Éloge du sulfureux Henri Béraud. Avec Francis Bergeron sur Radio Libertés.


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30.05.2019

Alors que les éditions Dualpha viennent de rééditer, en un volume unique, trois pamphlets d'Henri Béraud (La croisade des longues figures, Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? et Les Raisons d'un silence), l'occasion était parfaite pour revenir sur la vie et l'oeuvre du romancier et journaliste Henri Béraud en compagnie de Francis Bergeron, en qualité de président de l'Association des Amis d'Henri Béraud.
Souvenirs d'une époque où la chappe de plomb du "politiquement correct" n'étouffait pas encore les grands auteurs : une bouffée d'air salvatrice !

Émission "Synthèse", animée par Roland Hélie.

Louis-Ferdinand Céline, au fond de la nuit. Une grande traversée sur France Culture.


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07.2019

Louis-Ferdinand Céline demeure un hapax dans notre littérature et notre culture nationale. Plus de cinquante ans après sa mort, il hante et divise toujours les esprits. Il est ce créateur antisémite, cet artiste collaborationniste, qui a​ révolutionné la langue​ avec ​Voyage au bout de la nuit​ et mis sa plume au service de l'abjection ​dans ​Bagatelles pour un massacre. Céline emporte, dégoûte, fascine et scandalise.
En 2011, il est retiré de la liste des célébrations nationales. En 2017, le projet de publication de ses pamphlets chez Gallimard est suspendu. Entre le génie et le salaud, l'homme et son œuvre, où sont les frontières ? ​
Cette grande traversée propose d’aller jusqu'au fond de la nuit, là où comme Céline l'écrit "tout est trouble, équivoque, avant de verser dans le noir".

Une série documentaire produite par Christine Lecerf et réalisée par Franck Lilin.

Pamphlets fin de siècle : la Troisième à l'épreuve. Avec Cédric Passard sur France Culture.


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25.05.2019

Nul ne peut sérieusement en disconvenir : Internet a libéré sur sa toile une profusion de violence verbale et créé dans nos démocraties un climat de suspicion généralisée envers toutes les autorités. On est loin d'être encore à même d'apprécier pleinement et à coup sûr la portée de ce phénomène sur la longue durée. On est loin de pouvoir faire le départ entre les possibles profits, moraux et civiques, d'une surveillance légitime et d'autre part les dévergondages de procédés qui risque d'être ravageurs pour le fonctionnement équilibré de n'importe quel régime. S'agit-il d'un défouloir légitime ou d'un poison ravageur ?
Pour en juger, il faut, comme toujours, se hâter de ne pas exagérer l'inédit. Dans la quête de précédents, on pourrait se reporter au temps des mazarinades du temps de la Fronde ou encore à celui des écrits sinistres qui circulèrent contre Louis XVI et Marie-Antoinette à la fin de l'Ancien Régime. Dans cette émission, c'est l'attention est braquée sur les derniers moments du Second Empire et les premières décennies de la Troisième République, à la fin du XIXe siècle.
Ce fut l'époque, en effet, où fleurirent en abondance des pamphlets d'une extrême violence contre les pouvoirs en place. La loi très libérale de juillet 1881 leur ouvrit un champ qui put paraître sans limite, jusqu'à faire litière de tout respect humain. Cédric Passard, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Lille, s'est attaché à ce sujet. A ses yeux, cette effervescence pamphlétaire et la diffusion massive des caricatures politiques les plus brutales ont accompagné logiquement l'entrée de la France, à l'âge des foules, dans une modernité politique, culturelle et médiatique. Voilà bien qui reste à démontrer et à comprendre, sous l'éclairage rétrospectif de nos inquiétudes contemporaines.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Philippe Muray (1945-2006). Avec Anne Séfrioui, Philippe Lançon, François Taillandier, Maxence Caron et Alexandre de Vitry sur France Culture.


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19.06.2011

En 1983, Philippe Muray enseigne pour quelques mois à l'université de Stanford. Cet écrivain, auteur de plusieurs essais dont l'un consacré à Céline, découvre lors de ce séjour aux Etats-Unis, ce que l’on allait appeler le "politiquement correct". Cette recherche obsessionnel du Bien et du progrès, la ruée vers la fin de toutes les différences (entre les sexes, entre le père et la mère, l'intime et le public), lui semble alors un mouvement de fond dangereux, qu'il voit se propager à la France dans les années 1980.
Partant de ce constat, Philippe Muray écrit L'Empire du Bien en 1991, dans lequel il démonte l'époque, ses personnages et leurs mœurs. Il poursuivra cette analyse critique jusqu'à sa mort, dans des articles et dans des livres. En 2002, il nomme La Grande Quinzaine cet entre-deux-tours qui oppose Chirac à Le Pen, pendant laquelle, selon lui, un élan de bonne conscience tient lieu de politique. D'où viendrait, selon lui, cette évolution sociétale ?
Philippe Muray trouvait dans mai 68 l'origine de cette société qu'il appelait hyperfestive : les fêtes de la Musique, du livre, des voisins, des poètes, la recherche de l'amitié de tous envers tous qui, disait-il, masquent le réel et nous endorment. Peut-être Philippe Muray était d'autant plus remonté envers son époque qu'il avait aimé la puissance libertaire des années 70 : il portait en lui ce dont cette période aurait dû accoucher.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Virginie Bloch-Lainé et Clotilde Pivin.

Léon Bloy, ultime hommage. Avec Stanislas Fumet sur France Culture.


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01.01.1967

"Le grand artiste [Léon Bloy] vient nous montrer ce qui se cache depuis la perte du Paradis terrestre dans les abîmes du cœur des hommes ; ces trésors séculiers résident aussi bien chez tous que chez lui, mais il a, pour les faire remonter à la surface, une mirifique poulie et les autres n'en disposent pas. Un Shakespeare, un Baudelaire, un Dostoïevski, un Wagner ou un Bloy, qui découvrent des étoiles imprévues dans le ciel renversé des âmes, n'ont pas plus de constellations en eux, sans doute, que ce vulgaire piéton qui traverse la rue. Mais ils ont, pour les décrocher, des baguettes infinies."
Une série de cinq émissions, coordonnées par Stanislas Fumet, pour commémorer les cinquante ans de la disparition du "mendiant ingrat".

Le trompette de l'apocalypse : centenaire de Léon Bloy (1917-2017). Avec Pierre Glaudes, Emmanuel Godo et François L’Yvonnet chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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09.12.2017

"Ma trompette, à moi, est jumelle et pourvue de deux embouchures, déclarait Bloy, l'une pour le haro, l'autre pour l'hosanna", une double vocalité qu'explore Mauvais Genres, en prêtant l'oreille aux méditations mystiques et aux nostalgies paradisiaques de Bloy et en mesurant la violence incantatoire et dévastatrice de son écriture.
Un siècle après sa mort, l'onde de choc est plus que jamais sensible d'une œuvre vouée à l'adoration et à l'exécration, celle d'un "pèlerin de l'absolu", d'un "mendiant ingrat" et surtout d'un écrivain qui fascina tout autant Jünger que Borges.

Léon Bloy, avec nous ? Avec Juan Asensio sur Radio Courtoisie.


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08.03.2017

Rien à faire, Léon Bloy reste un des auteurs les plus méconnus de la langue française. Il est bien sûr, cette qualité allant presque automatiquement de pair avec le silence qui entoure son œuvre, l’un de nos plus grands écrivains,
Juan Asensio, critique littéraire également habitué des mises à l'écart, nous montre en quoi cet écrivain nous reste indispensable.

Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Céline et l'enjeu esthétique des pamphlets. Avec Nicole Debrie sur Radio Courtoisie.


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09.04.1998

Les pamphlets céliniens ne se limitent pas à trois titres que l'on a isolés abusivement pour mettre en relief certains vecteurs anti-juifs, et condamner ainsi l'auteur.
En effet, la polémique célinienne vise essentiellemenet un enjeu esthétique : la liberté de l'intuition poétique en dehors de toute idéologie.
Céline n'a pas été seul dans ce combat : Chênier, Zola, Vallès, Artaud, Robin accompagnent le poète.
L'idéologie correspondait pour le poète Céline et pour le docteur Destouches à une grille canalisant pensée et sensibilité, et s'opposant, par conséquent, au mouvement de la vie et de la création poétique.
Céline s'est toujours battu contre la mort biologique, comme il l'annonçait dans son premier pamphlet Semmelweis. Il s'est toujours efforcé de maintenir une intuition poétique libre contre la mort psychique des iédologies.
C'est ce que Nicole Debrie tente de montrer à la lumière des oeuvres de Claude Bernard et d'Emile Zola, et par une lecture attentive des huit pamphlets céliniens : Semmelweis, Hommage à Zola, Mea Culpa, Bagatelles pour un massacre, l'Ecole des cadavres, les Beaux Draps, l'Agité du bocal et les Entretiens avec le professeur Y.