Marx était-il écolo ? Avec Denis Collin à Avallon.


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16.05.2025

Denis Collin interroge le rapport de l'être humain à la nature et au travail à partir de la pensée de Marx. L'être humain est présenté comme un être naturel, dépendant de son environnement et des autres vivants. Le travail lui permet de transformer la nature pour répondre à ses besoins, mais aussi de développer ses propres facultés. Dans le système capitaliste, cette activité est toutefois détournée : on ne produit plus d'abord pour satisfaire des besoins, mais pour vendre des marchandises et accumuler de la valeur. La société se retrouve ainsi soumise à une logique de croissance devenue indépendante des besoins réels.
Il analyse ensuite les conséquences écologiques de cette dynamique : épuisement des ressources, dégradation des sols, extractivisme et dérèglement climatique. Une croissance infinie étant impossible dans un monde fini, plusieurs scénarios sont envisagés, de l'autoritarisme à la barbarie. Une autre perspective repose sur la démocratie, l'égalité, l'entraide et la gestion collective des biens communs.
Il s'agirait donc de réorienter la production vers les usages réels, de privilégier la durabilité, la réparation et la sobriété, tout en reprenant collectivement le contrôle du travail, du temps et des choix techniques.

Une conférence pour l'association "Les Remparts" à la Maison Hirondelle.

Comment peut-on être encore marxiste ? Avec Denis Collin à Montréal.


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27.10.2023

La réalisation du marxisme au XXe siècle s'est révélée si catastrophique qu'on ne voit pas ce qui pourrait rester des idées du grand philosophe. Le marxisme orthodoxe, celui qui servit de doctrine aux partis socialistes, aux partis communistes et aux divers groupes issus du trotskisme, ce marxisme-là est mort et bien mort. Et les opérations de "reconstruction", "refondation" et "réhabilitation" sont vouées à l’échec.
Il reste cependant un bon usage de Marx qui fournit des outils pour comprendre notre temps : comprendre l'échec du marxisme et du communisme à l'aide de ses propres outils théoriques. En effet, l'évolution du mode de production capitaliste est bien conforme aux grandes tendances analysées par Marx. Nous ne vivons pas une époque d'excès du capital financier, comme on le lit un peu partout, mais plutôt une époque de pleine réalisation de tout ce que le capital contenait en germe.
Enfin, face à la course folle du capital, il faut penser les moyens de sauver le monde, de sauver un monde vivable, un monde humain pour tous les hommes que porte cette planète. Et là encore, on trouve de bonnes pistes chez Marx.

Une conférence qui s'est tenue à la Maison Hirondelle.