Penser et agir la puissance au XXIe siècle. Avec Frédéric Lordon et Bernard Stiegler pour Ars Industrialis au Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis.


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21.05.2016

On ne saurait aujourd'hui penser une puissance publique sans penser la puissance en tant que telle, et on ne saurait penser la puissance au XXIe siècle sans passer par Spinoza - qui passe lui-même par Aristote, dont le concept de puissance inspire sans doute aussi Simondon, le penseur du préindividuel et de l'individuation.
La puissance devient privée et technologique au cours du XIXe siècle, et, jusqu'à nos jours, ne cesse de se transformer : cette puissance se nomme alors le capitalisme, dont l'organisation économique aussi bien qu'épistémique est constituée par les technologies du calcul et à travers ce que nous appelons le processus de grammatisation en tant que processus de discrétisation - c'est à dire d'abstraction.
C'est depuis ces perspectives très générales que Frédéric Lordon est invité à s'exprimer.

Pourquoi parler du don ? Avec Alain Caillé pour Citéphilo à Roubaix.


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22.11.2014

Il devient de plus en plus urgent de surmonter la fragmentation existant entre les sciences sociales et la philosophie morale et politique. Et, pour cela, de dessiner les contours d'une  théorie sociale (Social Theory) générale.
En fait, il existe déjà une telle science sociale générale : c'est celle que forme ce qu'on peut appeler le modèle économique (utilitariste) général qui domine la pensée et le monde. On sait les problèmes, multiples, qu'il pose.
Pour le dépasser, il faut chercher du côté de l'anti-utilitarisme et du paradigme du don.

La convivialité et le don comme enjeu. Avec Alain Caillé à l'Université catholique de Louvain.


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05.12.2014

S'il faut défendre la sociologie, c'est bien malgré ce qu'elle est devenue. Bien loin de ses grandes espérances initiales et des splendeurs que nous ont léguées les Durkheim, Weber, Simmel, Mead, Elias, Mauss, etc. Ce que l'on appelle sociologie s'est peu à peu recroquevillé jusqu'à apparaître comme la "science (ou la pseudo science) des restes", la science de ce dont ne parlent ni les philosophes, ni les économistes, ni les historiens, ni les anthropologues, ni les théoriciens de la littérature, etc. 
Eclatée en de multiples chapelles théoriques ou idéologiques, privée de colonne vertébrale paradigmatique et institutionnelle, elle ne croit plus pouvoir trouver son unité que dans une référence de plus en plus incantatoire au "terrain" et à l'empirisme, et dans ses querelles infinies sur ce qui fait la bonne méthode ou le bon terrain. 
La sociologie classique, celle qu'il nous faut faire revivre et actualiser, se présentait tout autrement. Elle revendiquait hautement une approche empirique de la réalité et le souci d'établir des faits, elle aussi, mais elle n'imaginait pas que ce puisse être accompli hors-théorie et sans enjeux normatifs, c'est-à-dire éthiques et politiques... Dit autrement, elle se vivait comme le lieu et le moment généraliste de la science sociale générale. 
C'est cette sociologie là qui nous fait désormais défaut et qu'Alain Caillé appelle ici à renaître de ses cendres. Cette sociologie sera ancrée dans le paradigme du don et s'attaquera aux enjeux normatifs et éthiques en proposant une philosophie politique du vivre ensemble : le convivialisme.

Remarque : la qualité audio de l'enregistrement est mauvaise.

Les aventures du sujet moderne : société marchande et narcissisme. Séminaire d'Anselm Jappe à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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2014

La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise".
Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure.
Y-a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Le narcissisme est-il le côté subjectif du fétichisme ? On y trouve toujours le vide, la négation du monde extérieur dans sa multiplicité, la reductio ad unum.
On propose ici un retour sur la naissance historique du sujet moderne dans son opposition au monde et sur le rôle du "travail abstrait" qui se représente dans la valeur marchande, ainsi que sur la dimension anthropologique et psychanalytique du problème - jusqu’aux formes extrêmes de narcissisme que sont la destructivité et la violence aveugle.

Remarque : les cours n°01, 03 et 20 n'ont pas été enregistrés.

Marcel Mauss (1872-1950). Avec Florence Weber et Nathan Schlanger sur France Culture.


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15.09.2012

Pour la première fois, la publication des oeuvres complètes de Marcel Mauss permettra de comprendre la genèse de son oeuvre et d'en percevoir toute l'unité et la modernité.
Marcel Mauss (1872-1950), sociologue, anthropologue et ethnographe, disciple et neveu de Durkheim, doit sa notoriété au célèbre "Essai sur le don", qui inaugure la publication de cette série de 9 tomes et dont la 1ère publication remonte à 1924, dans le magazine "L'année sociologique."
Emission "La Suite dans les idées".

Ce que donner veut dire : anthropologie et philosophie du don. Par Alain Caillé à la Cité des sciences.


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09.11.2010

Alain Caillé est un critique radical de l'économie contemporaine et de l'utilitarisme dans les sciences sociales. Loin de nier que l'intérêt soit un motif puissant de l'action, il critique surtout la position qui consiste à en faire une explication ultime de tous les phénomènes sociaux.
Le paradigme du don, qu'il expose ici longuement (inspiré de l’Essai sur le don de Marcel Mauss), accorde d'ailleurs toute sa place à l'échange intéressé.
Ce n'est qu'en revenant à ce type de socialité que nos sociétés pourraient conjurer leur déclin.

Une histoire naturelle du don. Avec François Athané sur France Culture.


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25.06.2011

François Athané se pose la question du don, et plus largement du transfert en partant d'une lecture critique de "L'Essai sur le Don" de Marcel Mauss.
Il souligne par exemple la contradiction entre don et échange et insiste sur l'universalité du don dans l'espèce humaine, tout en nous prévenant des illusions d'un don porteur de "générosité pure".
Son analyse différe quelque peu des conclusions du MAUSS, notamment dans sa réticence à vouloir appliquer le paradigme du don à la politique.

Le rôle du religieux dans la culture humaine. Avec René Girard à ENS Paris.


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04.12.2007

René Girard nous livre une conférence en forme de synthèse de ses travaux.
La culture produite par une groupe social y est vue comme un mécanisme de protection visant à conjurer les effets pervers et violents induits par le désir mimétique.