Sociologie et nature humaine. Avec Laurent Cordonier pour La Tronche en Biais.


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13.02.2019

L'humain est une chose compliquée à étudier. Il existe de multiples outils, diverses disciplines. Elles ne s'opposent pas les unes aux autres mais se complètent, et des sciences cognitives à la sociologie on peut aborder la condition humaine en tenant compte de toutes les strates d'explications que fournissent ces disciplines.
Pour une plus grande interdisciplinarité, il faut apprendre à regarder l'humain comme un animal dans un milieu naturel, et comme le produit d'une société dont il est en même temps l'artisan. Laurent Cordonier est sociologue, il est l'auteur de La nature du social qui traite de ce sujet, et nous éclaire ici sur ce que son approche peut apporter à notre effort collectif pour mieux nous comprendre.

Les secrets de l'anthroposophie. Avec Grégoire Perra pour La Tronche en Biais.


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14.11.2018

Philosophie karmique teintée d'astrologie et "science" volontiers occulte de la psyché, l'anthroposophie a de très nombreux adeptes, dont certains dans les plus hautes sphères de la société.
Fatras de croyances né sous la plume de Rudolf Steiner, puissante mais discrète dérive sectaire, quel est donc ce mouvement similaire en bien des points à la scientologie, mais dont la plupart d’entre nous n'avons jamais entendu parler ?

Biologie et orientation sexuelle. Avec Jacques Balthazart pour La Tronche en Biais.


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06.12.2017

Les préférences sexuelles ne sont pas choisies par ceux qui les éprouvent. Et si l'on retrouve de l'homosexualité dans le monde animal, cela signifie qu'il existe des facteurs biologiques innés à l'orientation sexuelle.
La recherche scientifique dans ce domaine soulève des objections, des soupçons d'eugénismes, mais aussi l'espoir que la compréhension de ce phénomène naturel permette de dédramatiser les "orientations non conventionnelles".
Jacques Balthazart, professeur de biologie à l'Université de Liège, travaille sur ces questions depuis longtemps et nous dresse un état de l'art.

Le féminisme et la théorie de l'évolution. Avec Peggy Sastre pour La Tronche en Biais.


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07.12.2016

"À tous les problèmes compliqués, il existe une solution simple et fausse." (disait Henry Louis Mencken)
Il y a donc une manière simple et fausse de penser résoudre les problèmes d’inégalité qui existent entre les êtres humains, en particulier entre ceux qui ont un organe sexuel externe et celles chez qui il est interne. Les garçons et les filles ; les femmes et les hommes.
Nos sociétés perpétuent des codes qui assignent un rôle un chacun d’entre eux, qui tracent des routes que nous sommes priés d’avoir envie d’emprunter, qui nous interdisent formellement certains désirs et font planer la menace d’une mauvaise réputation, d’un rejet silencieux mais ferme, de la part de nos semblables ou presque semblables.
L’état actuel des inégalités entre les sexes est largement scandaleux, et on doit travailler à y remédier. On estime qu’à l’échelle mondiale le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté, la guerre et les grandes crises humanitaires est de consolider l’émancipation des femmes, de leur permettre d’établir le contrôle de leur corps et leur indépendance financière. Car il n’y a généralement pas de famine dans les régions où les femmes ont une activité économique et ne sont pas réduites à pondre des enfants.
Le féminisme est donc une chose sérieuse, une pensée qui s’adresse à un problème compliqué, raison pour laquelle les discours simplistes sont doublement navrants.
On désigne sous le nom de patriarcat le système qui institutionnalise, consolide, prolonge, défend une vision du monde où les femmes doivent se contenter de la place qu’on leur donne, une vision où les hommes et les femmes, dans une lutte constante des unes contre les autres, auraient des intérêts disjoints, largement égoïstes, et œuvreraient soit pour le maintien de la domination masculine, soit pour son renversement.
Sous bien des aspects, le patriarcat existe : il y a bien des contraintes qui s’exercent sur nous et qui vont dans le sens d’une domination des femmes par les hommes. Mais une fois qu’on a dit cela, il reste encore à expliquer pourquoi, et il est trop tentant d’accuser les mauvaises intentions des uns et la faiblesse des autres. Les comportements humains ne sont pas intrinsèquement différents de ceux des animaux, ils reposent sur des dispositions qu’on pourrait qualifier de naturelles : des aptitudes, des préférences qui trouvent leur origine dans la biologie de notre espèce.
Il faut donc enrichir notre lecture des faits, notre compréhension des dynamiques qui traversent nos sociétés avec ce que nous apprennent les sciences du vivant, et en particulier les principes darwiniens qui éclairent dans la nature les rapports sophistiqués, surprenants, parfois ébouriffant entre les sexes et qui reposent sur un fait fondamental : l’asymétrie de l’investissement parental.
Les sciences de l’évolution ont des choses à dire à propos du terrain "naturel" sur lequel s’établissent les rapports des femmes et des hommes. La génétique n’explique pas tout, mais si certaines choses sont innées ou bien codées dans nos instincts (car l’humain a des instincts), il n’est pas raisonnable de le nier si l’on veut comprendre quelque chose et travailler intelligemment à l’amélioration du sort de chacun.
Pour découvrir ce pan de la science, un peu spéculatif, un peu provocant, mais trop souvent instrumentalisé dans des luttes partisanes et idéologiques, La Tronche en Biais reçois Peggy Sastre, journaliste et philosophe, qui aborde régulièrement ces thèmes dans ses écrits, et notamment dans son livre La domination masculine n’existe pas.

La Tronche en Biais et l'esprit critique, par Charles Robin.


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2017

"Zététique", "biais de confirmation", "rasoir d'Ockham"... Ces mots vous disent quelque chose ? En quelques mois, ils sont devenus les expressions fétiches d'une nouvelle communauté Youtube, celle de La Tronche en Biais.
Dans leurs vidéos explicatives et leurs émissions live, Acermendax, Vled Tapas et Loki Jackal abordent de nombreux sujets - souvent scientifiques mais aussi sociétaux ou philosophiques - sous l'angle de l'esprit critique et de l'examen rationnel.
Mais suffit-il de se réclamer de la pensée critique pour l'appliquer rigoureusement et de manière impartiale ? Suffit-il de dénoncer les biais de confirmation à l'œuvre dans les discours de ceux qu'on critique pour en être soi-même à l'abri ?
Dans cet entretien, Charles Robin nous montre que les animateurs de La Tronche en Biais sont eux-mêmes très souvent victimes des biais cognitifs qu'ils prétendent mettre en lumière...