L'homme augmenté, un rêve de l'homme diminué ? Avec Fabrice Hadjadj à l'Espace Culturel Saint-François de Sales à Genève.


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14.11.2015

Le temps de l’humanisme semble fini. Les nouvelles figures de notre époque postmoderne -le technologisme, l’écologisme et le fondamentalisme religieux- tendent toutes à vouloir quitter l’humain pour aller vers le cyborg, le bonobo ou un divin désincarné.
C’est la première de ces figures qui nous intéresse ici, parce qu’elle est vraiment neuve, et qu’elle commande les deux autres.
Et voici la question qu’elle nous pose : alors que nos machines ne cessent de devenir plus performantes, peut-on en rester à ce corps issu de la naissance, et qui est le même depuis le paléolithique ? Le corps humain n’est-il pas désormais obsolète ? Ne faudrait-il pas l’ "augmenter", le "googleliser", pour l’adapter à son nouvel environnement ?

Politeia : introduction à la philosophie politique. Avec Eric Guéguen pour le Bréviaire des Patriotes.


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2017

Ces émissions constituent une très bonne introduction aux grandes problèmatiques politiques. Politique est ici à prendre au sens où l'entendaient les anciencs, soit l'art d'accorder l'individu (l'un) et la communauté (le multiple). 
L'approche thèmatique nous montre comment l'aspect politique des problèmes auxquels nous sommes confrontés est aujourd'hui réduit à la portion congrue. Mais pouvons-nous espérer résoudre les grandes questions de notre temps sans agir politiquement ?

Notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

Héraclite, Marx et la crise terminale. Avec Francis Cousin pour le groupe Aufhebung !


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14.03.2017

Comprendre le sens profond de notre histoire et s'approprier la critique radicale de l'ordre marchand aliénant requiert un effort : celui de se plonger dans le récit des expériences des mouvements radicaux en recherche d'émancipation et dans les textes de ses principaux témoins et théoriciens (présocratiques, Hegel, Marx).
Alors que le spectacle de la marchandise nous pousse au narcissisme, à l'inculture et au zapping, comment pouvons-nous nous approprier ce savoir critique et plus encore, le transmettre autour de nous ?

Ce que l'argent ne saurait acheter. Avec Michael Sandel sur France Culture.


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05.12.2014

Michael Sandel, au travers de nombreux exemples, entend nous montrer comment les marchés sont devenus une composante omniprésente de notre vie : qu'il soit question des voies rapides payantes des autoroutes, des marchés noirs chinois de tickets de rendez-vous médicaux, des reventes à la sauvette de billets de concert, d'achats de bébés, de rachats par des spéculateurs d'assurances sur la vie prises par les malades atteints du SIDA... il est évident qu'une seule et même tendance est à l'œuvre.
S'opposant aux économistes pour qui l'argent ne serait qu'un instrument de transaction moralement neutre et aussi avantageux pour le vendeur que pour l'acheteur, Sandel prouve qu'il affecte au contraire, et parfois corrompt, tout ce qu'il touche.
Si le marché n'est pas un mal en soi, la marchandisation effrénée de certains biens auparavant non soumis à ses lois est d'autant plus dommageable que nous nous abstenons le plus souvent de nous demander quelles valeurs devraient être sauvegardées et pourquoi : s'il est acceptable ou non que des élèves soient rémunérés pour apprendre à lire, que les pays riches puissent acheter les "droits de pollution" des pays pauvres, que des chasses payantes au rhinocéros noir ou au morse soient organisées pour préserver ces espèces de l'extinction, etc.

Emission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Ernst Lohoff, Norbert Trenkle et la grande dévalorisation. Avec Paul Braun sur Radio Zinzine.


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06.2014

Qui porte la responsabilité de la crise financière et économique qui maintient le monde entier en haleine depuis 2008 ? Sont-ce les "banquiers cupides" ou les "États accro à l’endettement" ?
D’après Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, théoriciens allemands du groupe "Krisis", aucune de ces réponses n’est satisfaisante. La cause de la crise est en effet selon eux bien plus profonde. Ils analysent l’énorme gonflement des marchés financiers au cours des trois dernières décennies comme une conséquence de la crise structurelle fondamentale du mode de production capitaliste, dont l’origine remonte aux années 1970. La troisième révolution industrielle qui se met en place alors entraîne une éviction accélérée de la force de travail hors de la production, sapant ainsi les bases de la valorisation du capital au sein de "l’économie réelle".
La crise structurelle de la valorisation du capital n’a pu jusqu’ici être ajournée qu’en ayant massivement recours, par le biais du crédit et de la spéculation, à la capture anticipée de valeur future.
Aujourd’hui, l’accumulation de "capital fictif" trouve ses limites, car les anciennes créances accumulées ne peuvent plus être "honorées".

Sur la radicalité : Francis Cousin répond aux questions de Charles Robin.


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03.2017

Charles Robin, proche des pensées de Michéa et de Clouscard, s'entretient avec Francis Cousin, héritier des groupes radicaux se revendiquant de l'insurrection de la communauté de l'être, des présocratiques à Marx.
Cet échange est plus particulièrement orienté sur la question du sens historique du devenir : comment prenons-nous conscience de notre aliénation marchande, et, ce constat posé et admis, que devons-nous faire ?

Conscience radicale et aliénations : Francis Cousin s'entretient avec une étudiante algérienne pour Bhû.


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13.12.2016

La conscience vraie, radicale, enracinée en la communauté de l'être et révolutionnaire est-elle l'apanage d'une aire civilisationnelle particulière ? Comment devons-nous en comprendre l'émergence ?
Francis Cousin discute de ces sujets (et de bien d'autres) avec une étudiante algérienne qui apporte son expérience et ses questions propres à son parcours et à sa culture.