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Le 30 octobre 2021 aura marqué les 200 ans de la naissance de Dostoïevski. Et Matthieu Giroux et Grégoire Quevreux de s'appliquer à montrer en quoi le grand écrivain russe est encore notre contemporain.
S'il a le premier anticipé les crises spirituelles de son temps (montée du nihilisme, disparition de la foi) et les totalitarismes qui en découleront, il parle encore au lecteur du XXIe siècle qui est, lui aussi, confronté au doute existentiel.
C'est l'occasion de se rappeler le caractère actuel de sa pensée.
Émission "Contretemps", animée par Paul Ducay.


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Être andimoderne s'assimile-t-il à être conservateur ou réactionnaire ? Si tel n'est pas le cas, qu'est-ce qui caractérise cette tradition ?
Il est d'abord essentiel de comprendre que les antimodernes sont des modernes, mais des modernes "déniaisés du moderne", des modernes "contrariés". Car, en réalité, il n'y a d'antimodernes que dans le monde moderne, époque dont la datation précise varie selon les écrivains. Certains disent que le monde moderne commence avec la révolution scientifique de Galilée (Michel Henry), d'autres avec la Réforme protestante (Joseph de Maistre), d'autres encore avec la Révolution industrielle (Günther Anders).
Retour sur le sens de l'antimodernité en compagnie des grandes figures de cette tradition hétérodoxe : Joseph de Maistre, Charles Péguy, Georges Bernanos, Simone Weil, et bien d'autres encore.
Émission "Contretemps", animée par Paul Ducay.


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L'écrivain Georges Bernanos nous avait averti en 1946 dans La France contre les robots : "On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure."
Car si la modernité est une période historique définie, elle désigne également un parti-pris philosophique dont les conséquences esthétiques et politiques structurent toujours le monde dans lequel nous vivons. Cette modernité suscite néanmoins des résistances chez ceux qui, penseurs et artistes, refusent le combat qu'elle mène contre toute forme de mystère, de sacré et d'intériorité.
C'est en compagnie de Matthieu Giroux que nous partons à la rencontre de ces rebelles qui, regroupés sous le nom d'antimodernes et loin de former une école de pensée homogène, de Maistre à Guénon et de Chateaubriand à Dostoïevski, contestent l'hégémonie d'un corpus philosophique que ni la critique, ni les contradictions ne semblent épuiser.
Émission "Tu m'en liras tant", animée par Eloi de Villeneuve.