Laïcité et indépendance des peuples. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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10.12.2018

Les religions semblent retrouver une nouvelle vie dans des sociétés à la fois désertées par la pensée et livrées à de profondes mutations démographiques. Abusée, l'opinion en oublie que la République laïque s'est construite sur l'affirmation de la liberté de conscience par rapport à la religion. Tout citoyen est libre de croire ou de ne pas croire. Il ne saurait être d'emblée assigné à une identité religieuse, sous peine de régression historique.
À l'ère de la liberté éclairée de l'individu et de la souveraineté du peuple, cultes et croyances restent nécessairement confinés à la sphère privée. S'il y a des religions sur le territoire de la République, aucune ne peut être dite "de la République". Philippe Forget s'emploie donc à décrypter les nouvelles recettes idéologiques par lesquelles un cléricalisme médiatique s'évertue à tarauder la conscience critique du citoyen. Obnubilé par ses "racines", celui-ci ne conçoit plus l'universalité de l'intérêt public, il consent à être traité en individu mineur et ordonné à des tâches subsidiaires.
Comme l'explique Philippe Forget, la publicité des "minorités visibles", l'apologie du "multiculturalisme" et le culte de l'Autre aboutissent à ruiner l'unité républicaine du peuple qui dès lors macère dans ses mémoires, aux dépens du progrès commun. Les "élites" parasitaires prospèrent sur l'usure morale et politique de la conscience collective qu'elles privent ainsi d'horizon.

Le bouleversement de Luther. Avec Alain Pascal au Cercle de l'Aréopage.


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02.10.2017

La Réforme de Luther, une vraie réforme ? Non, une révolution qui est la conséquence de la Renaissance et donc un produit de la gnose et de la Kabbale.
La Renaissance étant une imposture, sa fille, la Réforme, est une régression religieuse, mais aussi une révolution politique. Car, au-delà d’un bouleversement du dogme de l’Église et des Sacrements, Luther est responsable du premier nationalisme révolutionnaire, le nationalisme allemand qui s’attaque à l’Empire de Charles Quint.
En inscrivant la Réforme dans la suite de la Kabbale, Alain Pascal ouvre une brèche sur le politiquement correct concernant le nationalisme allemand, mais aussi sur le religieusement correct car il décrit le protestantisme comme un nouvel instrument des initiés contre l’Occident chrétien.
C’est évidemment l’histoire secrète du XVIe siècle sur laquelle on revient, l’initiation des principaux Humanistes et "réformateurs" à l’ "illumination" kabbalistique, véritable raison de leur complicité dans la Guerre des gnoses contre la tradition chrétienne.
Alain Pascal dénonce leur attaque commune contre l’Église et énumère les crimes commis par les protestants sur les catholiques pendant tout le siècle, en procédant à une véritable révision de l’histoire des guerres de Religion, qu’il ne limite pas à la France puisqu’elles commencent en Allemagne avec la Réforme de 1520.

Les iconoclastes, de Cromwell à Daech. Avec Robert Steuckers pour E&R à Lille.


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21.01.2017

Au XVIe siècle, les réformés, qui renouaient avec l'Ancien Testament, considérèrent le culte de Marie, les statues et autres représentations religieuses comme idolâtres. Ils se mirent à saccager ces ouvrages : c'est ce que l'on appelle l'iconoclasme protestant.
Les premiers actes iconoclastes se produisirent dans l’espace germanique à Zurich (1523), Strasbourg (1524), Copenhague (1530), Genève (1535), et Augsbourg (1537). La grande crise iconoclaste française eut lieu lors de la première guerre de religion en 1562. Dans les villes prises par les protestants, les édifices religieux furent systématiquement saccagés. En 1566, ce furent la Flandre et les Pays-Bas en général qui connurent une grande flambée iconoclaste. Le mouvement, d’inspiration populaire, commença à Steenvoorde et se répandit dans les alentours.
Cette obsession de destruction de l’héritage passé au profit d'une "table rase" n’est pas sans rappeler la destruction récente de la cité antique de Palmyre par l’Etat Islamique...

Religion et Histoire. Avec Damien Viguier et Youssef Hindi chez E&R à Ferney-Voltaire.


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28.01.2017

À l'heure où le fanatisme se répand dans certaines variétés eschatologiques du monothéisme (du judaïsme à l'islam, en passant par les sectes protestantes évangéliques), il devient urgent de réfléchir aux question des rapports de la religion et de la politique.
Deux intervenants vont s'y atteler avec une première intervention de Damien Viguier sur la question religieuse sous l'angle de l'histoire du droit et de la théologie politique, suivie dans un deuxième temps par Youssef Hindi dont les propos portent sur l'histoire politico-religieuse de l'Europe en général, et de la France en particulier.

Les fondements de la pensée politique moderne. Séminaire d'Alexis Keller à l'Université de Genève.


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2014

Ce cours constitue une introduction à l'histoire de la pensée juridique et politique moderne en Occident.
Centré sur l'émergence du concept d'Etat, qui prend forme au 17e siècle, le cours aborde les différents courants de la pensée politique moderne, en insistant tout particulièrement sur les apports de la Réforme et d'auteurs comme Bodin, Hobbes, Locke, Montesquieu, Rousseau et les pères fondateurs américains.
Un parcours obligé pour comprendre les catégories politiques dont nous avons héritées et que nous continuons d'utiliser aujourd'hui.

La modernité peut-elle survivre sans religion ? Avec Charles Taylor sur France Culture.


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29.06.2012

Nous autres, modernes, parlons souvent de notre monde comme un monde désenchanté. Un monde où il n’y a plus ni magie ni esprits maléfiques et où croire en Dieu est non seulement une exception mais en plus vu comme pratique résolument archaïque.
Comment sommes-nous passés d’une société où il était impossible de ne pas croire en Dieu à une société où cela est non seulement permis mais, surtout, où c’est devenu la norme ?
Une question simple qui nous embarque dans un grand récit de notre histoire et de notre philosophie, ce à quoi s’attèle le grand philosophe Charles Taylor.
La sécularité est-elle l’avenir de l’humanité ou simplement une bizarrerie de la modernité occidentale ? Et la modernité peut-elle survivre sans religion ?

Emission "Les Matins", animée par Marc Voinchet.

La fabrication de la légende noire du Moyen Âge. Avec Claire Colombi pour l'association Terre et Famille.


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07.11.2015

Cette conférence est une mise en perspective passionnante et riche en détails sur le basculement du monde féodal à l'aire moderne avec deux pivots principaux : la fameuse "Renaissance", période de guerre sanglante en Europe et de génocide en Amérique et la Révolution française, avènement du libéralisme économique et de la richesse au pouvoir.
Claire Colombi relève ainsi les principaux mensonges diffusés depuis deux siècles sur le Moyen Âge, et rétablit quelques vérités sur une période injustement diabolisée.

Au XVIe siècle, naissance d'une religion : l'anglicanisme. Avec Bernard Cottret sur Radio Courtoisie.


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21.07.2015

L’anglicanisme, cette forme étrange de christianisme, ne s’est pas levée d’un bloc. Il est la résultante d’un climat réformateur qui enveloppait le continent et, d’autre part, d’une série de circonstances liées au mariage malheureux d’Henri VIII et de la très catholique Catherine d’Aragon. Ne pouvant obtenir de Rome l’annulation qu’il demandait avec obstination, le roi choisit d’autonomiser l’Eglise d’Angleterre en se portant à sa tête : pape en son royaume, en quelque sorte. C’était un schisme mais, au milieu du XVIe siècle encore, il n’était pas irréparable.
La constitution d’une confession anglicane, avec son livre de prières, sa liturgie, son credo propres ne se fit que plus tard, sous les enfants d’Henri VIII : Edouard VI et  Elisabeth sa demi-sœur. Mais là encore, il faut raison garder. L’anglicanisme est une voie moyenne issue des aléas du moment plus qu’une voie prophétique, il est tout fait d’empirisme et de particularisme, vertus bien anglaises...