La révolution culturelle chinoise. Avec Evelyne Tschirhart à Montagnac.


(0)
298 Vues
0 commentaire
04.12.2014

Evelyne Tschirhart a vécu plus de deux ans en Chine pendant la Révolution culturelle. Elle avait déjà effectué un voyage dans la Chine communiste en 1967.
Cette expérience a donné lieu à un livre : Deuxième Retour de Chine, publié aux éditions du Seuil en 1979 et co-écrit avec Claudie et Jacques Broyelle.
Cette révolution fut impulsée par Mao afin de redresser la ligne politique du Parti à gauche et surtout à reprendre la main sur le pouvoir après l'échec de sa politique  du Grand Bond en avant.
Cette conférence porte donc sur les causes, le déroulement et les conséquences de la révolution culturelle avec son cortège de drames, de crimes et d'exactions.
Cet épisode douloureux s'acheva en 1976, à la mort de Mao. Elle avait tué un nombre considérable de gens et laissé le pays dans un état de régression quasi-total. Ce fut un des épisodes les plus sombres de l'histoire de la Chine.

État d'urgence et dictature révolutionnaire. Avec Slavoj Zizek au séminaire "Marx au XXIème siècle".


(0)
421 Vues
0 commentaire
27.10.2007

Une peur hante (ce qui reste de) la gauche actuelle : la peur de s’affronter directement au pouvoir d’État.
Ceux qui insistent encore sur la nécessité de combattre le pouvoir d’État, et à plus forte raison de l’objectif de le conquérir, sont immédiatement accusés d’être restés accrochés à l’ "ancien paradigme" : la tâche, de nos jours, consisterait à résister au pouvoir d’État en se retirant de son rayon d’action, en se soustrayant à celui-ci et en créant des espaces nouveaux qui échappent à son contrôle. Le dogme de la gauche universitaire actuelle est résumé de la façon la plus claire par le titre du livre d’entretiens de Toni Negri, "Goodbye Mister Socialism".
L’idée est que le temps de la vieille gauche, dans ses deux versions, réformiste et révolutionnaire, qui visent toutes deux la conquête du pouvoir d’État et la protection des intérêts corporatistes de la classe ouvrière, que cette époque donc est terminée. Aujourd’hui, la forme dominante de l’exploitation serait l’exploitation de la connaissance, du travail immatériel, etc. Il y aurait donc un développement culturel "postmoderne" en cours que la vieille gauche se refuserait de prendre en compte. Pour se rénover elle-même, la gauche doit donc… lire Deleuze et la théorie de l’hégémonie, etc.
Et si toutefois cette façon de définir le problème faisait elle-même partie du problème ?

Comprendre la Chine. Avec Eric de la Maisonneuve au Cercle Aristote.


(0)
3711 Vues
0 commentaire
11.06.2012

La Chine n'est pas celle que vous croyez ni celle qu'on nous présente le plus souvent sans contrastes, soit dans l'admiration de son exceptionnelle réussite économique, soit dans l'indignation de son régime politique et de ses excès.
La Chine est certes redevenue une grande puissance et ses performances économiques sont hors normes. Mais la Chine a deux faces, selon sa théorie du yin et du yang, l'envers et l'endroit.
Les enjeux sont colossaux et la tâche loin d'être achevée :une population gigantesque encore pour partie sous-développée, des systèmes d'éducation et de santé désuets, une transition politique incertaine, sans compter la bulle immobilière et l'emprise tenace de la corruption.
C'est à ce travail prométhéen que seront confrontés les dirigeants chinois qui seront cooptés lors du XVIIIe Congrès en octobre 2012.
Loin de la menace qu'on agite sous nos yeux, la Chine est d'abord un défi : pour elle-même et les problèmes qu'elle doit absolument surmonter pour se perpétuer, pour l'Occident qui doit apprendre à partager son leadership, pour le monde entier qui doit intégrer la Chine et la sortir définitivement de son isolement millénaire.