Les défis chinois. Avec Eric de la Maisonneuve au Cercle Aristote.


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18.03.2019

Pour déclencher le processus du développement et atteindre le niveau de puissance qui est le sien aujourd'hui, la Chine de Deng Xiaoping a choisi d'amarrer son bateau à l'escadre de la mondialisation occidentale, avec les risques de compromissions libérales et de désaveu maoïste que cela comportait. En outre, dans son ascension vertigineuse, l'Empire du Milieu n'a pu éviter de provoquer de sérieux déséquilibres, voire des ruptures, aussi bien sur le plan socio-économique interne que dans son environnement asiatique et mondial.
À l'image de l'analyse de situation à laquelle le président Xi Jinping a dû procéder à la fin des années 2000, Eric de la Maisonneuve, en inventoriant les éléments du mécanisme stratégique chinois, rappelle d'abord les arguments invoqués par le dirigeant chinois pour rompre avec la ligne adoptée en 1979 ; il présente ensuite les solutions préconisées pour réorienter la dynamique chinoise, notamment à travers les "nouvelles routes de la soie", vers un projet interne mieux équilibré et un destin mondial plus ambitieux. Compte tenu de l'ampleur et de la complexité de la problématique chinoise, ce projet apparaît bien comme un défi inédit et, à certains égards, un pari risqué.

Sur la Chine. Avec Simon Leys sur France Culture.


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10.01.1977

Simon Leys, écrivain, essayiste, critique littéraire, traducteur et sinologue belge, a publié en 1971 Les habits neufs du président Mao et en 1974 Ombres chinoises. Alors qualifié d'écrivain "réactionnaire", il raconte par le menu cette Chine qu'on ne pouvait décrire que par le pamphlet.
Pourtant, l'on pourrait utiliser à son sujet la phrase du célèbre écrivain chinois Lu Xun : "aussi, s’il se trouvait aujourd’hui quelque étranger qui, tout en ayant été admis à s’asseoir au banquet chinois, n’hésiterait pourtant pas à vitupérer en notre nom contre la présente condition de la Chine, voilà ce que j'appellerais un homme vraiment honnête, un homme vraiment admirable".

Une émission animée par Claude Hudelot, en compagnie de Marie-Claire Bergère, Lucien Bianco, Jean-Philippe Béja et Siwitt Aray.

La Chine pour les Nuls. Avec David L'Epée sur Radio Vraiment Libre.


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02.2008

David L'Epée, 24 ans, fraîchement revenu d'une année passée en Chine, vient présenter son livre Les Enfants de Yugong ou comment la Chine déplace les montagnes.
Au programme de l'entretien : le rôle de la Chine dans la mondialisation, la question tibétaine, le statut de la femme en Chine, le problème de l'exode rural, la complexité du modèle économique chinois, l'histoire de la Révolution et l'analyse de la propagande (chinoise et anti-chinoise).

Une émission animée par Patrick Berger.

L'Océan Pacifique, nouvelle Méditerranée ? Avec Bruno Gollnisch au Cercle Aristote.


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22.05.2017

Le Pacifique devient chaque jour un peu plus au centre des préoccupations du monde. C'est un espace fragmenté, jalloné de rivalités entre grandes puissances et qui peut devenir un espace conflictuel.
Pour comprendre les grandes lignes géopolitiques qui traversent cette région et les conflits actuels, Bruno Gollnisch, homme politique mais également professeur de droit international et japonisant, nous livre un exposé clair et érudit.

Un monde à bout de souffle... Avec Thibault Isabel sur Méridien Zéro.


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21.10.2012

Rencontre avec le philosophe Thibault Isabel pour évoquer avec lui ses travaux et réflexions sur les maux humains qui traversent les sociétés occidentales.

Une émission animée par Pascal Lassalle.

Comment la vérité et la réalité furent inventées. Avec Paul Jorion à l'Académie Royale de Belgique.


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2015

L'ouvrage de Paul Jorion Comment la vérité et la réalité furent inventées est l'un des rares ouvrage en anthropologie des savoirs consacré à l'émergence au sein de notre propre culture des notions de "vérité" (au IVe siècle av JC en Grèce ancienne) et de "réalité" (au XVIIe siècle en Europe).
La mise au point de la logique par Aristote et l'invention du calcul différentiel par Leibniz et Newton jouent un rôle décisif dans ces évolutions.
Paul Jorion se concentre ici plus particulièrement sur la naissance des concepts de "vérité" et de "réalité" au sens où nous entendons aujourd'hui ces expressions.
La démonstration de l' "incomplétude de l'arithmétique" par Kurt Gödel servira d'illustration à l'usage de la logique et des mathématiques dans ce qui se présente, de nos jours, comme une description "vraie" de la "réalité".

Comment la vérite et la réalite furent inventées. Avec Paul Jorion au Lycée d’Etat Jean Zay.


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24.03.2015

Paul Jorion analyse ici la naissance des notions de "vérité" et de "réalité (objective)", notions qui nous semblent aller de soi, mais qui sont en réalité apparues à un moment précis de l'histoire de notre culture occidentale et qui sont totalement absentes du bagage conceptuel d'autres cultures, et de la culture chinoise traditionnelle en particulier.
Les moments de leur émergence sont datés et relativement récents. Mieux : leur apparition a donné lieu à des débats houleux et bien documentés entre partisans et adversaires de thèses antagonistes.
La vérité est née dans la Grèce du IVe siècle avant Jésus-Christ, la réalité (objective), au XVIe siècle. L'une découle de l'autre : à partir du moment où s'est imposée l'idée d'une vérité, dire la vérité revenait à décrire la réalité telle qu'elle est.

La notion d'identité culturelle a-t-elle un sens ? Avec François Jullien chez Etienne Klein sur France Culture.


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05.11.2016

La question de l’identité, que celle-ci soit nationale, culturelle ou autre, semble devenir la grande affaire de la prochaine campagne présidentielle.
Pour d’aucuns, notre identité viendrait de nos ancêtres les gaulois, qui auraient ainsi l’étrange particularité de ne pas avoir d’ancêtres, car s’ils en avaient, nos ancêtres ne seraient pas les Gaulois, mais les ancêtres des Gaulois, et même les ancêtres des ancêtres des Gaulois, et on n’en finirait pas…. Pour d’autres, notre identité n’aurait pas d’origine précise, mais un qualificatif : malheureuse, ou bien menacée, ou même déjà fracturée, ou, au contraire, potentiellement heureuse.
Pendant longtemps, l’identité a été une notion simple. Elle consistait à découvrir que deux choses qu’on croyait distinctes n’étaient en fait qu’une seule et même chose : dire que la chose A était identique à la chose B, c’était dire qu’il n’y avait en réalité qu’une seule et même chose, que nous appelions tantôt A, tantôt B. Mais aujourd’hui, il est devenu courant qu’un guide touristique nous dise que tel quartier a "conservé son identité".
L’identité serait désormais une qualité que l’on peut conserver, donc aussi une qualité que l’on peut perdre ou que l’on peut vouloir défendre contre ce qui menace de la détruire. Mais qu’est-ce que l’identité d’un quartier ? Dans un guide touristique plus ancien, on aurait parlé du "caractère" du quartier, voire de son âme, mais pas de son identité.
Sans doute le mot identité dit-il quelque chose de plus. Dans l’exemple du quartier, il s’agit d’un territoire qui pourrait être absorbé par la masse urbaine qui l’environne, et aussi d’une population qui y vit. Ce qui permet au mot identité de désigner non seulement une qualité propre à cette partie de la ville, mais aussi un attachement des habitants à leur manière d’y vivre. Que deviendrait le quartier si, comme on dit, il "perdait son identité" ? On répondra qu’il ne serait plus lui-même. Cela voudrait-il dire qu’il aurait disparu ? Ou alors qu’il existerait encore, mais de manière indistincte, confondu qu’il serait avec le milieu qui l’entoure ? Le problème est de savoir comment préserver son identité si l’environnement change. En la changeant, me direz-vous. Certes, mais si on la change, c’est qu’elle n’est plus la même. Et si elle n’est plus là-même, c’est qu’on l’a perdue… Décidément, l’identité a bien des embarras.