La Révolution Gaïatique : de Gaïa à Greta. Avec Sylvain Durain au Cercle Politeia à Bordeaux.


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07.09.2019

Dans cette conférence, l'essayiste Sylvain Durain poursuit le travail qui l'a amené à écrire Ce Sang qui nous Lie. Il développe notamment ses intuitions concernant la nouvelle religion écologiste mondiale qui semble s'imposer dans la vie intellectuelle et médiatique moderne : la religion "gaïatique".
Par un mélange d'écologisme et de collapsologie, Sylvain Durain démontre qu'il s'agit en fait d'un retour à l'archaïque et que cette nouvelle ré-volution manipule la jeunesse et utilise une nouvelle figure de "golem", la jeune Greta, au service de la déesse-mère Gaïa.

Pour un anarchisme (pro)féministe. Avec Francis Dupuis-Déri sur Radio Libertaire.


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2018

Proche des milieux libertaires, le professeur de sciences politiques Francis Dupuis-Déri est l'auteur de plusieurs articles et ouvrages sur l'anarchisme et l'anti-féminisme. Il nous invite donc ici à une analyse critique des pratiques et des théories sexistes qui continuent d'exister au sein des milieux anarchistes, et ce dans l'optique de développer un anarchisme (pro)féministe.
Car l'anarcho-sexisme contemporain est bien une contradiction avec l'idéal anti-autoritaire qui anime l'anarchise. Celui-ci ce retrouvait pourtant déjà chez Proudhon, promoteur d'un socialisme misogyne et clairement anti-féministe.
Saurons-nous procéder à la déconstruction individuelle et collective des hommes en tant que dominants au sein des rapports de genre ?

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Libérons-nous du féminisme ! Avec Bérénice Levet sur RFI.


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25.11.2018

La philosophe Bérénice Levet entend remettre à l'heure les pendules déréglées par le néoféminisme : non, l'homme blanc occidental hétérosexuel n'est pas l'ennemi à abattre ! Et si le féminisme, en son inspiration originelle, est un mouvement d'émancipation, il n'est plus guère aujourd'hui qu'une machine à surveiller et punir, à abêtir et infantiliser, à fabriquer des réalités et en occulter d'autres.
Criminalisation du désir masculin, guerre des sexes, néopuritanisme, épuration culturelle, politique du deux poids-deux mesures lorsque le mâle est musulman : nous libérer du féminisme constitue aujourd'hui un impératif catégorique si nous voulons être rapatriés sur terre, loin du monde fictif de l'idéologie féministe.
Bérénice Levet ne craint pas d'affirmer, et d'établir, que la cause des femmes n'est qu'un alibi : le néoféminisme travaille à la déconstruction de notre modèle de civilisation. Patrie de la galanterie, du libertinage, la France doit être le fer de lance d'une révolte contre ces Robespierre du jeu, de la séduction, de la ruse, de la légèreté.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Aux origines du capitalisme patriarcal. Avec Silvia Federici sur Le Média.


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05.2019

Silvia Federici, historienne et philosophe féministe, s'est fait connaître en France avec le grand succès d'un livre traduit en 2014, Caliban et la sorcière.
Femmes, corps et accumulation primitive. L'ouvrage souligne le rôle central pour l'essor du capitalisme joué par deux formes de travail gratuit, massives et occultées : le travail des esclaves ou des indigènes exploités aux colonies, celui des femmes dans les foyers des métropoles européennes.
Les chasses aux sorcières de la fin du Moyen Âge et de l'époque moderne peuvent être interprétées comme des moyens de neutraliser les modes d'organisation et de production communautaires qui reposaient sur l'action des femmes et n'étaient pas adaptés à l'exploitation capitaliste. En ce sens, les bûchers européens étaient les pendants de l'oppression coloniale.
Le nouveau livre de Silvia Federici, Le Capitalisme patriarcal (2019), poursuit l'histoire de la fonction de "reproduction" pour la période des XIXe-XXe siècle. En insistant tout particulièrement sur un changement majeur engagé à partir des années 1870 environ : avec les lois sociales, les femmes et les enfants sont exclus des usines (où la première révolution industrielle les avait exploités avec une intensité maximale comme les hommes) et l'augmentation des salaires masculins complète un dispositif par lequel les détenteurs du capital assurent une meilleure reproduction de la force de travail.
Ce nouveau compromis salarial place les femmes, chargées d'un travail de reproduction invisible mais crucial, dans la dépendance des maris salariés. Lesquels sont comme des relais de l'État capitaliste à l'intérieur de la sphère domestique.
La mise en évidence du travail de reproduction, créateur de valeur sociale (et non directement marchande), permet à Silvia Federici de penser le développement du capitalisme non comme une révolution progressiste, étape nécessaire vers la maîtrise de la nature par l'industrie mais comme une contre-révolution opposée au développement du communalisme, c'est-à-dire d'organisations horizontales qui prenaient le pas sur le féodalisme à la fin du Moyen Âge.
Cette nouvelle vision du passé va de pair avec une stratégie pour le présent : face à la nouvelle accumulation primitive lancée par le néolibéralisme depuis la fin des années 70, la réponse réside dans la défense de relations et de modes de productions communautaires, qui intègrent la fonction de reproduction et, avec elle, celle de défense de la nature.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Libérons-nous du féminisme ! Avec Bérénice Levet au Cercle Pol Vandromme.


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08.05.2019

La philosophe Bérénice Levet entend remettre à l'heure les pendules déréglées par le néoféminisme : non, l'homme blanc occidental hétérosexuel n'est pas l'ennemi à abattre ! Et si le féminisme, en son inspiration originelle, est un mouvement d'émancipation, il n'est plus guère aujourd'hui qu'une machine à surveiller et punir, à abêtir et infantiliser, à fabriquer des réalités et en occulter d'autres.
Criminalisation du désir masculin, guerre des sexes, néopuritanisme, épuration culturelle, politique du deux poids-deux mesures lorsque le mâle est musulman : nous libérer du féminisme constitue aujourd'hui un impératif catégorique si nous voulons être rapatriés sur terre, loin du monde fictif de l'idéologie féministe.
Bérénice Levet ne craint pas d'affirmer, et d'établir, que la cause des femmes n'est qu'un alibi : le néoféminisme travaille à la déconstruction de notre modèle de civilisation. Patrie de la galanterie, du libertinage, la France doit être le fer de lance d'une révolte contre ces Robespierre du jeu, de la séduction, de la ruse, de la légèreté !

La langue française, du coup d'Etat de l'Académie française à la révolution de l'écriture inclusive. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2018

L'Académie française a récemment accusé l'écriture inclusive de "prétendre s'imposer comme norme" et, contre celle-ci, s'est posée en "garante de l'avenir".
C'est pourtant cette même Académie française, institution du pouvoir absolutiste et du patriarcat des lettrés créée au XVIIe siècle, qui a érigé comme norme des règles grammaticales profondément sexistes et opéré une transformation masculiniste de la langue française.
Est-ce que l'écriture inclusive pourrait, elle, permettre un avenir non-sexiste dans l'expression de la langue ?

Émission "Sortir du capitalisme".

Crise occidentale de la famille en Europe et au Maghreb. Avec Damien Viguier pour E&R à Bordeaux.


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15.09.2018

La famille est une institution fragile dont le droit a en quelque sorte la garde. Cela tient à ce qu'il intervient traditionnellement, avec le testament et avec le partage, en matière successorale, et, avec le contrat de mariage, en matière matrimoniale. Or, mariage et succession sont comme les clefs de la famille. Ce n'est pas que les questions de filiation, de nom et de bien de famille, de tutelle, d'obligation alimentaire, de secours ou de devoirs envers les parents (vivants et morts) soient négligeables : elles participent de la même institution ; mais elles découlent toutes, en définitive, du mariage et de la succession.
Aujourd'hui plus personne ne peut ignorer que l'institution de la famille fasse l'objet des attentions les plus contradictoires. Maître Damien Viguier fait avec nous la généalogie de cette crise de la famille en remontant, par l'histoire, aux sources anthropologiques de l'institution familiale, cellule de base de la société.

Le féminisme : état des lieux. Avec Eugénie Bastié et Clémentine Autain à Répliques sur France Culture.


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23.04.2016

Simone de Beauvoir écrivait en 1947 dans le deuxième sexe : "la dispute durera tant que les hommes et les femmes ne se reconnaîtront pas comme des semblables".
Nous sommes en 2016, les femmes ne sont plus confinées au foyer, ni condamnées aux métiers subalternes : avocats, architectes, magistrats, diplomates, ministres, les grandes professions et les plus hautes fonctions leur sont ouvertes. Elles divorcent sans rencontrer d'obstacle, celles qui ne souhaitent pas poursuivre une grossesse peuvent demander à un médecin de l'interrompre. La procréation est aujourd'hui un choix et non un destin.
Une véritable révolution des mœurs a tout changé en quelques décennies et nous aurions donc tendance à croire que la reconnaissance a eu lieu et que la dispute est, ou devrait, être close.
Mais force est de constater que de nombreuses personnes ne sont pas d'accord avec ce constat. Alors : le féminisme a-t-il gagné la partie ou vivons-nous encore dans une société patriarcale ?