Pasolini et la tradition. Avec Francesco Zambon au Collège de France.


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11.10.2022

Dans ses poèmes de jeunesse, Pasolini avait chanté le monde traditionnel du Frioul, où le dialecte et la religion se fondaient dans une "pureté rustique et chrétienne". Mais ce rêve s'était rapidement évanoui au contact de la réalité de l'histoire. Après ce qu'il appela lui-même la "révolution anthropologique" italienne de 1968, Pasolini entrevit qu'une autre tradition –celle de la grande culture humaniste bourgeoise– était dramatiquement menacée. Dans ses derniers écrits (poèmes, articles, théâtre), l'écrivain évoque de façon répétée cette tradition-là.
Sans négliger la problématique complexe des positions de l'écrivain italien, Francesco Zambon met en lumière l'actualité des critiques sévères que Pasolini formula à l'égard de la gauche italienne.

Le Sacré chez Pasolini. Avec David Bisson au Cercle Aristote.


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2026

Docteur en science politique et historien des idées, David Bisson propose une lecture politique et philosophique de l'œuvre de Pier Paolo Pasolini. À travers les différentes périodes de la vie et de l'intellectuel Italien, il revient sur son rapport au monde moderne, au sacré et au christianisme, mais aussi sur sa critique du développement du capitalisme et des transformations profondes de son pays.
De son parcours intellectuel à sa réflexion sur le sacré païen et chrétien, en passant par la figure christique, les Évangiles et l'émergence d'un "sacré de la modernité", David Bisson cherche à comprendre la pensée d'un auteur qui n'a cessé d'interroger les bouleversements de son époque.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'26 : Politique de Pasolini
 - 0'04'07 : L'insurrection des âmes
 - 0'05'46 : L'importance de l’âme
 - 0'06'51 : Pasolini contre le monde moderne
 - 0'08'07 : Première période : 1922-1949
 - 0'13'18 : Deuxième période : 1949-1968
 - 0'18'38 : Troisième période : 1968-1975
 - 0'22'53 : Pasolini et le sacré
 - 0'27'30 : Le sacré païen
 - 0'38'03 : Le sacré chrétien
 - 0'39'22 : La figure christique
 - 0'41'18 : Le christianisme politique
 - 0'42'52 : Les Évangiles
 - 0'44'46 : Le sacré de la modernité
 - 0'47'07 : Le développement du capitalisme
 - 0'49'03 : Le capitalisme et le contre-sacré
 - 0'54'11 : Conclusion : l'insurrection des âmes

Philosopher avec Pier Paolo Pasolini. Avec Hervé Joubert, Nathalie Castagné, René de Ceccatty et Olivier Rey sur France Culture.


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06.2019

De Pasolini, les Français ont surtout retenu son oeuvre cinématographique. Mais en Italie, c'est le Pasolini poète qui est célébré. Poète, mais aussi romancier, critique d'art, engagé politique, Pasolini est extrême, excessif, scandaleux, mais jamais provocateur. Gare aux âmes sensibles !
En quatre temps, ces émissions nous emmènent aux limites du figurable avec le film Salò ou les 120 Journées de Sodome de Pasolini, dans sa poésie, ses écrits autobiographiques, et enfin sa pensée philosophique.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Politique, société et psychologie : notes de lecture, par Michel Drac.


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2019

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, se penche ici sur différentes questions de société. De la philosophie politique aux problèmes de psychologie sociale, comprendre les visions du monde et les habitus qui structurent des collectifs où certaines minorités actives doit nous permettre d'avoir une compréhension plus fine de la marche du monde.
Ce travail est mené par la lecture de plusieurs livres dont les contenus sont ici exposés clairement.

Pasolini face au monde moderne. Avec Olivier Rey et René de Ceccatty à Répliques sur France Culture.


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20.04.2019

Même si ses films ne passent plus guère sur les chaînes cinéma de la télévision, Pier Paolo Pasolini est d'abord connu en France comme cinéaste. On sait qu'il fut aussi, avec la même prolixité, avec la même intensité, poète, romancier, penseur. Et c'est précisément le penseur, qu'à l'occasion de la parution du Chaos, nous abordons.
Dans l'ultime entretien que Pasolini a donné quelques heures seulement avant sa mort tragique le samedi 1er novembre 1975, il déclarait "le petit nombre d'hommes qui ont fait l'histoire sont ceux qui ont dit non. Jamais les courtisans ou les valets des Cardinaux." Or, à l'époque où il s'exprimait ainsi, tous les intellectuels disaient non. Le refus régnait en maître. Il n'y avait pas de place pour l'acceptation. Oui était un mot imprononçable.
Qu'avait donc d'original, de singulier, de solitaire, dans ce climat hypercritique, le non de Pasolini ?

Pier Paolo Pasolini (1922-1975), une vitalité désespérée. Avec Laura Betti, Alberto Moravia, Pierre Clémenti, René de Ceccatty et Jean-Michel Gardair sur France Culture.


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14.06.1990

Le poète, romancier, essayiste, cinéaste et dramaturge Pier Paolo Pasolini est l'une des figures de premier plan de la scène culturelle et politique Italienne de la deuxième montié du XXe siècle. Au travers des témoignages de quatre invités, l'attention est particulièrement portée sur son univers littéraire et ses idées politique.
Sont commentés sa poésie en dialecte puis en italien, son refus des dogmes, ses connaissances en Histoire de l'Art, son homosexualité, son exil à Rome et les éléments constituant son cinéma.

Émission "Une vie, une œuvre", produite par Francesca Isidori et Claude Giovannetti.

Le cinéma subversif. Avec Nikos Amilduki pour l'Université Réelle de Montpellier.


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15.12.2018

Critique de cinéma et auteur de court métrages, Nikos Amilduki s'intéresse ici au cinéma et à son esthétique dans une optique politique, en poursuivant son analyse critique de l'idéologie mondialiste.
Après être revenu longuement sur l'histoire du cinéma (en s'arrêtant particulièrement sur la figure et l'oeuvre de Pier Paolo Pasolini) et avoir donné une définition du caractère potentiellement subversif du 7ème art, Nikos Amilduki dresse un bilan -provisoire- des promesses et déceptions du cinéma africain.

1975, l'assassinat de Pasolini. Rendez-vous avec X sur France Inter.


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12.03.2011

Qu'y avait-il dans le chapitre disparu, sans doute volé, du roman de Pier Paolo Pasolini, "Pétrole" ? Et est-ce pour éviter la publication d'un ouvrage accusateur que l'écrivain-cinéaste a été assassiné ?
Monsieur X a déjà évoqué la mort en 1962 d'une autre grande figure italienne, Enrico Mattei, l'homme qui, en édifiant un considérable empire industriel nationalisé, a permis à son pays d'acquérir son indépendance énergétique. Mais un homme qui gênait beaucoup de monde... Or il est vraisemblable que dans ce chapitre qui a mystérieusement disparu, Pasolini donnait sa version de la mort de Mattei, assassiné dans un crash d'avion maquillé en accident... Il y aurait donc un lien entre ces deux morts brutales auxquelles il faut ajouter la disparition en Sicile d'un journaliste, Mauro di Mauro, qui lui aussi enquêtait sur l'affaire Mattei et a été vraisemblablement liquidé par la Mafia en 1970.
Et Monsieur X d'alléguer que derrière ces assassinats on retrouve les mêmes commanditaires... Les responsables d'une pieuvre qui a travaillé tout au long de ce que l'on a appelé les "années de plomb" à semer la terreur et à déstabiliser la démocratie italienne en mettant sciemment en oeuvre une véritable stratégie de la tension où ont alterné les actions violentes d'extrême droite et d'extrême gauche. Une pieuvre dont l'existence ne sera dévoilée qu'en 1981, la Loge P2. Son Grand-Maître, Lucio Gelli, aurait réussi à rassembler dans cette organisation pseudo-maçonnique la plupart des responsables des forces de sécurité et d'importants personnages politiques. Mais, nous a dit Monsieur X, le véritable cerveau de la pieuvre s'appelait en réalité Eugenio Cefis. Et, numéro deux de l'empire Mattei, il a succédé à ce dernier après sa disparition.
Autant de secrets qu'avait sans doute percés Pasolini, qu'il avait donc couchés sur le papier dans un chapitre de son livre posthume, "Pétrole", et qui lui ont certainement coûté la vie une nuit de novembre 1975. Un meurtre qu'on a longtemps attribué à un jeune garçon qui aurait refusé les avances sexuelles du cinéaste... Une thèse qui est aujourd'hui raisonnablement battue en brèche.