La Destruction des Européens d'Europe. Avec Renaud Camus et Antoine Dresse pour la Nouvelle Librairie.


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29.11.2024

Les remplacements les plus cruels sont ceux qui ne changent pas les noms. Que reste-t-il d'européen chez les Européens ? Et surtout, l'Européen peut-il encore se revendiquer comme tel ?
Privé de sa substance comme de sa mémoire et de son esprit, le Vieux Continent s'achemine à grand pas vers le règne de la MHI : la matière humaine indifférenciée. Elle est le crime contre l'humanité du XXIe siècle, le moteur de la destruction des Européens d'Europe. À charge pour eux de l'enrayer en reconquérant leur héritage millénaire.
Renaud Camus, interrogé par Antoine Dresse, met à nu le moment où l'histoire bascule, avec force pistes, faisceaux de lumière et intuitions.

Jean-François Gautier ou l'art de la fugue. Avec Virgile Gautier à la Nouvelle Librairie.


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07.07.2022

Musique, sciences, philosophie, esthétique, étiopathie… Réputés difficiles d’accès, les travaux de Jean-François Gautier laissent pourtant l'intuition, même au lecteur ou à l'auditeur non averti, de livrer un éclairage puissant sur la complexité du monde.
Loin de chercher vainement à dresser la synthèse d'une œuvre si foisonnante, il s'agit ici d'en proposer quelques clés de compréhension permettant de saisir pleinement comment Gautier invite à penser l'harmonie du divers.
Une matière qu'en musique on nomme l'art de la fugue.

Les leçons de réalisme de Gustave Thibon. Avec Romain Robert-Primo à la Nouvelle Librairie.


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06.10.2022

Loin des salons d'intellectuels et des universités d'État, Gustave Thibon (1903-2001) a incarné, dans sa vie et dans son œuvre, la figure du philosophe et poète paysan. Cet autodidacte, formé par la lecture de Nietzsche, a écrit, en 1943, un "essai de physiologie sociale" qui fait suite aux Diagnostics écrits trois plus tôt.
Retour au réel n'est ni une somme de philosophie, ni un traité de morale : c'est un appel à retrouver le réalisme, cette sagesse qui liait les anciens aux réalités physiques et métaphysiques, et qui manque tellement aux modernes abreuvés d'idéaux révolutionnaires. Rien n'est plus mortel, pour les civilisations, que les abstractions désincarnées, car on élève d'autant plus haut l'idéal qu'on ne le réalise pas dans sa vie. Détaché de ses liens vitaux avec ses "communautés de destin", l'homme est condamné à mourir.
Dans une époque plus atomisée que jamais, qui a détruit ce qui restait de communauté organique, les leçons de réalisme de Gustave Thibon doivent être redécouvertes avec le plus grand intérêt.

L'exemple de Jean Cau. Avec Pascal Eysseric à la Nouvelle Librairie.


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04.11.2022

Romancier, chroniqueur, dramaturge, scénariste, parolier, essayiste, pamphlétaire, Jean Cau avait vingt cordes à son arc. Parmi elles, le journalisme. L'écrivain était un journaliste d'exception, de passion et de rigueur qui savait mettre une culture rare au service d'une langue drue, directe, maniée comme une flamberge.
Fils d’ouvrier agricole, né à Bram dans l'Aude, en 1925, monté à Paris, secrétaire de Jean-Paul Sartre, il rompit dans le fracas avec l'intelligentsia parisienne. Compagnon de route d'Éléments, le journaliste occitan a successivement mis le feu à France Observateur, scandalisé L'Express, réveillé Le Figaro littéraire.
Plus tard, à Paris Match, le poids des mots, c’était lui ! Chacun de ses articles touchait pile en pleine cible : les tièdes, les marionnettes du temps et les rien-pensants.
À la question de savoir comment redonner ses lettres de noblesse au journalisme, métier à l’agonie, castré par la censure et le politiquement correct, la réponse est simple : se plonger dans Jean Cau.

Clausewitz, de la guerre. Avec Laurent Schang à la Nouvelle Librairie.


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01.06.2023

Monument inachevé et donc infidèle à la pensée de son auteur, Vom Kriege (en français De la guerre) continue, deux siècles après sa rédaction, de plonger ses lecteurs dans des abîmes de réflexion, de l'amateur éclairé à l'expert en stratégie.
L'historien Laurent Schang, spécialiste d'histoire militaire, nous présente ce chef-d'œuvre de Carl von Clausewitz (1780-1831) qui, deux siècles après sa rédaction, n'en finit pas de fasciner.

Jean-René Huguenin, une voix au-delà de son époque. Avec Grégoire Gambier à la Nouvelle Librairie.


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06.04.2023

Ce n'est pas sa mort brutale, à 26 ans, qui suffit à faire de Jean-René Huguenin l'écrivain de l'éternelle jeunesse. L'intégralité de ses écrits, récemment publiée aux éditions Bouquins à l'occasion du cinquantenaire de sa disparition, atteste d'une âme forte mais assoiffée d'absolu, de grandeur et de beauté.
Contemporain des Hussards, "ce jeune homme mort qui avait pris d'avance la mesure de sa dépouille" (Mauriac) continue de faire l'objet de l'adulation d'un cercle restreint d'initiés. Mais aussi de résonner dans quelques cœurs aventureux où bat, à chaque génération nouvelle, le dégoût de la mentalité de boutiquier qui caractérise l'homo economicus. Espérant "mourir dans l'amour des choses qui demeurent", il laisse aux jeunes Européens un testament : "Créer les conditions d'un nouvel héroïsme. Attaquer, par tous les moyens possibles, la civilisation bourgeoise." Il en fixe même les conditions de succès : "La volonté, l'ordre, le courage, l'honneur, le mépris de soi, la souffrance, la force."
Retour sur un auteur dont la voix, venue de très loin, n'a pas fini de résonner "bien au-delà de son époque", dans le champ de ruines et l'acier des orages à venir.

Carl Schmitt. Avec Aristide Leucate à la Nouvelle Librairie.


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08.07.2021

Qui, en France, connaît Carl Schmitt? Cette conférence a pour objectif de présenter la vie, l'oeuvre et la pensée d'un juriste hors pair, qui a pensé le droit en termes politiques et théologiques.
Né en 1888 à Plettenberg (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), où il mourra en 1985, issu d'un milieu catholique modeste, Carl Schmitt effectuera des études de droit à Berlin, Munich et Strasbourg. Influencé par les fréquentations artistiques de sa jeunesse, il publiera, en 1921, Romantisme politique, au succès fulgurant. Sa rapide et large notoriété le propulsera au sommet d'une brillante carrière scientifique et politique.
Commentateur acéré de la Constitution de Weimar, cet antilibéral forgera des concepts puissants qui lui ouvriront, en tant que juriste officiel du IIIe Reich, les portes du parti national-socialiste (il y adhérera de 1933 à 1936, avant d'en être exclu). Après-guerre, en dépit d'un non-lieu prononcé par les juges de Nuremberg, il connaîtra la disgrâce, tandis que son rayonnement outre-Rhin se poursuivra.
Dans le monde, il se publie sur Carl Schmitt, dont l'oeuvre est désormais reconnue (Théologie politique, Terre et Mer, etc.), une étude tous les dix jours environ : le "partisan", la diachronie "ami-ennemi", la "décision", le concept-limite d' "exception", sont autant de notions devenues aussi incontournables que la "plus-value" ou la "superstructure" de Karl Marx ou bien le triptyque "Ça/Moi/Surmoi" de Sigmund Freud.

Une présentation donnée dans le cadre des "Jeudis de l'Iliade".

Le bourgeois, de Werner Sombart. Avec Guillaume Travers à la Nouvelle Librairie.


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06.01.2022

"Sortir du désert de l'ère économique" : telle est l'ambition qui anime l'oeuvre de Werner Sombart. Sociologue le plus célèbre de son époque, il voit apparaître avec le capitalisme moderne un monde dominé par les valeurs matérielles, les intérêts personnels, et régulé uniquement par les principes abstraits du marché. À l'éthique des marchands, il oppose celle des "héros". Au matérialisme marxiste, il oppose un "socialisme allemand", sujet après-guerre à quantité d'interprétations erronées.
Qui fut vraiment Werner Sombart, aujourd'hui maudit ?

Une présentation donnée dans le cadre des "Jeudis de l'Iliade".