Des "bullshit jobs" au néo-artisanat : une génération en quête de sens. Avec Jean-Laurent Cassely, Béatrice Hibou et Raphaël Liogier sur France Culture.


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06.09.2017

John Maynard Keynes, en 1930, annonçait l'avènement d'une société délivrée du travail par le progrès technique : il semble pourtant que nous assistions à tout autre chose. En plus du burn-out, nous faisons maintenant face aussi au "bore-out", l'ennui au travail, ou encore le "brown-out", la perte de sens. Car, en effet, nombre de travailleurs souffrent d'emplois vides de sens, superflus, sans intérêt - ce que l’anthropologue américain David Graeber appelle les "bullshit jobs".
Une dépression générationnelle qui explique sans doute l'apparition d'un nouveau phénomène : la reconversion des jeunes diplômés, qui sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des métiers artisanaux ou à ouvrir des commerces de proximité.
Alors, à l’heure où des "feel good manager" apparaissent dans les entreprises et où le chômage de masse s'est installé dans la durée, peut-on encore être heureux au travail ? Comment comprendre cet attrait – notamment des jeunes diplômés - pour des métiers manuels, autrefois dévalorisés ? Et qu’est-ce que ces reconversions révèlent du monde du travail actuel et de ses dérives ?

Émission "Cultures Monde", animée par Florian Delorme.

Rage against the machine. Avec Bernard Stiegler et Laurent Alexandre sur France Culture.


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30.08.2017

L'humain et la machine doivent-ils être opposés ? Quel impact le progrès technique a-t-il sur nos manières de travailler et comment le travail s'est-il modifié au fil des révolutions industrielles ?
Dans cette émission, ce sont les liens entre travail et progrès technique qui attirent notre attention, tout comme ils ont attiré celle d'auteurs majeurs dont l'incontournable Schumpeter.

Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Maylis Besserie.

Golem et Cyborg dans l'imaginaire cybernétique de Norbert Wiener. Avec Sara Touiza-Ambroggiani à l'Université de Montréal.


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31.10.2017

Le dernier ouvrage de Norbert Wiener (1894-1964), le fondateur de la cybernétique dans les années 1940-1960, s’intitule God & Golem. La figure du Golem est déterminante pour comprendre l’imaginaire cybernétique. C’est une double figure : il représente à la fois la machine dans son rapport à l’humain et l’humain lui-même comme machine possible, comme devenir-Cyborg. C’est également une figure double : celle du bien et du mal que peuvent nous faire la science et la technique.
Wiener a un rapport trouble au Golem, comme au Cyborg. Il convoque ces figures pour situer l’humain entre nature et technique, entre Dieu et Bête, mais les rejette aussitôt pour leur caractère monstrueux, anormal.
Sara Touiza-Ambroggiani propose d’explorer le mouvement intellectuel paradoxal par lequel la pensée du mathématicien, tout en permettant l’avènement d’une altérité radicale, un posthumain, refuse ce qui lui apparaît comme une vertigineuse et monstrueuse perte d’identité.

Une conférence qui s'inscrit dans le séminaire de Jean-François Chassay, "Imaginaire du monstre : de la tératologie au clonage".

La donnée n'est pas la pensée. Avec Olivier Rey, Paul Jorion et Antoinette Rouvroy au Centre Pompidou.


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14.12.2017

Si la pensée se voit bien souvent promise aujourd’hui à la réduction à un flux de données ou au "dataisme", nous devons affirmer que "la donnée n’est pas la pensée".
Des questions se posent : qu’est-ce que lire et écrire, qu’est-ce que s’orienter dans la pensée dans un milieu où les modes de l’étude, et plus largement tout le travail intellectuel, se trouvent réorganisés et redistribués par le digital ?
Est-il possible de penser et étudier aujourd’hui sans les données numériques ? Et si la donnée n’est pas la pensée, peut-être les data peuvent-elles aider à penser ?
Mais ne convient-il pas avant tout de s’interroger sur la relation entre "les données" et le monde ? Quelle sont les conditions (documentaires, épistémologiques, politiques) de ce monde à venir ?
Lors de cette rencontre, il s’agira de susciter une relation réfléchie entre l’ "obtenu" des data et le donné du monde, de rassembler les démarches herméneutiques et les méthodes analytiques.
Si le "tout information", au sens d’une réduction du tout aux data, n’est pas "tout", il convient néanmoins de se demander dans quelle mesure les data peuvent demeurer ouvertes à l’expérience de la pensée.
Face à la prolifération des masses de données (big data) et leurs corrélations par la "raison" algorithmique, nous devons nourrir cette conviction de l’importance du maintien du travail de la pensée.