L'enseignement de l'ignorance. Avec Pierre Dortiguier sur Le Mumble.


(0)
378 Vues
0 commentaire
28.04.2016

Baisse des exigences, dégradation de la formation des maîtres d'école, appauvrissement de l'orthographe : la transmission traditionnelle des savoirs au sein de l'école semble aujourd'hui laisser la place à professeur chargé d'animation culturelle envers une classe d'élèves turbulente.
Il semble même que ce péril soit programmé par nos dirigeants, et que ce formatage révèle le projet politique inscrit dans les traités européens : créer des sujets soumis, incapables de recul critique.
Le professeur Pierre Dortiguier, diplômé en philosophie, s'est toujours opposé à cette dynamique et vient nous partager son expérience d'enseignant.

Le récentisme à l'examen. Avec Marion Sigaut et Claire Colombi pour Egalité&Réconciliation Bourgogne.


(0)
553 Vues
0 commentaire
2015

Marion Sigaut et Claire Colombi se sont penchées sur l’hypothèse récentiste, selon laquelle plusieurs siècles et personnages historiques bien connus n’ont en réalité jamais existé.
Sans concession, les deux historiennes appuient leur examen sur les faits et passent au crible les sources les plus fameuses du récentisme.
Les deux historiennes expliquent également la différence fondamentale entre le travail sur les archives et le travail sur les livres.
Enfin, elles donnent les conclusions de leur examen des différents arguments récentistes.

Maçonnoscopie. Avec Pierre Dortiguier pour Egalité & Réconciliation.


(0)
785 Vues
0 commentaire
11.2013

Dans cette série de courts entretiens, le professeur de philosophie Pierre Dortiguier revient sur l’histoire, l’esprit et le rôle politique de la franc-maçonnerie dans le monde occidental en général, et en France en particulier.

Introduction au récentisme. Par Pierre Dortiguier à Marseille.


(0)
836 Vues
0 commentaire
05.2012

Le récentisme est un mouvement d'historiens, majoritairement allemands et russes, qui affirme que l'histoire de l'occident a été manipulé et réécrite par la chrétienté lors de la Renaissance.
L'école russe menée par Anatoli Fomenko,professeur de mathématiques à l'Université de Moscou, affirme que la chronologie universellement admise des faits historiques - due à Joseph Juste Scaliger - est incorrecte. Cette théorie se fonde sur les idées de Nikolai Alexandrovich Morozov. Depuis le début des années 1980, ces chercheurs proposent en effet une révision radicale des dates de l'Histoire mondiale, considérées comme douteuses au moins jusqu'au XVe siècle (c'est-à-dire jusqu'aux règnes de François 1er et d'Henri IV).
Le point de départ des recherches de Fomenko fut la détermination d'un paramètre de l'accélération lunaire, dont le calcul s'appuie sur les renseignements fournis dans l'Almageste, traité d'astronomie rédigé par Claude Ptolémée, prétendument du IIe siècle après J.-c. Le professeur Fomenko avait découvert qu'une anomalie astronomique pouvait être éliminée si l'on redatait ce catalogue astral de 600 à 1300 ans après J.-c.
Cela concernait également les éclipses de soleil, et la correspondance de certaines dates dans les chroniques anciennes. Par la suite, Fomenko s'intéressa aux méthodes employées par les historiens pour dater les textes. Il remonta ainsi à Joseph Scaliger (Opus novum de emendatione temporum, 1583) et à Dionysios Petavius (De doctrina temporum, 1627), qu'il désigna comme les fondateurs du système chronologique à partir duquel on date habituellement les trouvailles archéologiques et les événements historiques.
En fait, Scaliger et Petavius avaient fondé leur démarche sur une lecture peu critique des textes ecclésiastiques traditionnels. Et les historiens laïcs du XIXe siècle, comme Jules Michelet, leur ont tout naturellement emboîté le pas... D'où notre vision actuelle "tronquée" de l'Histoire!
L'école russe initiée par Anatolij Fomenko, Gleb Nossovski et Nikolaï Morozov a inspiré d'autres auteurs dans les années 1990, et notamment le champion d'échecs Garri Kasparov, qui signe la préface du "Book of Civilization" d'Igor Davindenco et Jaroslav Kesler, ou "Livre de Civilisation", publié à Moscou en 2001. La critique -constructive- de la chronologie traditionnelle s'enracine dans les domaines les plus divers (art, histoire, architecture, métallurgie), et aussi dans la linguistique.
L'école dite allemande est composée de "fomenkistes", comme Eugen Gabowitsch, Alexander Beiebach, parfois critiques envers Fomenko, comme Uwe Topper ou le bâlois Christoph Marx, ou bien de "vélikoskistes", comme Heribert Illig (théorie des "siècles fantômes"), Gunnar Heinsohn ou Horst Friedrich. On peut citer également ici le physicien Christian BI6ss, le mathématicien italien Emilio Spedicato, ou encore le géologue Hans-Joachim Zillmer, partisan d'un raccourcissement conséquent des périodes géologiques.
Tous ces chercheurs venus d'horizons très divers ont publié des études, des manuels, voire des livres à fort tirage sur la nouvelle chronologie, en Allemagne notamment.