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La faiblesse de la droite tient à ceci : elle abandonne à la gauche le monopole de l'ingénierie sociale tout en restant viscéralement technophobe.
Le coup de génie de Trump fut de réunir sous une même bannière trois tribus jugées irréconciliables : les "petits-Blancs", les chrétiens conservateurs et une fraction des princes de la Silicon Valley. Mais cette coalition ne trompe personne : sans refonte idéologique profonde, la contre-offensive gauchiste, inévitable, l'emportera d'ici une ou deux générations.
Pour que l'alliance de la technologie et de la droite ne soit pas un feu de paille, il faut forger un nouveau progressisme, une nouvelle métapolitique, une autre morale et une cosmologie prométhéenne – car un peuple sans ciel se condamne à végéter.
- 0'00'00 : Introduction – La Droite prométhéenne
- 0'04'57 : Qu'est-ce que la droite prométhéenne ?
- 0'08'15 : Peut-on réhabiliter le fascisme ?
- 0'29'45 : Pourquoi critiquer le christianisme ?
- 0'49'42 : Nietzsche, volonté de puissance et vérité
- 0'59'20 : Transhumanisme, État et intelligence artificielle
- 1'04'06 : Civilisation occidentale : États-Unis vs Europe
- 1'22'29 : Archéofuturisme : nostalgie ou progrès ?
- 1'31'00 : Conscience, phénoménologie et limites de l’IA


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La modernité, ivre d'égalitarisme, a fait de l'égalité une idole. Elle en oublie que l'inégalité n'est pas une malédiction, mais la condition même de l'ordre et de la vitalité des sociétés. Là où l'égalité nivele, l'inégalité hiérarchise ; là où l'une prétend effacer les différences, l'autre les assume et les valorise.
L'histoire montre que les civilisations les plus florissantes furent celles qui surent cultiver les écarts – de mérite, de talent, de rang – plutôt que de les nier. Une société sans élites est une société sans boussole, condamnée à l'entropie. L'inégalité, loin d’être un vice, est le moteur des hiérarchies naturelles, celles qui récompensent l'effort, la compétence et la responsabilité.
Pourtant, la modernité, obsédée par l'illusion d'une égalité absolue, s'épuise à vouloir gommer ces distinctions. Elle confond justice et nivellement, équité et uniformité, et finit par produire une médiocrité généralisée. L'éloge de l'inégalité n'est pas un appel à l'arbitraire, mais à la reconnaissance des différences légitimes – celles qui élèvent plutôt que celles qui écrasent.


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C'est au travers de l'œuvre de Howard Philip Lovecraft, spécialement sa lettre sur Nietzsche, que la notion d'absurde cosmique peut être explorée. Lovecraft y exprime une vision pessimiste de l'humanité, la qualifiant de "vermine nuisible" et souligne l'absence de valeurs absolues dans un univers mécanique et indifférent.
La vérité peut être terrifiante et difficile à accepter, comme nous le rappelle le destin tragique de Semmelweis suite à sa découverte de l'importance de l'hygiène en médecine.
Quelles sont alors les implications philosophiques de ces idées, spécialement en lien avec la perception de la réalité, la nature de la vérité et la condition humaine ? Est-il possible de résoudre la tension entre le sens et l'absurde du monde ?


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Aujourd'hui, quels sont les bouleversements démographiques et technologiques qui agitent notre monde ? La dynamique politique de fragmentation-centralisation permet-elle de comprendre la trajectoire de la modernité ? Vit-on à l'ombre de la potentielle singularité technologique ?
À travers une analyse historique et prospective, les intervenants dissèquent l'évolution des États, des monarchies médiévales aux régimes modernes, en passant par les mécanismes de pouvoir et les défis démographiques. Ils interrogent l'impact des technologies sur la liberté, la natalité et l'avenir des civilisations - notamment occidentale.
Entre projections futuristes et critiques acerbes du présent, une invitation à repenser les fondements de nos sociétés en explorant la décentralisation comme remède aux excès de la centralisation, les modèles politiques alternatifs (comme les network states), ou encore les dilemmes éthiques de l'accélération technologique.




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Auteur d'un Traité Néoréactionnaire, NIMH nous introduit à la philosophie NRx ainsi qu'au cadre de pensée accelerationniste. Il y développe, à partir des sciences et de la philosophie, une nouvelle épistémologie et en déduit les implications politiques qui en découlent.
Une vision du monde extrêmement percutante.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'04'06 : L'accélérationisme et actualité USA
- 0'08'12 : Présentation du livre
- 0'11'42 : Être et vérité
- 0'24'00 : L'entropie et le progrès
- 0'37'17 : Sens/direction de la Vie
- 0'39'40 : Peux ton hiérarchiser les cultures ?
- 0'46'15 : Le rôle de l'Art et du Beau
- 0'54'18 : Le Bien/bon et le Mal
- 1'03'34 : La valeur du christianisme
- 1'12'39 : Le Technotragique
- 1'23'41 : Dieu / Vérité / Absolu
- 1'31'47 : Transformation politique
- 1'41'11 : Les vertus des idées libérales
- 1'54'27 : A propos des libertariens/Anarcap
- 2'01'04 : Comment échapper à la Cathédrale ?
- 2'10'06 : Jerusalem
- 2'12'03 : Les questions du public
- 2'20'13 : Conclusion


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Et si l'homme n'était qu'un animal nu, sauvé par le feu volé aux dieux ? C'est la question au cœur de l'épopée occidentale, qui s'appuie sur le mythe de Prométhée pour comprendre notre trajectoire - et notre avenir.
Entre liberté radicale, progrès technique et identité occidentale, les adeptes du prométhéisme défendent une vision où la raison, la technique et l'art, indissociables depuis l'Antiquité, forgent notre destin.
Cuisine des aliments, conquête spatiale ou IA : chaque avancée, comme le feu jadis, nous transforme biologiquement et culturellement. L'humanité doit dompter ses limites, qu'il s'agisse de Chronos (le vieillissement) ou de Zeus (le changement climatique), sans tomber dans le chaos.
L'Occident a unifié le monde ; demain, il doit conquérir l'espace. Il s'agit de faire advenir le futur, sans renier notre passé.


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La démarche prométhéenne se présente comme un antidote aux débats stériles et aux dogmes contemporains : pas de complotisme, pas de facilités, mais une quête de connaissances solides pour forger une vision du monde à contre-courant. Cette volonté de maîtriser le progrès sans se soumettre aux illusions politiques permet d'ailleurs d'aborder des sujets tabous avec rigueur.
L'enjeu ? Réconcilier radicalité et sérieux, en évitant les pièges de la stigmatisation comme ceux de la pensée molle. Car le déclin n'est pas une fatalité, mais le résultat d'un refus de l'accélération – cette loi fondamentale d'un univers où fragmentation et innovation s'imposent.
On ne peut pas contenter de critiquer l'effondrement : il faut construire les armes intellectuelles pour le dépasser. À découvrir pour ceux qui refusent de choisir entre lucidité et action.