Le temps de l'Etat-Entreprise (Berlusconi, Trump, Macron). Avec Pierre Musso à la Librairie Ombres Blanches.


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06.11.2019

Personnages ayant surgi comme par effraction à la présidence de leur pays, perçus comme des "politiques" improbables, Berlusconi, Trump et Macron ont été bien rapidement étiquetés "populistes", "élitistes", "néo-libéraux". Si ces trois figures, pourtant en phase avec l'époque, restent incompréhensibles, c’est qu'ils méritent que l'on formule d'autres hypothèses d'interprétation du phénomène qu'ils représentent.
Berlusconi, Trump et Macron, antipolitiques en politique, sont des figures pionnières de l'État-Entreprise. Cette institution double se manifeste et apparaît aujourd'hui, tandis que l'État est plus affaibli que jamais, et à sa suite la politique et le système de la représentation. L'Entreprise, en premier lieu la grande Entreprise (big corporation), triomphe. Elle est à l’apogée de sa puissance.
Le travail de Pierre Musso met en perspective, sur la longue durée, la mutation profonde du politique en Occident et donne à voir ce qui se joue à l'arrière-plan, entre l'État (institution de la religion du politique) et l'Entreprise (institution de la religion industrielle) : un lent processus de neutralisation de l'État qui s'accélère depuis la fin du XXe siècle et semble tendre à son démantèlement, au profit de l'Entreprise… À tout le moins assistons-nous à un transfert d'hégémonie.
Le temps de l'État-Entreprise advient, temps de la mutation du pouvoir et du rapport de force entre les deux institutions désormais hybridées.

Les communs et la souveraineté. Avec Pierre Dardot à la Librairie Ombres Blanches.


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23.05.2019

Les communs sont d'abord et avant tout des pratiques collectives consistant à soustraire des espaces à la propriété pour les réserver à l'usage commun. Or, la logique de la souveraineté s'est imposée en Occident comme logique de la souveraineté de l'État.
On a donc affaire à deux logiques difficilement compatibles : la première, celle des communs, est fondamentalement plurielle, multiforme, et non centrée ; la seconde, celle de la souveraineté étatique, est indissociable de l'unicité d'un centre qui a pour caractère d'être indivisible et absolu.
Et c'est en compagnie du philosophe Pierre Dardot que nous sommes invités à réfléchir aux enjeux politiques d'une telle question.

L'Âge du productivisme. Avec Serge Audier à la Librairie Ombres Blanches.


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07.06.2019

Depuis la fin du XXe siècle, des signaux d'alarme écologiques ne cessent de retentir : réchauffement climatique toujours plus incontrôlable, destruction exponentielle et dramatique de la biodiversité, déforestations accélérées, pollutions diverses, "plastification" des mers, etc. Pourtant, les défenseurs de la cause écologique peinent à véritablement convaincre l'ensemble de la société ainsi que les décideurs économiques et politiques de la nécessité d'un changement urgent de modèle. Pourquoi les forces politiques, de droite mais aussi de gauche, n'ont-elles pas su ou voulu prendre en charge le défi écologique ?
C'est à cette question que s'intéresse Serge Audier qui, pour y répondre, nous offre une ample fresque sur les racines philosophiques, idéologiques et politiques de la crise actuelle. Au croisement de l'histoire et de la philosophie, cette généalogie intellectuelle examine les logiques doctrinales et politiques qui, depuis près de deux siècles, ont présidé aux prises de position et aux programmes en matière environnementale, à leurs réussites comme à leurs nombreux échecs. Il montre notamment pourquoi, dans de nombreuses régions du monde, la logique socio-économique, politique et culturelle dominante est allée dans le sens d'un modèle productiviste qui a provoqué une destruction accélérée et sans précédent du milieu naturel.
Parallèlement, il soulève la question des "possibles" non aboutis ou non réalisés, et invite à (re)découvrir des voies alternatives – entre anarchisme et socialisme – qui ont cherché à articuler critique sociale et critique écologique du capitalisme, dans l'horizon d'une "cité écologique" à venir.

Un cerveau pensant : psychanalyse et neurosciences. Avec Jean-Pierre Lebrun et Marc Crommelinck à la Librairie Ombres Blanches.


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14.12.2017

Les progrès incontestables des neurosciences de ces dernières années mettent-ils en question la discipline que Freud a inventée et que Lacan a réinventée ? N'assistons-nous pas plutôt à un troisième moment de naissance de la science – après l'âge grec et l'âge classique – qui nous contraint à revisiter les assises du sujet ?
Néanmoins, les avancées des neurosciences nous obligent à problématiser à nouveaux frais les rapports du corps et du langage, à aborder différemment des questions aussi anciennes que cruciales telles les relations corps-esprit, nature-culture, animal-humain... et à prendre en compte l’impact des mutations technologiques sur la réalité psychique.

La religion industrielle. Avec Pierre Musso à la Librairie Ombres Blanches.


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07.06.2017

Pierre Musso, professeur à l'Université de Rennes, nous donne à voir dans son dernier ouvrage la naissance, dans la matrice chrétienne, d'une religion rationnelle qui est désormais notre croyance universelle.
L'esprit industriel s'est emparé du plus grand mystère de l'Occident chrétien, celui de l'Incarnation, et l'a inscrit dans divers grands Corps pour transformer le monde : ceux du Christ, de la Nature, de l'Humanité et de l'Ordinateur.
Il explore la généalogie de la religion industrielle et met en évidence trois bifurcations majeures institutionnalisées dans le monastère (XIe-XIIIe siècles), la manufacture (XVIIe-XVIIIe) puis l'usine (XIXe), avant de constituer l'entreprise (XXe-XXIe). Son élaboration s'est accomplie sur huit siècles pour atteindre son apogée avec la "Révolution managériale", la cybernétique et la numérisation.

Le projet Blumkine. Avec Christian Salmon à la Librairie Ombres Blanches.


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03.10.2017

Il y a plus de trente ans, Christian Salmon renonçait au projet d'écrire la vie d'une légende oubliée de la Révolution russe : Iakov Blumkine, terroriste, tchékiste, poète, stratège militaire, agent secret, exécuté à l'âge de vingt-neuf ans sur ordre de Staline.
Les années ont passé jusqu'à ce que l'auteur découvre à l'occasion d'un déménagement une malle contenant les archives du "projet Blumkine" : des manuscrits, des documents, de rares photographies, et des souvenirs personnels.
Il décide alors de reprendre le "projet Blumkine" pour proposer un récit biographique inclassable, à l'image de ce personnage pris dans les reflets de sa légende : l'enfant romantique d'Odessa, l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne en 1918, le poète qui fréquente Isadora Duncan et l'avant-garde artistique du début des années 1920, le guerrier et le stratège qui reconquièrent la Mongolie, l'agent du NKVD en Palestine, le secrétaire de Trotski... L'auteur entreprend un voyage sur les pas de ce jeune homme qui prétendait avoir eu neuf vies et qui avait tout "d'un amant authentique de la poésie et d'un tueur-né". Un voyage qui le mène d'Odessa à Moscou, d'Istanbul jusqu'aux plateaux du Tibet.
Mais les événements se télescopent : la vie du héros rencontre celle de l'auteur, l'Histoire percute les soubresauts du présent. Le "projet Blumkine" change alors de nature, il déborde de son cadre, la chronologie est pulvérisée, le biographe est à la peine. Un autre voyage commence...

L'individu qui vient après le libéralisme. Avec Dany-Robert Dufour à la librairie Ombres Blanches.


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05.11.2011

Comment dépasser la crise – politique, économique, morale, esthétique, subjective,  etc. – qui affecte aujourd’hui tous les aspects de la vie en société ?
Après avoir subi au 20e  siècle des séismes dévastateurs de nature différente, comment la civilisation occidentale peut-elle se refonder ?
L’auteur s’interroge, en tant que philosophe et citoyen, sur les moyens de résister au dernier totalitarisme en date : le néolibéralisme.
Faut-il, après les avoir dépoussiérés, en revenir aux grands récits venus l’un de Jérusalem –avec les monothéismes–, l’autre de la Grèce –avec le Logos et la raison philosophique ?
Il est en tout cas temps de trouver une issue. Celle, possible, que propose l’auteur : faire enfin advenir un individu qui, rejetant les comportements grégaies sans pour autant adopter une attitude égoïste, deviendrait enfin "sympathique", c’est-à-dire libre et ouvert à l’autre.