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Essayiste et co-auteur avec le physicien Nicolas Pichoff de l'ouvrage Pourquoi les Amazones n'existent pas ?, Véra Nikolski revient sur la thèse centrale de ce nouvel ouvrage : si les femmes ont été universellement exclues des activités dangereuses, c'est parce qu'aucune communauté ne pouvait se permettre d'exposer son potentiel reproducteur au risque de la mort.
Le matriarcat primitif : mythe ou réalité historique ? Les femmes ont-elles chassé à la préhistoire ? Pourquoi exposer les femmes au risque mettait en péril la survie du groupe ? Cette division sexuelle du travail est-elle encore valide dans nos sociétés ?
Autant de questions auxquelles elle s'efforce de répondre dans cet échange rigoureux, à rebours des récits militants, qui replace la question du rôle des sexes dans la longue durée de l'évolution humaine.
Un entretien mené par Thomas Arrighi.


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L'oeuvre de René Girard a été un lieu de croisement entre théorie littéraire, anthropologie et préhistoire. Construite entre la France et les Etats-Unis à travers une lecture des textes classiques, elle a suscité de l'enthousiasme mais aussi des critiques dans le monde entier à partir d'une intuition radicale : la rivalité mimétique est à l'origine du fonctionnement sacrificiel des sociétés.
La monumentale biographie que lui consacre l'essayiste Benoit Chantre est l'occasion d'une discussion avec l'anthropologue Frédéric Keck et l'historien de l'art Rémi Labrusse en forme d'évaluation de son héritage.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.


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Comment le politique, autrefois 'colle' entre croyances collectives et normes, se transforme-t-il en un bricolage de signes sous l’effet de la technoscience et du management ? Pierre Musso décrypte cette métamorphose, des révolutions médiévales à l'IA, en passant par la Silicon Valley.
Une réflexion essentielle sur l’avenir de la démocratie.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'05'47 : Le politique comme "colle" symbolique
- 0'12'36 : Mythos et logos, les deux pôles
- 0'29'36 : La structure fiduciaire des sociétés
- 0'38'10 : La flagellation du Christ, art et politique
- 0'40'10 : Désymbolisation et prolifération des signes
- 0'47'24 : L'errance du symbolique moderne
- 0'52'10 : Management et gouvernance algorithmique
- 1'00'24 : Le rêve (ou cauchemar) technocratique
- 1'04'24 : Conclusion : le politique en bricolage


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Le 13 novembre 2015, une date marquée par une troublante coïncidence : alors que Jean-Pierre Dupuy assiste aux funérailles de René Girard, philosophe et anthropologue ayant profondément influencé sa pensée, Paris est frappé par des attentats terroristes. Cette simultanéité entre l'hommage à un penseur du désir mimétique et de la violence fondatrice, et l'irruption brutale de cette violence dans l'actualité, sert de point de départ à une réflexion sur les mécanismes du terrorisme et leur lien avec le sacré.
À travers l'analyse d'actes terroristes, l'exposé explore comment la théorie girardienne éclaire ces phénomènes, en montrant comment la foule, mue par des dynamiques mimétiques, se constitue autour d'une victime émissaire, transformant la violence en un rituel quasi religieux. Une analyse qui s'étend aussi aux crises modernes, qu'elles soient financières, écologiques ou technologiques, révélant comment des forces collectives, bien que créées par l'homme, finissent par lui échapper, comme une transcendance auto-engendrée.
Une réflexion sur la frontière ténue entre sacré et violence, et sur notre capacité à en comprendre les ressorts.


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Grand penseur de la loi et des institutions comme médiations symboliques du lien social, Pierre Legendre nous entraîne au cœur de la fabrique des mythes, là où se tissent les fondements invisibles de nos sociétés. À partir de son expérience de la psychanalyse, il dévoile comment toute communauté humaine repose sur des fictions organisatrices nécessaires.
En revisitant Le Crime du Caporal Lortie, il éclaire la dévastation subjective qui survient lorsque ces mythes structurants vacillent. À travers ce fait tragique, Pierre Legendre montre comment la rupture du cadre symbolique peut conduire un individu à un acte extrême, révélant la fragilité des montages culturels qui nous soutiennent.
Un voyage dans les arcanes du symbolique, là où se joue le destin de l'humain.
Émission "Le Témoin du Temps qui change", animée par Pascale Werner.

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Que pensaient les premiers Homo sapiens de la mort ? Quelles croyances avaient-ils à propos de l'au-delà ? Des questions existentielles qui agitaient nos ancêtres de la préhistoire.
Julien d'Huy utilise une approche scientifique novatrice, la phylomythologie, pour remonter le temps afin de reconstruire la mythologie des temps passés.
Où l'on apprend que certains mythes étaient largement partagés à la surface du globe et ont laissé une trace, une influence, dans des récits bien postérieurs, y compris dans les grands textes religieux.


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On sait peu de choses sur la façon dont nos ancêtres préhistoriques concevaient la mort. Si l'archéologie nous offre quelques pistes de réflexion, comment dépasser ses limites pour appréhender les croyances de nos prédécesseurs ?
Julien d'Huy, après avoir conçu la méthode phylomythologique visant à reconstituer les mythes du passé en retraçant la généalogie de ceux qui nous sont connus, s'attelle désormais à répondre à des questions fondamentales : à quoi les premiers Homo sapiens attribuaient-ils leur finitude ? Dans leur esprit, les humains étaient-ils mortels de toute éternité et, sinon, comment l'étaient-ils devenus ? Sous quelles formes se figuraient-ils leur dernière demeure et le chemin qui y menait ? Croyaient-ils en une vie après la mort et à la possibilité de revenir de l'autre monde ? Comment envisageaient-ils les relations entre les morts et les vivants ?
À la lumière de l'archéologie de la psyché qu'il développe, on découvre combien certains mythes hérités de nos lointains devanciers continuent de nous influencer dans l'art, la philosophie, la religion, voire la science, sécrétant toujours un puissant imaginaire autour de notre questionnement ultime.