Les animaux sont-ils des travailleurs comme les autres ? Avec François Jarrige aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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08.10.2021

Si depuis les débuts de leur domestication les animaux n'ont cessé de travaillé au service des humains, les formes et l'ampleur de ce travail ont beaucoup varié selon les époques.
En Europe, le nombre de chevaux, de chiens, de bœufs, de mulets utilisés pour tirer et soulever des charges, ou pour transformer des matières, s'est beaucoup accru aux XVIIIe et XIXe siècle avant de décliner sous l'effet de la motorisation et de l'électrification au siècle suivant. Massivement utilisés pour accélérer les transports, ils furent aussi une source majeure de force motrice, souple et flexible, adaptée à de nombreux contextes et situations de travail : dans les mines et les premières usines textiles, dans les plantations coloniales comme dans de nombreux ateliers artisanaux, ils furent attachés à des manèges pour produire de la force, broyer des matières.
Loin de les faire disparaître, l'industrialisation européenne a intensifié leur mise au travail, démultiplié leur présence dans les ateliers, à côté des enfants, des femmes et des ouvriers. Ces "moteurs animés" constituent un chaînon manquant et oublié de l'industrialisation et des transformations sociales du XIXe siècle. Le travail des bêtes s'est transformé parallèlement à celui des hommes, dans une logique de coopération et de rivalité, avant de devenir une source de rejets, de débats, voire de scandales.

La France et son Histoire : une relation passionnelle. Avec Régis Debray et Jean-Noël Jeanneney aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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11.10.2015

Madame H, de l'essai de Régis Debray, n'est autre que l'Histoire avec un grand 'H' : celle qui marque les individus et que les époques culturelles enrichissent ou déforment.
Devons-nous en faire le deuil ? Ou connaissons-nous au contraire une période qui nous y plonge à nouveau ?
Des avis parfois divergents, souvent convergents, avec le philosophe Régis Debray et l'historien Jean-Noël Jeanneney.

Un échange modéré par Gilles Heuré.

L'économie est-elle une arme politique ? Avec Pierre Buhler et André Yché aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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13.10.2019

Qu'est-ce que la puissance en ce début de XXIe siècle ? Quelle est l'évolution des rapports de force sur l'échiquier économique mondial ? L'économie est-elle une arme comme les autres, au service des puissances dominantes ? Les conflits économiques sont-ils de "simples" luttes d'influence ou peuvent-ils conduire à des guerres ? La mondialisation, et l'interdépendance des économies qui en découle, sont-elles vraiment de nature à dissuader les conflits armés ? Quelle place pour la France et l'Europe dans ces confrontations ?

Un échange modéré par Stéphane Frachet.

La démocratie contre les experts : les esclaves publics en Grèce ancienne. Avec Paulin Ismard au Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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11.10.2015

Supposons un instant que le dirigeant de la Banque de France, le directeur de la police et celui des Archives nationales soient des esclaves, propriétés à titre collectif du peuple français. Imaginons, en somme, une République dans laquelle certains des plus grands serviteurs de l'État seraient des esclaves. Ils étaient archivistes, policiers ou vérificateurs de la monnaie : tous esclaves, quoique jouissant d'une condition privilégiée, ils furent les premiers fonctionnaires des cités grecques.
En confiant à des esclaves de telles fonctions, qui requéraient une expertise dont les citoyens étaient bien souvent dénués, il s'agissait pour la cité de placer hors du champ politique un certain nombre de savoirs spécialisés, dont la maîtrise ne devait légitimer la détention d'aucun pouvoir. Surtout, la démocratie directe, telle que la concevaient les Grecs, impliquait que l'ensemble des prérogatives politiques soit entre les mains des citoyens. Le recours aux esclaves assurait ainsi que nul appareil administratif ne pouvait faire obstacle à la volonté du peuple. En rendant invisibles ceux qui avaient la charge de son administration, la cité conjurait l'apparition d'un État qui puisse se constituer en instance autonome et, le cas échéant, se retourner contre elle.
Que la démocratie se soit construite en son origine contre la figure de l'expert gouvernant, mais aussi selon une conception de l'État qui nous est radicalement étrangère, voilà qui devrait nous intriguer.

Un entretien mené par Maurice Sartre.

Japon, automne 1945 : le démontage d'un empire. Avec Pierre-François Souyri aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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10.10.2015

15 août 1945 : l'empire colonial japonais s'effondre. Rapatriement dans des conditions épouvantables de milions de civils et de militaires, effondrement de l'idéologie impériale nationaliste, début de la décolonisation.
S'ouvre une nouvelle page de l'histoire du XXe siècle que nous raconte l'historien Pierre-François Souyri.

Une histoire intellectuelle de la Révolution. Avec Jonathan Israel aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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13.10.2019

La Révolution française fut aussi une Révolution des idées. En sapant les bases de l'Ancien Régime, les Lumières ont fondé la vie politique moderne. De la Déclaration des droits de l’homme (1789) à la prise du pouvoir de Napoléon Bonaparte (1799) en passant par la journée du 10 août 1792, les événements dramatiques se succèdent à un rythme exténuant.
Après s'être plongé dans les débats qui se déroulent dans les assemblées, au sein des clubs, des sociétés et dans une profusion de journaux ou de libelles, Jonathan Israel distingue trois courants de pensée : les Lumières radicales, les Lumières modérées et la mouvance populiste.
La tendance "radicale" se bat pour une démocratie sans restriction, fondée sur l'universalisme et la laïcité. La deuxième – dite "modérée" – est plus conservatrice. Elle entend préserver la monarchie et s'inspire de l'Angleterre. Le dernier courant, le populisme autoritaire, prend forme au cours de la Révolution et n'a pas d'antécédent. Incarné par Robespierre, ce mouvement se réclame du peuple et de Jean-Jacques Rousseau. Il impose la Terreur, corrompant les principes mêmes des Droits de l'Homme.
Bousculant l'histoire de la démocratie, Jonathan Israel nous rappelle à quel point la Révolution française fut novatrice en la matière, malgré la violence qui l'accompagna – et sur laquelle il ouvre une réflexion originale.

Un entretien mené par Paul Chopelin.

Notre histoire en image. Avec Régis Debray aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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13.10.2018

Johnny Halliday enterré en grande pompe par la République et ses bikers, Emmanuel Macron, président de la "Start-up Nation", qui chante la Marseillaise à l'américaine, la main sur le cœur ou bien encore qui apostrophe un jeune homme insolent...
Certaines images témoignent d'un changement d'époque, voire de civilisation, et illustrent le glissement de l'écrit à l'écran, le passage de la graphosphère à la vidéosphère, du peuple au people, du catholicisme au néoprotestantisme.
À partir d'un choix de photographies d'actualité qu'il commente, l'écrivain et philosophe Régis Debray s'attache à penser le temps présent à partir des images marquantes de notre modernité.

Une conférence modérée par Nicolas Truong.

Penser l'économie autrement. Avec Paul Jorion aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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11.10.2014

Quelque chose s'est fissuré dans l'économie. Plusieurs crises – économique, financière, environnementale – se combinent en une seule, de taille gigantesque. De profondes tensions sociales se cachent derrière l'immense dette publique. Le chômage des jeunes atteint des niveaux insoutenables alors que l'emploi est confisqué par des ordinateurs et des robots. L'euro n'est plus un projet fédérateur : en déconnexion avec les réalités de l'économie, ses erreurs de conception apparaissent au grand jour.
Pourtant, il ne tient qu'à nous de transformer cette crise en une véritable opportunité de changement. Des solutions radicales mais porteuses d'espoir existent.
Paul Jorion, qui avait prévu la crise des subprimes aux États-Unis, jette depuis plusieurs années un regard décalé sur l'économie : il nous montre que l'on peut penser autrement.