La donnée n'est pas la pensée. Avec Olivier Rey, Paul Jorion et Antoinette Rouvroy au Centre Pompidou.


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14.12.2017

Si la pensée se voit bien souvent promise aujourd’hui à la réduction à un flux de données ou au "dataisme", nous devons affirmer que "la donnée n’est pas la pensée".
Des questions se posent : qu’est-ce que lire et écrire, qu’est-ce que s’orienter dans la pensée dans un milieu où les modes de l’étude, et plus largement tout le travail intellectuel, se trouvent réorganisés et redistribués par le digital ?
Est-il possible de penser et étudier aujourd’hui sans les données numériques ? Et si la donnée n’est pas la pensée, peut-être les data peuvent-elles aider à penser ?
Mais ne convient-il pas avant tout de s’interroger sur la relation entre "les données" et le monde ? Quelle sont les conditions (documentaires, épistémologiques, politiques) de ce monde à venir ?
Lors de cette rencontre, il s’agira de susciter une relation réfléchie entre l’ "obtenu" des data et le donné du monde, de rassembler les démarches herméneutiques et les méthodes analytiques.
Si le "tout information", au sens d’une réduction du tout aux data, n’est pas "tout", il convient néanmoins de se demander dans quelle mesure les data peuvent demeurer ouvertes à l’expérience de la pensée.
Face à la prolifération des masses de données (big data) et leurs corrélations par la "raison" algorithmique, nous devons nourrir cette conviction de l’importance du maintien du travail de la pensée.

Enjeux anthropologiques et sociaux des mathématiques financières. Avec Paul Jorion à l'Institut Catholique de Paris.


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14.11.2012

Depuis quelques années déjà, de plus en plus de personnes tentent d'attirer notre attention sur la question des mathématiques financières et de leur impact social.
L'un d'entre eux, Paul Jorion, nous invite à partir d’une constatation : dès le début de la crise financière, les modèles mathématiques de la finance ont été mis en cause. Mais alors que les défenseurs des mathématiques financières ne cessent de répéter que les modèles sont axiologiquement neutres, que devons-nous leur répondre ?
Que l’épistémologie de cette ligne de défense est non seulement fausse dans ses présupposés fondamentaux, mais de plus dangereuse. Fausse car elle s’appuie sur une conception inexacte et dépassée du rapport entre modèle et monde concret, dangereuse car elle conduit à reporter sur les seuls usagers la garantie de fiabilité finale du système.

Les robots : avec ou sans nous ? Avec Paul Jorion à la Médiathèque d'Antony.


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22.04.2017

Après avoir annoncé la crise financière en 2007 avant qu’elle n’éclate en 2008, Paul Jorion nous met aujourd’hui en garde contre l’extinction de l’humanité.
Pourquoi ? Il estime que l’homme est à la fois génial et stupide. Seuls les génies peuvent inventer des machines plus intelligentes qu’eux-mêmes. N’est-ce pas génial d’avoir inventé des machines capables de nous libérer du “travail tripalium”, de toutes ces tâches répétitives et fastidieuses qui nous empêchent de déployer notre créativité ? Mais n’est-ce pas stupide d’inventer une Intelligence Artificielle (IA) qui dépasse l’intelligence humaine jusqu’à être capable de nous dominer ?
Pour Paul Jorion le moment de la singularité est imminent. C’est ainsi qu’on appelle le tournant de la prise de pouvoir de l’IA sur les humains. Selon lui le problème de la prise de conscience des robots n’est qu’une question de quelques années, le temps de mettre au point le bon logiciel qui fait éprouver aux robots affects et émotions.
Le genre humain ne parvient pas à se représenter sa propre extinction collective. Déjà l’individu n’arrive pas à se représenter sa propre mort, dit-il. Toutes les civilisations avant nous n’ont-elles pas construit des récits pour en quelque sorte inventer une autre vie – le paradis, la réincarnation ? De même l’homme actuel n’arrive pas à concevoir qu’il est lui-même responsable de la destruction de la planète et de ses ressources vitales.
En attendant cette catastrophe, Paul Jorion propose des solutions pour le temps qui nous reste avant que les robots ne nous remplacent entièrement.

Comment la vérité et la réalité furent inventées. Avec Paul Jorion à l'Académie Royale de Belgique.


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2015

L'ouvrage de Paul Jorion Comment la vérité et la réalité furent inventées est l'un des rares ouvrage en anthropologie des savoirs consacré à l'émergence au sein de notre propre culture des notions de "vérité" (au IVe siècle av JC en Grèce ancienne) et de "réalité" (au XVIIe siècle en Europe).
La mise au point de la logique par Aristote et l'invention du calcul différentiel par Leibniz et Newton jouent un rôle décisif dans ces évolutions.
Paul Jorion se concentre ici plus particulièrement sur la naissance des concepts de "vérité" et de "réalité" au sens où nous entendons aujourd'hui ces expressions.
La démonstration de l' "incomplétude de l'arithmétique" par Kurt Gödel servira d'illustration à l'usage de la logique et des mathématiques dans ce qui se présente, de nos jours, comme une description "vraie" de la "réalité".

Comment la vérite et la réalite furent inventées. Avec Paul Jorion au Lycée d’Etat Jean Zay.


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24.03.2015

Paul Jorion analyse ici la naissance des notions de "vérité" et de "réalité (objective)", notions qui nous semblent aller de soi, mais qui sont en réalité apparues à un moment précis de l'histoire de notre culture occidentale et qui sont totalement absentes du bagage conceptuel d'autres cultures, et de la culture chinoise traditionnelle en particulier.
Les moments de leur émergence sont datés et relativement récents. Mieux : leur apparition a donné lieu à des débats houleux et bien documentés entre partisans et adversaires de thèses antagonistes.
La vérité est née dans la Grèce du IVe siècle avant Jésus-Christ, la réalité (objective), au XVIe siècle. L'une découle de l'autre : à partir du moment où s'est imposée l'idée d'une vérité, dire la vérité revenait à décrire la réalité telle qu'elle est.

Crise économique, solutions politiques ? Débat entre Paul Jorion et Bernard Friot à l'Université Citoyenne du Blanc-Mesnil.


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08.02.2013

Une crise économique résulte souvent de décisions politiques, alors pourquoi ne pas envisager des solutions de même nature ?
Pour en débattre avec le public, deux intervenants sont conviés : l’économiste-sociologue Bernard Friot et le l'universitaire économiste et anthropologue Paul Jorion.

Agonie du capitalisme et économie de la transindividuation. Avec Paul Jorion et Bernard Stiegler à Ars Industrialis.


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09.12.2011

Depuis plusieurs années, et après avoir soutenu dans son premier manifeste que le modèle industriel capitaliste et consumériste était voué à s’effondrer à brève échéance, Ars Industrialis organise des rencontres sur les grandes questions contemporaines posées par l’économie, la technologie et leur crise commune, tout en soutenant que le temps est venu de penser un autre modèle industriel, au service d’une économie de la contribution.
Celle-ci est caractérisée par le fait qu’elle se déploie à la fois comme activité d’échanges économiques et comme activité de constitution de savoirs à travers des processus de transindividuation spécifiques. La reconstitution des savoirs – qui est rendue possible par les spécificités de la technologie numérique – engage un mouvement de déprolétarisation au sens où on peut l’observer dans les pratiques du logiciel libre, fondées sur une production et un partage de savoirs.
C’est pour débattre de son livre, Le prix, ainsi que de ses analyses sur la crise économique dans Le capitalisme à l’agonie, et sur ce qu’il appelle la "guerre civile numérique", que Paul Jorion est reçu et échange avec Bernard Stiegler, Franck Cormerais et Arnauld de l’Épine.

Misère de la pensée économique. Avec Paul Jorion à La Bellevilloise à Paris.


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28.01.2014

2013 avait laissé entrevoir des indices, parfois infimes, d'embellie économique que l’année 2014 devrait, selon l’avis des experts, confirmer.
ourtant, ces indicateurs de reprise, répétés comme un leitmotiv, peinent à masquer les conséquences de cinq années d’une crise profonde que les économistes n’avaient su anticiper, et dont ils ne semblent toujours pas tirer les conséquences. 
Il est d’ailleurs symptomatique de constater que l’un des seuls à avoir prédit la crise des subprimes n’est pas économiste, mais anthropologue… Paul Jorion avait ainsi dès 2005 mis en garde contre l’explosion inéluctable d’une bulle spéculative, dans son ouvrage Vers la crise du capitalisme américain ?. Les faits lui donneront raison lorsqu'en 2008, la faillite de Lehman Brothers ébranlera le système financier mondial. 
Le constat est sans appel : les économistes sont selon lui bien trop enfermés dans leur dogme pour pouvoir penser de nouveaux modèles plus vertueux. C'est parce qu'il est nécessaire d’ouvrir le champ de la réflexion économique que Paul Jorion est convié, lui qui n’a cessé de battre en brèche les modèles dominants, pourtant obsolescents, et de promouvoir "une économie utile", délestée de la spéculation.

Une intervention dans le cadre des UP Conferences organisées par le Groupe SOS.