Vers une Civilisation mondiale. Avec Peter Sloterdijk à l'Université de Lausanne.


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03.03.2009

Peter Sloterdijk, au travers de plusieurs questions qui lui sont posées, revient sur son dernier ouvrage Colère et Temps et plus généralement sur l'ensemble de son oeuvre.
Il explore particulièrement les notions de colère, fierté, besoin de se faire valoir et ressentiment et situe ces affects dans le domaine des "énergies thymotiques", le thymos étant ce lieu dans la poitrine du héros homérique d'où partent les grands élans. La vaillance, le courage, l'exigence de justice ou encore l'ambition y logent. Dans certains cas, ces impulsions peuvent se révéler productives sur le plan individuel et social.
Chez Aristote, si on ne se laisse pas déborder par elle, la colère est positive lorsqu'elle se manifeste pour repousser les injustices. Chez Platon, le thymos incarne cette part de l'âme qui peut se dresser contre la personne elle-même lorsque celle-ci court le risque de perdre le respect de soi.
Il analyse ce qu'il considère comme deux systèmes d'écrasement de la fierté, le christianisme et le communisme, et rappelle que grande est la colère du Dieu monothéiste, contre l'ennemi et contre son propre peuple. Mais si la haine est un patrimoine entretenu dans l'Ancien Testament, le christianisme, lui, en appelle au contraire au pardon et à l'humilité. Saint Augustin condamne la fierté, perçue comme la matrice de la rébellion contre le divin et les êtres humains doivent renoncer à la colère pour mieux déguster leur joie vengeresse lors du Jugement dernier. Alors, il sera temps de savourer le spectacle de la cruauté infligée aux suppliciés...

Une rencontre animée par Sylvain Guillaume, Gabriel Dorthe, David André et Emanuel Landolt et présentée par Alain Kaufmann et Thomas Römer.

La politique de Heidegger. Avec Peter Sloterdijk pour la Règle du jeu.


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23.01.2015

Heidegger, tout au long de son chemin de pensée, aura été entouré de "penseurs juifs", élèves ou collègues, interprètes ou critiques, adversaires ou héritiers : Husserl, Arendt, Marcuse, Jonas, Cassirer, Derrida, Freud, Lukacs, Levinas, Strauss, Anders, Buber, Celan, Adorno, Benjamin, Rosenzweig...
L'intervention de Peter Sloterdijk n’entend pas au premier chef statuer sur les rapports d'Heidegger et le judaïsme, ou sur Heidegger et l’antisémitisme ou même sur Heidegger et les Juifs. Il s’agit de considérer ou de reconsidérer le travail et la figure d’un des plus importants philosophes du XXe siècle et de s'interroger : en quoi et pourquoi le "judaïsme" demeure-t-il pour Heidegger de l’ordre d’une dette impensée ?
C'est en revenant sur le rapport que le penseur souabe entretenait à l'histoire que Peter Sloterdijk tente de comprendre l'aburdité de sa compromission politique avec le National-socialisme, que la publication récente des Cahiers noirs fait apparaître sous un jour encore plus cru.

La domestication de l'être. Avec Peter Sloterdijk au Centre Pompidou.


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03.2000

En juillet 1999, en prononçant un discours sur Heidegger et sa Lettre sur l’humanisme, Peter Sloterdijk déclenche une vive polémique. Quel est l’objet du scandale ? Son constat : l’humanisme est mort en 1945. Si une nation ne repose plus sur une fiction politique, d’inspiration humaniste, pour souder ses citoyens, quelle gestion des hommes ? D’ailleurs, note le philosophe, la "domestication de l’être humain constitue le grand impensé face auquel l’humanisme a détourné les yeux depuis l’Antiquité" ; "le simple fait de s’en apercevoir suffit à se retrouver en eau profonde".
Peter Sloterdijk incite à penser la condition humaine qui vient avec l’anthropotechnologie et poursuit ici sa réflexion sur les conditions et le mystère de l’irruption de l’humanité, et la voie que celle-ci peut suivre vers un apprivoisement d’elle-même.

L'Allemagne et l'Europe. Avec Peter Sloterdijk à l'Université Libre de Bruxelles.


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24.03.2015

Peter Sloterdijk, intellectuel allemand incontournable et controversé, nous fait ici part de ses considérations politiques sur la situation actuelle européenne et nous en livre une analyse "semi-dépressive", donc optimiste !
Des origines de cette Europe qu’il qualifie de "wunderbar vitales und morbides", il livre aujourd’hui une nouvelle version basée sur la fable de Virgile et du premier Européen, Énée. Ce personnage, héros malgré lui, quitte une ville en feu pour aller en reconstruire une autre dans un ailleurs lointain. Le message de cette fable virgilienne n’est autre que celui de la deuxième chance pour un avenir meilleur, cet avenir meilleur construit suite à des conflits intervenus entre différentes civilisations ou au sein d’un même peuple.
Peter Sloterdijk met en exergue cette thèse de la deuxième chance dans le cas de notre Europe actuelle, battant de l’aile, mais qui mériterait toutefois d’être revitalisée.

L'humain à nouveau améliorable. Avec Peter Sloterdijk à l'Université de Genève.


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11.11.2016

Il y a environ quinze ans, le monde apprenait l’achèvement du séquençage complet de l’ADN d’un génome humain. Des débats enflammés, parfois à caractère religieux, se sont alors répandus dans les médias autour des conséquences possibles de cette avancée scientifique et notamment sur les avantages et les risques liés aux modifications génétiques, en particulier chez l’être humain. La situation s’est aujourd’hui apaisée. Le débat éthique a porté ses fruits et les connaissances techniques et scientifiques se sont propagées.
Dans ce contexte, le philosophe Peter Sloterdijk voit en la recherche génomique, liée à l’humain, des chemins prometteurs menant à l’optimisation des conditions de la vie humaine. Pour lui, l’esprit utopique trouve aujourd’hui dans la recherche scientifique un nouveau lieu d’expression.

Une conférence qui se tient durant le 17e Colloque Wright.

Finitude et ouverture : vers une éthique de l'espace. Sur les fondements de la société. Avec Peter Sloterdijk à l'Université de tous les savoirs.


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25.11.2000

"La différence topologique originelle entre l'intérieur et l'extérieur s'impose dans un premier temps sans jalons matériels massifs ; sur elle repose l'univers magique des identités qui, dans la plénitude démesurée de ses réalisations isolées, répète constamment la loi de la production d'espace dominée par l'endosphère."
Dans cette constatation, le philosophe Peter Sloterdijk trouve matière à une réflexion sur la manière dont un groupe humain parvient à créer, sans même avoir recours aux murs, la "serre relationnelle" qui mènera les individus du groupe à leur optimum relatif. Il s'interroge sur la notion "d'intérieur", et sur le rôle de l'étrangeté dans la création des cultures au sein de "sphères" d'où l'on a exclu le mal.
Une réflexion hors du commun sur la genèse de la sphère sociale et sur le rôle du "bien" et du "mal". Pour tenter de répondre à ces questions, l'exposé prendra appui sur le repérage des ruptures qui ont caractérisé, entre l'Antiquité et le XXe siècle, la longue histoire du livre, de l'édition et de la lecture.

Le dernier homme. Avec Jean Baudrillard et Peter Sloterdijk à Répliques sur France Culture.


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03.04.1999

Quel est le travail de l'écrivain ? Comment peuvent-ils comprendre leur époque ?
Une réflexion sur notre temps à partir de l'oeuvre de Nietzsche.