Feyerabend ou l'anarchisme épistémologique. Avec Pierre Gillis à l'Université de Mons.


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03.03.2014

Paul Karl Feyerabend (1924-1994) est un philosophe des sciences d'origine autrichienne et naturalisé américain. Il n'était pas un constructeur de théories et c'est son attitude résolument critique et la défense radicale d'un ironique "anarchisme épistémologique" qui ont fait sa renommée.
Ses oeuvres principales, Contre la méthode (1975), La science dans une société libre (1978) et Adieu la raison (1987), le rendirent célèbre pour son déni de l'existence de règles méthodologiques universelles.
Retour sur la trajectoire turbulente d'un des grands noms de l'épistémologie au XXe siècle, dont les prises de positions continuent d'être débattues aujourd'hui.

Comprendre la science. Avec Jean Bricmont à l'Académie Royale de Belgique.


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2009

La science a toujours été au centre de débats et elle l'est encore aujourd'hui. Elle a bouleversé notre façon de comprendre l'univers et de nous comprendre nous-mêmes. Néanmoins, dans une bonne partie de la culture intellectuelle, la science est incomprise ou est vue avec suspicion. Elle suscite l'hostilité à la fois de courants religieux "fondamentalistes" et d'une intelligentsia relativiste ou postmoderne.
Le but de ce cours-conférence en trois leçons est de présenter et de défendre ce qu'on pourrait appeler une approche scientifique du monde. Au cours du XXe siècle, toute une série de philosophes, historiens et sociologues ont tenté de caractériser ce qui faisait la particularité de la démarche scientifique, par opposition à celle des religions ou des pseudosciences. Dans la première moitié du siècle, divers penseurs ont cherché à établir une ligne de démarcation entre science et non-science, en s'appuyant principalement, soit sur la notion de confirmation (les positivistes logiques), soit sur celle de falsifiabilité (Popper). À partir des années 1950-60, suite aux travaux de Quine, Kuhn, et Feyerabend, les critères de démarcation mis en avant précédemment ont été progressivement mis en question, pour déboucher parfois sur une vision purement sociologique et relativiste de la distinction entre science et non-science.
Un des objectifs poursuivis sera de distinguer ce qui est valide de ce qui ne l'est pas dans ces critiques "post-positivistes" de l'épistémologie de la première moitié du XXe siècle. Un autre objectif sera proposer une alternative à cette épistémologie.