Le bon plaisir. Avec Paul Ricoeur sur France Culture.


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09.03.1985

En 1985,  Paul Ricoeur habitait à Châtenay-Malabry. Les Murs Blancs… cette grande et belle demeure entourée d'un parc immense, devenue après la Libération, autour d'Emmanuel Mounier, le cœur battant de la revue et du mouvement Esprit, une sorte de phalanstère philosophique où furent réunies les familles Mounier, Fraisse, Marrou, Domenach. Seul protestant de ce bain catholique œcuménique, c'est là que Paul Ricoeur s'est éteint en 2005, à 92 ans.
Il y était arrivé en 1956 et ne l'avait jamais plus quitté ; pas même durant les années 70, quand il partageait son temps entre la France et le département de philosophie de l'Université de Chicago. Car dans ces années post-soixante-huitardes, durant lesquelles un fort vent de révolution soufflait ici dans les universités, ce fut avant tout loin de son pays que les travaux de ce philosophe croyant et non marxiste furent reçus à la hauteur qu'ils méritaient.
Ce "bon plaisir" ne manque d'ailleurs pas de revenir sur la violente agression physique dont il avait été victime à Nanterre en 1970. S'y invitent également Olivier Mongin, le pasteur André Dumas et les philosophes Jean-Marc Ferry, Cornelius Castoriadis et Emmanuel Levinas.

Une émission conduite par Emmanuel Hirsch.

Le sens du dialogue. Avec Paul Ricoeur sur France Culture.


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1993

Paul Ricoeur nait à Valence en 1913. Très jeune orphelin de parents, il est élevé par ses grands-parents ou, éloigné des habituels jeux d'enfant, il se plonge dans la lecture. Roland Dalbiez, son professeur de philosophie en terminal, a sur le jeune homme une influence déterminante : Paul Ricoeur découvre alors sa vocation.
Agrégé de philosophie, il est mobilisé en 1939 et fait prisonnier en mai 1940 dans un oflag en Poméranie où il passe l'essentiel de la guerre. Il revient sur l'importance de ces cinq années dans sa formation intellectuelle, années durant lesquelles il consacre toutes ses journées à la lecture de philosophes allemands : Karl Jaspers, Martin Heidegger, Edmund Husserl.
De retour en France, il est nommé à l'université de Strasbourg ou il enseignera jusqu'en 1957 avant d'occuper la chaire de philosophie générale à la Sorbonne puis, en 1965, de rejoindre la faculté des lettres de l'université de Nanterre, dont il devient doyen en 1969 pour démissionner en 1970. Il passe trois années à l'Université catholique de Louvain puis rejoint de nouveau Nanterre où il enseigne jusqu'à sa retraite (1981). Parallèlement, il enseigne régulièrement aux États-Unis et travaille à la Revue de métaphysique et de morale.
Une série d'entretiens qui nous éclaire sur l'humanisme de Paul Ricoeur et son besoin perpétuel de faire dialoguer la philosophie avec les sciences humaines, la religion et la littérature.

Émission "A voix nue", animée par Katarina Von Bulow.

Philosophies. Avec Blandine Kriegel sur Radio J.


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2021

Accompagnée de divers spécialistes reconnus, la philosophe Blandine Kriegel nous propose de parcourir les grands auteurs de la philosophie qui ont fait l'histoire de cette discipline et continuent à être d'actualité, de l'Antiquité à nos jours.
L'occasion pour un large public d'être informé de l'évolution de la philosophie et de participer de plein droit à sa réflexion à partir de la lecture préalable d'un texte philosophique.

Identité et ipséité : l'apport de Paul Ricoeur et ses prolongements. Avec Claude Romano à la Sorbonne.


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23.11.2013

Paul Ricoeur revendique trois influences majeures : la philosophie réflexive française, la phénoménologie husserlienne et l'herméneutique philosophique. En la remettant dans son contexte d'élaboration, il s'agit ici pour Claude Romano d'interroger la cohérence du concept d'ipséité en sa dimension pathique, opposée à la conception heideggérienne qui insiste sur sa dimension transcendantale.
Car chez Ricoeur, la notion d'ipséité renvoie à une forme de fiabilité, à un savoir-exister de manière fiable pour les autres et devant les autres : cette identité-ipséité demande à être clarifiée.

Une intervention qui prend place lors du colloque "Paul Ricœur : de la phénoménologie à l'herméneutique et retour".

Qu'est ce que Le Juste et comment se deploie-t-il dans l'acte de juger ? Avec Paul Ricoeur pour l'association "Liberté de l'esprit" à Quimper.


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09.1996

La crise du judiciaire ne se résume pas à la seule crise de l'institution. Les affaires récentes ont eu comme fâcheuse conséquence de brouiller un peu plus "l'acte de juger".
Dans ce contexte, il n'est pas inutile de se pencher sur les conditions et les ressorts du jugement. Car "Pourquoi juger" renvoie inéluctablement à "Comment juger".

La justice et le pardon. Avec Paul Ricoeur sur France Culture.


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30.04.2000

Si la guerre est le thème lancinant de la philosophie politique, la paix est celui de la philosophie du droit. La question est de savoir : comment passe-t-on de la guerre à la paix et en quoi la justice peut-elle nous aider à sortir de cette terreur ? Est-ce que le droit, la justice, le procès, avec ses instruments ordinaires de la peine, de l'accusation, de la défense peuvent être étendus à des crimes immenses, des atrocités de masse, comme des crimes contre l'humanité, des génocides ?

Émission "Le Bien commun", animée par Antoine Garapon.

L'Angoisse. Avec Paul Ricoeur et Serge Leclaire sur France Culture.


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23.02.1976

Comment comprendre ce sentiment poignant qui, tous, nous saisit à des degrés divers ? La réflexion philosophique n'est-elle pas disqualifiée quand tente de comprendre un phénomène aussi intime qu'émotionnel ? La psychanalyse serait-elle plus indiquée ?

Émission "L'autre scène ou les vivants et les Dieux", animée par Claude Mettra et Philippe Némo.

Le texte et le monde. Avec Paul Ricoeur et Gérard Genette à Répliques sur France Culture.


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04.04.1987

Paul Ricœur et Gérard Genette, avant cette rencontre, ne s'étaient jamais rencontrés. Pourtant, le premier avait déjà entamé un dialogue avec l'oeuvre du second, puisque Ricoeur dédie à Genette l'une des études de La métaphore vive, publié en 1975.
Les deux hommes partagent la volonté de "répudier l'attitude romantique qui s'intéresse moins à ce qui se dit d'un texte, qu'à l'âme qui s'y exprime", s'éloignant de concert de Sainte-Beuve sans pour autant trouver convergence sur le reste.
Et c'est de ces divergences que va naître une conversation de haute tenue sur la littérature et ses enjeux.