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Figure de l'avant-garde des années 50, Eugène Ionesco devint en une décennie un auteur dramatique mondialement célèbre. Du théâtre de dérision de ses débuts jusqu'aux œuvres plus symboliques qui marquèrent la seconde partie de sa carrière, les nombreux témoignages ici rassemblés permettent de mieux comprendre l'évolution de la carrière d'une des figures centrales du paysage théâtral du XXIe siècle.
Émission "Une vie, une œuvre", produite par Ghislaine David et Christian Giudicelli.


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Séquestré par sa grand-mère, Yukio Mishima grandit solitaire. Dévoué à cette vieille femme malade qui lui transmet son culte pour le Japon traditionnel, il est très tôt fasciné par les acteurs et les théâtres kabuki et nô qui façonnent l'esthétique de son regard.
L'écrivain qui porte en lui "une force très japonaise et en même temps un vernis européen" connait bien la culture occidentale dont il adopte les codes vestimentaires et dévorait la littérature.
Réformé, le jeune homme échappe à la guerre mais créé des années plus tard une "société du bouclier", milice privée, dévouée à l'Empereur et fidèle au culte du bushido, code des principes moraux des samouraïs. Le jeune homme malingre s'est métamorphosé. En soumettant son corps à une discipline de fer il cherche à atteindre l'idéal athlétique des guerriers qu'il admire.
Homosexualité et mort, tragédie et érotisme, hantent l'œuvre et la vie de celui qui n'hésite pas à se photographier en Saint Sébastien martyre : "tout ce qu'il voit prend des allures de théâtre et de tragédie". C'est d'ailleurs dans un dernier geste théâtral, spectaculaire et patriotique que Yukio Mishima, en 1970, se donne la mort en se suicidant par seppuku (éventration).
Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Bénédicte Niogre.