Léon Bloy. Avec Pierre Glaudes, Bernard Sarrazin, Kristina Falicka, Richard Griffiths, Denise Goitein-Galperin, Antoinette Weber-Caflisch et Jean-Claude Polet sur France Culture.


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16.07.1991

Observateur des plus grandes catastrophes, Léon Bloy s'est intéressé à son temps pour chercher inlassablement à y déceler les signes de l'Apocalypse qu'il attendait.
De même, sur le plan littéraire, ce "pèlerin de l'absolu" qui prétendait porter sur sa figure ses propres livres, s'est placé résolument à l'écart des courants contemporains : il n'écrivait que pour Dieu.
En dépit de ses revendications d'anachronisme, Léon Bloy reste cependant un écrivain représentatif de son temps. Une spiritualité intransigeante et inquiète, une profonde intelligence du symbole, un imaginaire violent et tourmenté habitent cet auteur longtemps rangé sous la rubrique des pamphlétaires et qu'il faut aujourd'hui redécouvrir.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Jean Daive.

L'homme en question. Avec Raymond Abellio sur France 3.


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13.02.1977

Après un autoportrait lors duquel Raymond Abellio tente de faire comprendre sa pensée, s'ensuit un débat qui le confronte à Jacques Lacarrière, François Dagognet, Marie-Thérèse De Brosses et Antoine Faivre.
Au fil des questions qui lui sont posées, Raymond Abellio aborde son passé marxiste, sa jeunesse mystique et son passage de la science à la gnose. Il explicite les fondements théoriques de la "structure absolue" et relate sa "seconde naissance" après sa rencontre avec son maître spirituel Pierre de Combas.
Il aborde enfin le problème de l'enseignement de la philosophie, la tradition ésotérique et la Cabbale, le Yi King, la pensée de Mao Tse Toung et la puissance de conversion du marxisme chinois.
Une pensée complexe pour un penseur qui ne l'est pas moins !

Hommage à Louis Massignon. Avec François Angelier, Pierre Lory et Laure Meesemaecker à l'Ecole Normale Supérieure.


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05.04.2006

Disciple de Huysmans et du père de Foucauld, ami de Claudel et de Maritain, égal des Corbin et des Sholem, Louis Massignon est une des plus fascinantes figures de la pensée contemporaine.
Tressées l'une à l'autre, il vécut plusieurs vies d'un même élan : carrière savante (initiateur de l'islamologie mystique et de la sociologie musulmane, il occupa de 1926 à sa mort une chaire au Collège de France), destin spirituel (converti, en 1908, à la faveur d'une expérience spirituelle foudroyante, la célèbre "visitation de l'Étranger", il mena une vie de mystique à l'état civil et fonda le dialogue islamo-chrétien), vocation sociale (il initia dès les années 20 l'aide aux travailleurs émigrés et fut longtemps visiteur de prison), mission politique (longtemps il fut l'homme qui "expliqua" l'Orient au monde politique français ; l'après-guerre le vit s'engager d'abord aux côtés des Palestiniens puis des Marocains et Algériens dans le cadre de la décolonisation).
Dialogue Orient/Occident, face à face chrétienté/Islam, devoir d'ingérence et aide aux plus démunis, personnes déplacées : des questions qui sont encore les nôtres aujourd'hui, et qui ont été posées par ce grand orientaliste français, souvent à contre-courant de son époque.

Léon Bloy ou la mystique de la douleur. Avec François Angelier sur France Culture.


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29.11.2015

François Angelier vient de publier Bloy ou la fureur du juste (Points, 2015), essai dans lequel il revient sur la trajectoire de cet écrivain qui ne cessa, entre la défaite de 1870 et la Première Guerre mondiale, de clamer la gloire du Christ pauvre et de harceler sans trêve la médiocrité convenue de la société bourgeoise, ses élites et sa culture.
Catholique absolu, disciple de Barbey d'Aurevilly, frère spirituel d'Hello et de Huysmans, dévot de la Notre-Dame en larmes apparue à La Salette, hanté par la Fin des temps et l'avènement de l'Esprit saint, Léon Bloy, écrivain et pamphlétaire, théologien de l'histoire, fut un paria des Lettres, un "mystique de la douleur" et le plus furieux invocateur de la justice au coeur d'une époque dont il dénonça la misère sociale, l'hypocrisie bien-pensante et l'antisémitisme.
Bloy ou le feu roulant de la charité, une voix plus que présente - nécessaire.

Émission "Les Racines du ciel", animée par Leili Anvar.

Kabbale, judaïsme et sionisme. Avec Youssef Hindi pour le Cercle des Volontaires.


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12.2015

Youssef Hindi, historien et chercheur indépendant, s'attache à retrouver dans l'histoire le fil conducteur du messianisme sioniste jusqu'aux sources biblique et eschatologique des différents messianismes, jusqu'à la stratégie du "Choc des civilisations".
Les différentes strates historiques qui sont évoquées ont permis l’avènement du sionisme tel que nous le connaissons aujourd’hui, l’idéal Herzelien n’étant pas apparu du jour au lendemain. Par ricochet, elles ont aussi donné naissance à diverses idéologies réformistes comme le wahhabisme au XVIIIème siècle en Islam.
L’action messianiste perdure jusqu’à nos jours avec les géostratèges sionistes actuels (plan Oded Yinon), aidés par les néo-conservateurs américains.

L'entretien est mené par Othman Meslouh, du canal associatif Share Views.

La pensée religieuse de Jean-Jacques Rousseau. Avec Ghislain Waterlot à l'Université de Genève.


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27.09.2012

La présente réflexion s'arrête sur l'une des questions les plus délicates et les plus controversées de la pensée de Rousseau : la relation entre religion et politique.
La guerre, l’apostasie, l’athéisme et surtout la "religion civile" sont étudiés, avec la volonté de ne pas présenter une interprétation univoque ou consensuelle de cet élément clé de la théologie politique de Rousseau. Il s’agit plutôt de montrer à quel point cette construction conceptuelle originale et singulière suscite des discussions et des compréhensions contradictoires.

L'alchimie. Avec Françoise Bonardel sur France Culture.


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26.04.2011

Entre la sagesse philosophique grecque trouvant son équilibre dans l'abstraction intellectuelle et la sublime "folie" de la Croix chrétienne, l'Art d'Hermès (plus couramment nommé alchimie) entretint, de l'Antiquité tardive au siècle des Lumières, l'espérance d'une possible sagesse de la Terre. 
Car, si le Grand Oeuvre fut toujours considéré par les véritables adeptes comme un "Don de Dieu", c'est pourtant à l'homme qu'appartenait à leurs yeux le parachèvement rédempteur de la matière : "notre juge infaillible", dira plus tard Simone Weil.
Philosophes par le Feu, et non par les seuls mots, les alchimistes ne scrutèrent si attentivement la Nature que pour en accomplir le dessein secret : que l'Or, spirituel plus encore que matériel, devienne l'emblème d'un rayonnement universel trouvant à s'incarner dans leur Pierre (dite "philosophale") où s'équilibrent enfin les vertus du Ciel et celles de la Terre. Portés à la répétition du seul et unique Livre dont la fameuse Table d'Emeraude (attribuée à Hermès Trismégiste) recelait déjà l'essentiel, mais soucieux d'en disperser les étincelles en d'innombrables traités, les alchimistes furent à cet égard les premiers compilateurs d'une tradition qui s'est employée à perpétuer l'Esprit mercuriel, intemporel.

Émission "Les Racines du Ciel".

Sur Léon Bloy. Avec Maurice Bardèche sur Radio Courtoisie.


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01.06.1989

Léon Bloy est un des grands noms de la littérature. Chrétien intransigeant, pèlerin du temps des croisades, il exige de tous ceux qui se disent chrétiens l'application intégrale de l'Évangile. "Blasphémateur par amour", il a attaqué avec une extrême violence tous ceux qui se sont compromis avec l'esprit du siècle. Ses polémiques implacables, ses œuvres sans concession, son caractère entier lui ont fait de nombreux ennemis.
N'ayant pas d'autre métier que celui d'écrivain, il a passé presque toute sa vie dans une misère dramatique.
Son christianisme rigide, médiéval, totalitaire, la puissance et la beauté de son style nourri de la lecture des Prophéties lui ont valu après sa mort de fervents admirateurs. Il a été le modèle par sa violence passionnée, parfois injuste, des grands polémistes des années d'avant-guerre.
Mais il a surtout été le guide spirituel et l'inspirateur de Claudel et de Bernanos qu'on peut regarder comme ses disciples et ses héritiers.
Maurice Bardèche ne sacrifie rien de cette vie douloureuse, ni du pittoresque et des contradictions de l'homme que fut Léon Bloy. Il tente de le faire sortir de la sacristie dans laquelle on l'a trop longtemps tenu enfermé. Et il se propose de dégager ce que l'œuvre et la vie de Léon Bloy nous apportent aujourd'hui - pour notre temps.