Carl Schmitt et la gauche radicale. Avec Aristide Leucate sur Haltérophilo.


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05.2024

Quels sont les liens que la gauche radicale entretient avec Carl Schmitt ? Des concepts tels que l'antagonisme entre l'ami et l'ennemi, l'importance de la décision et les périls de la dictature sont scrutés à la lumière des interactions de Schmitt avec divers penseurs comme Sorel, Benjamin et même Proudhon.
Malgré le boycott occidental de la conception schmittienne du droit, une ironie persiste : au fil des années, Schmitt est devenu le penseur étranger le plus traduit en Chine.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'36 : Une citation de Geoffroy de Lagasnerie en ouverture
 - 0'09'34 : Qui est Carl Schmitt et quels sont ses ouvrages principaux ?
 - 0'39'50 : La désignation de l'ami et de l'ennemi
 - 0'51'19 : Georges Sorel à l’origine de cet antagonsime ?
 - 0'58'38 : L'antagonisme chez Proudhon et Sorel ?
 - 1'01'26 : Quel lien entre la laïcisation et la gauche radicale ?
 - 1'06'33 : Conclusion

Introduction à la pensée de Pierre Legendre. Avec Baptiste Rappin au Cercle Aristote.


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03.07.2023

Juriste à l'œuvre aussi abondante et complexe qu'originale, Pierre Legendre n'a pas encore fait l'objet d'études synthétiques qui puissent donner un accès simplifié à son oeuvre.
C'est ainsi tout l'enjeu de cette conférence que de présenter les contours d'une pensée riche qui ne considère pas le droit sous des aspects techniques, mais en vertu de sa portée anthropologique issue de la réforme grégorienne.
Baptiste Rappin alors de présenter les principaux concepts de l'anthropologie dogmatique en gardant à l'esprit que le coeur de la pensée de Pierre Legendre s'articule toujours autour de la question de la généalogie et de la filiation.

À quoi sert le droit ? Usages, fonctions, finalités. Avec François Ost à l'Université de Rennes.


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28.03.2018

A quoi sert le droit ? La question est aussi ancienne que la société. Mais, pour la première fois, nous envisageons le scénario d'une société post-juridique. Une société dont le droit se serait dissous dans un océan de normativité indistincte, déterritorialisée et managériale.
Ce droit, dont on annonce la crise, le déclin, l'évaporation, que sommes-nous en droit d'en attendre ? Quel est son apport spécifique aux relations sociales, la plus-value qu'il imprime à la gouvernance ? Plus simplement : que se passe-t-il lorsque deux individus, un groupe ou une société décident de "passer au droit" ? Et, à l'inverse, que perdons-nous lorsque nous renonçons au droit ?
Au carrefour des sciences sociales, du droit et de la philosophie, François Ost aborde ces questions dans toute leur radicalité.

Une conférence organisée par l'Institut de l'Ouest : Droit et Europe.

Michel Villey : l'antimoderne ? Avec Chantal Delsol et Thibault Mercier sur TV Libertés.


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03.2023

Michel Villey (1914-1988) est un grand historien et philosophe du droit. A l'heure où chaque minorité, voire chaque individu, exigent la reconnaissance publique et politique de ce qu'ils jugent être leurs "droits", au risque de fragmenter la nation et de détruire l'unité d'un peuple, il est venu rappeler la grande leçon juridique et philosophique des Anciens – Aristote, le droit romain, saint Thomas d'Aquin : le droit est affaire de justice, donc, de relations entre des parties, de rapports et de proportionnalité, non d'idéologies et d'abstractions universalistes.

Émission "Les idées à l'endroit", animée par Rémi Soulié.

Le droit ou l'empire du tiers. Avec François Ost à l'Université Saint-Louis - Bruxelles.


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09.11.2021

François Ost entend répondre à une question à la fois simple et fondamentale : qu'est-ce qui change quand on passe au droit, ou, à l'inverse, quand on se passe de droit ? Que gagne-t-on ? Que perd-t-on ? Que signifie l'entrée dans une relation – plus largement, une société – juridique ?
Ce qui change quand on passe au droit, c'est que, désormais, la relation sociale primaire (affective, économique, politique) s'inscrit sous l'égide du tiers institué. Le tiers : à la fois une autorité en position de "troisième personne" (juge, législateur), mais aussi une fonction tierce intériorisée par les individus devenus sujets de droit. Le social s'élève alors à la "puissance trois", celle qui noue le lien, tout en assurant l'autonomie des individus.
Faire émerger et garantir un monde social en trois dimensions, indexé sur la référence structurale au tiers, telle serait en définitive la fonction propre du droit, l'inestimable plus-value qu'il peut apporter à la vie sociale chaque fois qu'il parvient à s'arracher à la violence de l'unicité.

Droit et architecture. Avec Pierre Caye pour l'Académie des sciences morales et politiques.


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07.01.2008

Il existe une gémellité entre le droit et l'architecture, en particulier entre le droit romain et l'architecture à l’antique : ces deux disciplines ont même principe et même finalité. Tous deux, savoirs de la différence et des arts de la distance, sont au service non seulement de la civilisation, de l'organisation de la cité, mais plus fondamentalement encore de l'hominisation, de l'institution de l'homme en tant qu'homme.
Citant Vitruve et son récit des origines de la société, il rappelle que le but de l'architecture consiste, non pas à rassembler les hommes mais au contraire à ménager entre eux de l'espace pour en desserrer l'étouffante promiscuité, "à créer de la distance".
Il en va de même pour le droit. Pierre Caye défend l'idée que les différentes distinctions que Kant établit de la propriété (en la justifiant par le maintient des hommes à distance "respectueuse" les uns par rapport aux autres) reprennent les différences fondamentales du droit romain. Fonction architecturale et fonction juridique assurent une certaine distance dans le tissu social.
Pierre Caye voit dans la différence que fait Vitruve entre le projet et le chantier d'une construction, une caractéristique juridique qui rappelle la différence constitutive du droit, entre le fait et le droit.

La controverse de Ravenne. Avec Damien Viguier sur ERFM.


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21.05.2021

Quel peut être le lien entre inceste et Apocalypse ? entre mariage, héritage et système familial ? Issus du même couple selon la Genèse, ou descendants des mêmes anthropoïdes, en un sens nous sommes tous apparentés.
Pourtant, selon des critères variés, toutes les sociétés distinguent l'étranger du parent. Et en principe on hérite du parent et on se marie avec l'étranger. Des différents systèmes familiaux sont nées autant de morales, de visions du monde, de civilisations.
L'Occidental est absolument exogame. Par conséquent toutes les autres sociétés lui paraissent pratiquer l'inceste. Au contraire l'Oriental est absolument endogame, et donc à ses yeux les autres sociétés pratiquent une bien curieuse exogamie. Mais au regard des ancestrales logiques tribalo-claniques, ce sont bien plutôt les pratiques occidentales et orientales qui peuvent faire figure d'aberrations.
Docteur en droit, Damien Viguier nous expose l'évolution historique de ces différents systèmes et ce qui en découle, modelant les sociétés, entre amour, argent et droit.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

Le crédit de la parole. Avec Alain Supiot pour la Société Française des Architectes.


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02.12.2021

"On lie les bœufs par les cornes et les hommes par les paroles". Ce vieil adage juridique s'applique à la Cité qui, à la différence de la Ville, ne désigne pas un regroupement de population sur un territoire donné, mais l'association de citoyens sous l'égide d'une loi commune.
Cette citoyenneté peut s'exercer à des échelles variées — depuis la commune jusqu'au monde entier, mais repose toujours sur divers types d' "assemblées de paroles", qui servent à accorder les citoyens sur une juste représentation de ce qui est et de ce qui doit être. Encore faut-il pour que ces paroles cimentent la Cité, qu'on puisse leur accorder crédit.
Or de multiples symptômes témoignent de nos jours d'une perte de crédit de la parole, qu'elle soit politique, commerciale ou scientifique. Pour saisir les causes profondes d'un tel discrédit, et des violences qui en résultent, Alain Supiot part des conditions institutionnelles qui permettent d'échanger des paroles plutôt que des coups. Sur cette base il devient possible d'esquisser les voies d'une restauration du crédit de la parole dans la Cité du XXIe siècle.