Anarchistes individualistes et illégalistes à la "belle époque". Avec Anne Steiner sur Radio Libertaire.


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2008

Ils ont vingt ans en 1910 et se définissent comme des "en-dehors". Hors du troupeau, ils refusent de se soumettre à l’ordre social dominant, mais rejettent aussi tout embrigadement dans les organisations syndicales ou politiques. Pour eux, l’émancipation individuelle doit précéder l’émancipation collective.
Leur refus des normes bourgeoises, comme des préjugés propres aux classes populaires, les amène à inventer d’autres rapports entre hommes et femmes et entre adultes et enfants, à prôner l’amour libre et la limitation volontaire des naissances. Leur rejet du salariat les conduit à expérimenter la vie en milieu libre, à réfléchir à d’autres modes de consommation et d’échanges, mais aussi à emprunter la voie de l’illégalisme – jusqu’au célèbre périple de la "bande à Bonnot".
En révolte contre sa famille, Rirette Maîtrejean débarque à Paris à l’âge de seize ans et devient l’une des figures de ce milieu. Son parcours sert de fil conducteur à Anne Steiner qui, en suivant sa trajectoire, fait sortir de l’ombre bien des acteurs de cette épopée anarcho-individualiste ayant fait leur ce précepte de Libertad : "Ce n’est pas dans cent ans qu’il faut vivre en anarchiste." Exigence que plus d’un paya de sa liberté et même de sa vie.

Émission "Offensive Sonore".

Anarchie VS Capitalisme. Avec Tancrède Ramonet pour ThinkerView.


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02.10.2018

Producteur et réalisateur de documentaires, musicien, Tancrède Ramonet s'engage dans une discussion à bâtons rompus avec ThinkerView sur l'anarchisme et le militantisme.
Fortement engagé à travers ses films et son groupe de rock Achab, il nous donne à voir ce que les récits officiels laissent dans l'ombre : le bagne pour les communards, la question des abattoirs, le racisme biologique nazi usant de la science comme justification, et enfin l’histoire de l'anarchisme.
Une rencontre passionnante.

La guerre d'Espagne et l'épopée libertaire. Avec Myrtille Gonzalbo sur Radio Libertaire.


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10.05.2016

Cette émission nous présente deux ouvrages des Giménologues en compagnie de Myrtille Gonzalbo : Les Fils de la Nuit. Souvenirs de la guerre d'Espagne (Libertalia, 2016) et A Zaragoza o al charco ! Aragon 36-38, récits de protagonistes libertaires (L'insomniaque, 2016).
L'émission débute avec un extrait du feuilleton radiophonique mettant en scène le récit d'Antoine Gimenez, milicien libertaire.
Enfin, un débat autour de ladite "violence révolutionnaire" vient clore la discussion.

Emission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Petit cours d'autodéfense intellectuelle. Avec Normand Baillargeon à la Librairie Tropiques.


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04.03.2011

Normand Baillargeon défend, avec une conviction toute libertaire, le scepticisme éclairé et les philosophies analytique et critique à l'appui des outils efficaces qu'il a publié ou auxquels il a contribué.
Une leçon d'émancipation intellectuelle.

Et l'anarchisme devint espagnol (1868-1910). Avec Myrtille Gonzalbo sur Radio Libertaire.


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2017

Myrtille Gonzalbo, des Giménologues, nous propose une histoire de l’anarchisme, du communisme libertaire et des luttes des classes populaires d’Espagne, autour du premier tome de son travail sur les chemins du communisme libertaire en Espagne (1868-1937) :
 - les résistances populaires (grèves, émeutes, sabotages, insurrections, rétorsions) au capitalisme naissant et à la violence de l’État (la Guardia civil, ses meurtres et ses tortures) et des classes dominantes en Espagne au XIXe siècle.
 - la rencontre d’une partie des classes populaires d’Espagne avec l’anarchisme, de la fondation de la FRE (Fédération régionale espagnole, section de l’Internationale anti-autoritaire) et de la "propagande par le fait" comme réponse à la violence de l’État et des classes dominantes. Une histoire, en outre, de l’Internationale anti-autoritaire (scission de l’Internationale de 1872), de l’élaboration du communisme libertaire ("de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins", sans répartition "collectiviste" des produits de l’activité productive en fonction du temps de travail) comme projet révolutionnaire par des exilés de la Commune de Paris (Reclus, Kropotkine) et d’autres (Malatesta, Cafiero, etc.) et de l’adoption progressive de ce projet au sein des fédérations anarchistes du monde entier.
 - enfin, le rappel des luttes de quartiers de Barcelone, de la répression de l’anarchisme au cours des années 1890-1900, du soulèvement populaire de Barcelone de 1909 (et sa répression féroce) et enfin de la fondation de la CNT (centrale syndicale "anarchiste") en 1910.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

"Utopie et Socialisme" de Martin Buber. Avec Patrick Marcolini sur Radio Libertaire.


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18.03.2016

Le mouvement révolutionnaire s'est construit sur un refoulement : celui du socialisme utopique. Dès la fin du XIXe siècle, les propositions de Fourier, Saint-Simon et Owen ont été écartées par les marxistes car considérées comme non scientifiques.
Il est aujourd’hui grand temps de revenir à l’enseignement de ces maîtres-rêveurs, et c'est ce à quoi s'emploie Martin Buber dans son livre inspiré Utopie et Socialisme, source de réflexion incontournable sur les courants socialistes non marxistes.

Le socialisme en question. Avec David L'Epée, Olivier François et Olivier Gnutti pour Initiatives culturelles au café du Pont-Neuf à Paris.


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21.05.2016

Les trois intervenants nous convient ici à débattre du socialisme :
 - David L’Épée ouvre la rencontre en présentant ce qui, sur le plan des valeurs, distingue la gauche et le socialisme et pourquoi il importe de clarifier le débat pour que les classes populaires puissent renouer avec un processus d’émancipation de type socialiste, le seul en rupture avec le système.
 - Olivier François, quant à lui, se penche sur une forme bien spécifique du socialisme, sa version libertaire. Il évoque le souvenir d’un anarchisme transversal, lorgnant volontiers du côté des pensées contre-révolutionnaires.
 - Enfin, Olivier Gnutti donne la place qui lui revient à la praxis en replaçant les conquêtes du socialisme de demain dans une perspective plus militante, se faisant ainsi la voix de l’Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne (OSRE).

Un événement co-organisé par les revues Eléments, Rébellion et l’association Initiatives culturelles.

Kafka et le socialisme libertaire. Avec Michael Löwy sur Radio Libertaire.


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21.06.2009

Destinée singulière que celle de l’oeuvre de Kafka : oeuvre classique, archi commentée, et recommentée ; emblème de ceux, pour qui, toute utopie devait fatalement mener à  son retournement tyrannique. C’est ainsi que Le Procès ou La Colonie pénitentiaire ont pu être réduits à une description du totalitarisme, et, plus largement, comme autant de coups de sonde portés au coeur du Mal absolu dont le 20e siècle aurait été le déploiement.
Mais l'invité Michael Löwy, ne fait pas "la part belle" à  ces interprétations théologiques. Pour s’y opposer, il emprunte les chemins difficiles de la biographie, qui l’amènent à  découvrir un Kafka sur lequel le socialisme libertaire aurait exercé une puissante attraction.
L’épisode anarchiste dans la vie de Kafka nous donne alors la clé d’une inspiration libertaire qui traverse l’oeuvre dans son ensemble. Sensibilité critique dont la principale arme est l’ironie, aussi bien que l’humour noir défini par Breton comme "révolte supérieure de l’esprit".
Se fondant sur témoignages et échanges épistolaires, Löwy déroule ainsi le fil rouge et noir de la sensibilité libertaire de Kafka : l’anarchisme compris non comme la doctrine d’une certaine attitude envers la classe ouvrière, mais comme défiance continuelle envers le pouvoir institué de l’Etat, fut-il constitutionnel.
Ainsi, loin de mettre en scène des personnages aux prises avec le cauchemar de l’Etat total, l’oeuvre de Kafka décrit plutôt l’enfer, banal, et quotidien de la bureaucratisation croissante du monde.