Qu'est-ce qu'être républicain aujourd'hui ? Avec Jean-Fabien Spitz pour les Amis de la Liberté à Nice.


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15.10.2016

Le modèle républicain en France appartient-il au passé ? La réponse à cette question ne semble plus faire de doute aujourd'hui.
Pour les libéraux, le modèle jacobin fantasme l'égalité abstraite de tous les citoyens mais il ne réussit, au nom de cet idéal, qu'à étouffer la société civile sous le poids de la bureaucratie et à paralyser les initiatives et la liberté des individus.
Les partisans déclarés de la république tiennent, pour leur part, que le projet d'autogouvernement est une arme de résistance à la marchandisation et à la transformation de la société politique en servante de la production et des échanges.
Si les libéraux ne veulent voir que l'économie, ils ne veulent voir que le politique, et demeurent convaincus qu'une société d'individus sans projet politique commun est vouée à la dévitalisation. Or le républicanisme français a toujours été autre, porteur d'une philosophie politique originale.
Profondément individualiste, elle pose que l'aspiration centrale de l'homme moderne - le bien être - est un objectif créateur de lien social pour autant qu'il est poursuivi dans des conditions d'égalité des chances. Cette égalité, qui légitime aux yeux de tous la quête individuelle du bien être, seule la présence de la puissance publique dans le jeu social la rend possible. Les sociétés modernes sont cimentées par la représentation de l'égalité de leurs membres. Or cette égalité trouve sa réalité non pas dans l'activité abstraite des citoyens débattant les uns avec les autres de ce qu'ils veulent faire ensemble, mais dans la construction d'un mode de répartition qui assure à chacun la même chance de vouloir et de faire par lui-même. Le fondement de l'être ensemble n'est pas l'action commune mais la justice de son objet.
Inactuel, le républicanisme ?

CNR, sécurite sociale et statut de la fonction publique. Avec Bernard Friot au Moulin à café à Paris.


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30.06.2015

Le sociologue et économiste Bernard Friot revient sur l'histoire des politiques sociales qui ont été mises en place à l'initiative du Conseil National de la Résistance (CNR) après la Libération, entre 1945 et 1947 principalement. Statut de la fonction publique, sécurité sociale, lois diverses sur les comités d’entreprises, nationalisations multiples et lois sur les libertés fondamentales de la presse en sont les axes majeurs.
C'est surtout le nouveau rapport qui est instauré entre le salaire et l'emploi qui doit retenir notre attention : en effet, l'idée révolutionnaire visant à fixer un salaire lié au grade et non au poste du salarié permet de dépasser le marché de l'emploi et donc la création de valeur capitaliste.
Voici pourquoi Bernard Friot défend la généralisation du salaire à vie, entendue comme la reconnaissance de la création de valeur par les individus.

Une conférence organisée par l'association "Devenons Citoyens".

La Gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot pour la Fondation Hugot du Collège de France.


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2017

Cet entretien, qui rend compte d'une série de deux cours prononcés au Collège de France par Alain Supiot ("Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres" et 2012 et "Les figures de l'allégeance" en 2013), nous permet d’accéder avec fluidité au déroulement d’une pensée complexe qui nous ouvre les portes de l’histoire du Droit et du mode de gouvernement des hommes. Nous découvrons comment le droit a toujours participé, avec l’art et la science, de l’imaginaire des hommes, véritable lien entre le réel et l’idéal, qui porte les civilisations.
Mais l’imaginaire industriel a fait son temps, et nous entrons aujourd’hui pleinement dans l’ère de l’imaginaire cybernétique, qui répond au vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul. Un discours qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes, ne laissant aux hommes, ou aux États, d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux, au mépris du droit social.
Véritable manifeste contre le Marché total et les usages normatifs de la quantification économique, la parole d'Alain Supiot nous permet de pénétrer dans les arcanes du droit, les dysfonctionnements qui frappent l’Europe, et de mieux comprendre les soubresauts institutionnels qui bouleversent notre époque.

Réflexions sur le dépérissement de l'Etat. Avec Alain Supiot à l'université Aristote de Thessalonique.


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03.05.2017

L'histoire juridique de l'édification de l'Etat moderne donne une idée de sa grandeur. Mais ce souverain débonnaire, tolérant la contestation et répondant du bien-être de ses sujets, semble aujourd'hui frappé de misère, comme l'illustre tristement le cas de la Grèce. Exposé par l'ouverture de ses frontières commerciales à des risques financiers systémiques, il voit ses ressources s'effriter et ses charges augmenter.
D'inquiétants docteurs se pressent à son chevet. Certains lui prescrivent saignée sur saignée, tandis que d'autres dressent déjà son acte de décès.
Plutôt que de cette médecine létale, c'est d'un diagnostic précis dont nous avons besoin afin de comprendre les causes profondes du dépérissement de l'Etat.

Ce discours est prononcée par Alain Supiot, Professeur au Collège de France, à l'occasion du titre de docteur honoris causa de l'université Aristote de Thessalonique qui lui est décerné.

Politique des médias. Audition programmatique d'Henri Maler et de Pierre Rimbert pour La France insoumise.


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2016

Alors que la presse française titube, l'exigence s'affirme d'un modèle radicalement différent. Quel serait son cahier des charges ? Produire une information de qualité soustraite à la loi du marché comme aux pressions du pouvoir, loger numérique et papier à la même enseigne et inventer un mode de financement solide et juste.
Surprise : les propositions de changement existent et les actions nécessaires à la mise en place de cette nouvelle production de l'information ne sont pas si difficiles que ça à mettre en place !
Et c'est en présence de plusieurs membres de "La France insoumise" que Pierre Rimbert, journaliste au Monde diplomatique et Henri Maler, fondateur d'Acrimed, nous exposent leurs réflexions pour que le quatrième pouvoir deviennent une réelle question démocratique que les citoyens s'approprient.

Le débat : outil d'émancipation démocratique ou leurre participatif ? Débat entre Dominique Pagani, Philippe Deschemin et Philippe Nassif à Bellevilloise.


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02.04.2016

Dans notre organisation sociale et politique, le débat occupe une place centrale. Il ponctue et rythme toutes les échéances électorales, et à certains égards, il semble être le garant d’une démocratie que de plus en plus de citoyens semblent considérer comme chimérique.
Dans une mise en abime philosophique, nous sommes invités à venir débattre ensemble… du débat !
Il sera donc question du débat : sa genèse et de ce qu’il est devenu aujourd’hui, de sa transformation, de fond, forme et de sa pertinence. Est-ce un outil d’émancipation, un moyen pour une fin : l’avènement de la démocratie véritable ? Est-ce un leurre participatif, une mascarade où s’agite l’illusion du peuple souverain dans un monde ou le champ du possible semble se restreindre ?

Voile et laïcité. Avec Régis Debray pour le Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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17.03.2016

Le mot de laïcité est entouré d’un halo qui parfois ne permet plus de savoir ce qu’il recouvre exactement. "Ecran ou étendard" pour reprendre les mots de Régis Debray, la laïcité mérite non seulement qu’on en reprécise les pourtours, mais qu’on comprenne bien comment l’interpréter et la pratiquer au quotidien.
La laïcité n’est pas l’athéisme et encore moins la tolérance. En France, la laïcité est une construction juridique fondée sur une exigence de la raison : l’égalité en droit de tous les êtres humains.
En voyant comment les questions d’appartenance et des symboles y relatifs sont devenues brûlantes, il devient urgent de "veiller de plus près aux mises en œuvre effectives d’un principe général consubstantiel à la République, qui ne se réduit pas seulement au rapport de l’Etat et des Eglises" (Régis Debray).
Comment faire ? Qu’autoriser et qu’interdire dans les situations concrètes ?

Les conséquences de la loi Touraine sur la santé publique. Avec Nicole Delépine au Cercle Aristote.


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18.05.2016

Le docteur Nicole Delépine, pédiatre oncologue, détaille certaines mesures annoncées par le ministère de Marisol Touraine et pointe les dangers très réels de cette nouvelle réforme du système de santé français.
Conflits d’intérêts, liberté des patients subtilisée, vaccins inutiles voire nocifs… Ce réaménagement de l'accès aux soins va parachever l'oeuvre des prédécesseurs du gouvernement actuel en procédant à la privatisation totale de la sécurité sociale et mettant les médecins sous tutelle des laboratoires pharmaceutiques.
Une réforme à connaître et à combattre.