L'Opération Bagration. Avec Jean Lopez pour Les Clionautes.


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19.06.2019

À l'été 1944, au cours de l'opération Bagration, l'Armée rouge détruit le Groupe d'armées Centre allemand, celui-là même qui s'était approché à 30km de Moscou deux ans et demi auparavant. Avec 28 divisions détruites, le Reich encaisse sa pire défaite, qui est aussi la plus lourde de toute l'histoire militaire allemande.
Le plan de l’opération Bagration est diaboliquement habile et recèle bien des surprises, stratégiques et tactiques. Les conséquences politiques de l’opération ont été gigantesques. L'attentat contre Hitler, l'insurrection de Varsovie lui sont directement liés.
Jean Lopez analyse en détail le lien qu'entretiennent Bagration et Overlord, le débarquement en Normandie. Il montre comment l'une est la condition du succès de l'autre et comment leur concomitance lance le premier vrai combat de la Guerre froide.

Une conférence organisée en collaboration avec le Mémorial du débarquement et de la libération de Provence du Mont Faron à Toulon.

De la Pologne populaire à l'hiver capitaliste. Avec Monika Karbowska et Bruno Drweski à la Librairie Tropiques.


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20.09.2018

C'est de l'intérieur que Monika Karbowska nous raconte l'évolution de la pensée et des sentiments d'une jeune Polonaise éduquée dans la Pologne populaire souhaitant rompre avec ses pesanteurs sans imaginer que son pays ne puisse pas continuer à progresser… et constatant peu à peu, par la pratique, le piège qui se refermait sur l’ensemble de ses concitoyens.
Dans le contexte d'une mondialisation qui avait déjà piégé la Pologne à cause de la spirale de l'endettement mais qui n'avait jusque-là qu'à peine effleuré les Polonais, protégés qu'ils étaient malgré tout par un rideau protecteur qui, à leurs yeux, n'était qu'un "rideau de fer" contraignant.
Cet itinéraire révèle les évolutions d'une gauche occidentale quelque peu déboussolée par la disparition des repères communistes et une Ukraine soumise à une fascisation beaucoup plus brutale sur fond d'hégémonie du capital occidental, en particulier allemand, qui a tendance à repousser les anciens pays socialistes vers la périphérie, et donc vers une sorte de tiers-mondisation.
Monika Karbowska rappelle comment, au cours de toutes ces années, elle est passée du constat factuel de la dégradation de la position de la femme en parallèle avec le retour d'un cléricalisme d'un autre âge à la remise en question de l'ensemble des transformations sociales et économiques en cours et à la prise de conscience de ce que représente le capitalisme tardif mondialisé en crise désormais structurelle.
Il semblerait que désormais la reconstruction d'une véritable conscience politique en Pologne soit à l'ordre du jour. Ce qui peut d’ailleurs expliquer le raidissement des pouvoirs et la fuite en avant vers des répressions anticommunistes qui sont aussi radicales qu'elles sont ridicules, et somme toute inefficaces...

La vraie actu de Michel Drac : S01E06.


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04.2018

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu du mois de mars 2018 :
 - 0'00'00 : introduction
 - 0'00'30 : protectionnisme, le retour
 - 0'12'00 : fiscalité et protectionnisme
 - 0'15'00 : conséquences géopolitiques de l'agenda protectionniste
 - 0'18'40 : la riposte chinoise et ce qu'elle révèle
 - 0'20'40 : le risque politique pour Donald Trump
 - 0'22'50 : Trump achète-t-il Corporate America ?
 - 0'24'30 : pax russiana en Syrie
 - 0'30'30 : Israël vers la guerre
 - 0'34'00 : une pensée pour les Kurdes
 - 0'39'30 : considérations diverses sur la Syrie
 - 0'43'50 : l'affaire Skripal
 - 0'50'40 : et en Europe ?
 - 1'05'50 : circus politicus Francorum
 - 1'10'40 : l'important, c'est ce qu'on ne voit pas
 - 1'12'00 : Mayotte ou notre avenir
 - 1'13'50 : l'agenda néolibéral
 - 1'16'50 : le tweet du siècle !

Une Europe incomprise : la Hongrie et le groupe de Visegrad. Avec Yann Caspar pour Le club du Mercredi à Nancy.


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31.01.2018

Juriste de formation, franco-hongrois, Yann Caspar nous détaille les spécificités historiques et politiques d'Europe centrale afin que nous puissions comprendre les raisons profondes du conflit opposant l'Union européenne au groupe de Visegrád.
Cette conférence s'inscrit dans la réflexion européenne qui entoure les peuples d'Europe centrale et d'Europe de l'Est. En effet, les dernières actualités de l'Union Européennes et du groupe de Visegrad marquent une fracture nette entre les peuples de l'Ouest et de l'Est quant au traitement des migrants. Le traitement, et la présentation médiatique, de Viktor Orban illustre parfaitement cette incompréhension.
Yann Caspar se livre à une analyse détaillée des impératifs des pays d'Europe Centrale, et du prisme idéologique qui dicte leurs actions. Un éclairage intéressant, au moment où l'attirance pour ces pays progresse et où l'Union européenne est de plus en plus contestée, notamment en France via les mouvements populistes, souverainistes et de gauche radicale.

Le groupe de Visegrád, entre mythes et illusions. Avec Romain Bessonnet au Cercle Aristote.


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2017

Le groupe de Visegrád a beaucoup fait parler de lui récemment, notamment sur le sujet de l'immigration. D'aucuns y verraient un groupe de pays en rupture avec la politique de l'Union européenne et un exemple à suivre pour reconquérir notre souveraineté perdue. Mais qu'en est-il vraiment ?
Romain Bessonnet, spécialiste de la Russie et de l'espace post-soviétique, s'interroge sur l'histoire et la géopolitique réelle de cette région.
Bien loin des chimères identitaires, il nous montre que ces épisodes récents ne sont rien de plus que la manifestation des habitudes de négociation prises sous la tutelle soviétique pendant l'exercice de la fameuse "souveraineté limitée".
Une mise au point nécessaire.

Witold Gombrowicz (1904-1969). Avec Rita Gombrowicz, Krystian Lupa, Michel Polac, Malgorzata Smorag-Goldberg, Krzysztof Mrowcewicz, Pierre Pachet et Jean-Pierre Salgas sur France Culture.


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20.09.2007

Witold Gombrowicz est né le 4 août 1904 dans le domaine de Maloszyce, propriété de son père. Tiraillé entre la haute aristocratie et le milieu des petits hobereaux déclassés, Gombrowicz choisira l'entre-deux, la lutte du haut avec le bas, de la forme avec l'anti-forme. Diplômé de droit, il abandonne assez vite toute idée de carrière juridique pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
En août 1939, il s'embarque pour l'Argentine avec un ami journaliste pour un voyage d'inauguration de la nouvelle ligne trans-atlantique qui relie le port de Gdynia à Buenos Aires. Quatre jours après son arrivée, Hitler envahit la Pologne. S'ensuit un exil de plus de vingt ans dans le "pays des vaches", à distance de l'histoire, de l'Europe et de la littérature.
De retour en Europe en 1963, il s'établit d'abord à Berlin, puis en France. Il finit sa vie à Vence, où il meurt, en 1969, sans jamais être revenu en Pologne.
"Gombrowicz revient" titrait le 20 juillet 2007 un quotidien polonais. On le croyait pourtant bel et bien disparu : après des années d'exil et d'interdiction, l'homme qui avait voulu "sortir le polonais de la Pologne pour en faire un homme tout court" n'était-il pas entré au panthéon des grands écrivains nationaux ? Et bien non, voilà Gombrowicz qui revient, plus jeune que jamais, semant une joyeuse pagaille à la cour. Car la bataille fait rage depuis qu'au printemps dernier, le Ministre de l'éducation nationale, Mr. Roman Giertych, a décidé de rayer l'anti-patriotique Gombrowicz de la liste des auteurs obligatoires pour les lycéens polonais. Depuis, le Ministre a perdu son portefeuille mais les programmes scolaires sont déjà publiés. Seuls des extraits du roman Ferdydurke ont été réintroduits in extremis. Comme l'a déclaré un vice chef de parti, il s'agit bien là d'une grave crise gouvernementale : "la première au monde qui serait due à un différend littéraire".
Mais pourquoi interdire Gombrowicz ? De quoi avoir peur ? Contre quoi chercher à se protéger ? "Je ne suis rien, je peux tout me permettre", semble à nouveau prévenir le grand humoriste et sublime provocateur, dont l'oeuvre demeure plus que jamais un véritable "baromètre de la liberté d'expression" (Rita Gombrowicz). Car l'affaire n'est pas aussi nationale qu'elle le paraît : "A la place du mot Pologne, mettez Argentine, Canada, Roumanie, et vous verrez mes souffrances s'élargir jusqu'à une bonne partie du globe", avait confié Gombrowicz au cours de ses entretiens avec Dominique de Roux.
Et si nous étions tous des Polonais ? Une occasion de revenir sur le destin marginal et l'oeuvre énigmatique d'un homme qui aura toujours lutté avec les seuls moyens de la littérature contre tout ce qui déforme le visage changeant de l'homme et lui impose une forme finie : une "gueule" comme il l'écrira dans Ferdydurke.
Plus particulièrement centrée sur le versant romanesque de son oeuvre, ainsi que sur les milliers de pages à la fois frivoles et profondes du Journal, cette émission tentera également de restituer l'inépuisable drôlerie philosophique de l'écriture gombrowiczienne dont le tout premier but était "d'opposer un laisser-aller campagnard aux tensions de nos centres intellectuels".

Emission "Une vie, une oeuvre", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Mémoires du XXe siècle : Czeslaw Milosz répond aux questions de Pierre-André Boutang et Jean-Maurice de Montremy pour France 3.


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1988

Cet entretien retrace la biographie intellectuelle du poète, romancier et essayiste polonais Czeslaw Milosz, prix Nobel en 1980.
Considéré comme l’un des plus grands écrivains du XXe siècle, Milosz mène une carrière littéraire hors du commun, reflétant dans son œuvre l’horreur et l’absurdité du XXème siècle.
Auteur de La Pensée captive publiée en 1953, il rompit avec la Pologne communiste la même année.
Le Thème de l’exil, trait caractéristique de l’histoire de Milosz – né en Lituanie, expatrié en France puis en Californie – constitue l’un des fils directeurs de son œuvre.

Du pacte germano-soviétique à Barbarossa. Avec Dominique Venner et Philippe Conrad chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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05.09.2001

Dans le cadre du "Libre journal de Serge de Beketch", les trois compères Bernard Lugan, Philippe Conrad et Dominique Venner évoquent l'un des points majeurs de la seconde guerre mondiale, à savoir les relations conflictuelles entre l'Allemagne et l'URSS, du pacte germano-soviétique à l'opération Barbarossa.