Le duel métaphysique entre Athènes et Jérusalem. Avec Bernard-Henri Lévy à l'Espace Rachi.


(0)
700 Vues
1 commentaire
12.2006

Conférence intéressante dans laquelle l'activiste politique Bernard-Henri Lévy nous présente, sans détour, sa vision du monde.
En prétextant de fournir une analyse de l'antagonisme métaphysique entre la pensée juive et la philosophie grecque, l'occasion lui est donnée de porter une attaque violente contre la tradition chrétienne et ses fondements, qualifés de sectaire et violent.
L'histoire des deux mille dernières années semblent alors se résumer en un combat entre l'oppresseur chrétien et le peuple juif, victime éternelle d'un monde jaloux et ingrat.
Ce cadre de pensée est essentiel à saisir, pour qui voudrait comprendre la vision du monde qui anime une certaine partie de la classe dirigeante.

Léo Strauss (1899-1973). Avec Corine Pelluchon au Collège des Bernardins.


(0)
317 Vues
0 commentaire
01.02.2017

Juif Allemand, Léo Strauss s'exile aux USA à la fin des années 30 et s'impose comme philosophe politique.
Grand lecteur des textes classiques, de Platon à Spinoza et Hobbes en passant par Maïmonide, il livre de précieuses analyses sur la généalogie du nihilisme.
Ses méditations sur les Lumières, la crise du rationalisme moderne, le rapport entre religion et politique, et le libéralisme sont peut-être inégalées au XXe siècle.

Strauss, Bloom et l'Amérique. Entretient avec Pierre Manent pour Le Bulletin d'Amérique.


(0)
537 Vues
0 commentaire
09.06.2011

Familier de la vie des idées américaine, Pierre Manent a bien recevoir Le Bulletin d'Amérique pour un entretien filmé.
Revenant sur sa découverte de Léo Strauss et des Etats-Unis, il jete un regard à la fois critique et bienveillant sur ce pays.
L'entretien est découpé comme suit :
  - Comment avez-vous découvert les Etats-Unis?
  - En quoi Léo Strauss est-il ce "grand libérateur" que vous évoquez dans "Le Regard politique"?
  - Les Professeurs Michael et Catherine Zuckert soulèvent, dans "The Truth About Leo Strauss", ce qu’ils perçoivent comme le grand paradoxe straussien: Léo Strauss aurait en effet laissé à ses élèves un héritage difficile, que l’on peut résumer ainsi: 1. L’Amérique est moderne; 2. La modernité est mauvaise or 3. L’Amérique est bonne. Qu’en pensez-vous?
  - Vous avez vous-même déclaré "je crois que si on a l’ambition de comprendre la politique moderne, il faut une certaine compréhension des Etats-Unis et donc avoir un certain amour pour les Etats-Unis". L’idée d’amour est très forte. Qu’entendiez-vous par là?
  - Vous avez été l’ami d’Allan Bloom, auteur, entre autres, de "L’âme désarmée" et de "L’Amour et l’Amitié". Vous avez reproché à Saul Bellow d’avoir échoué de portraiturer celui-ci dans "Ravelstein". Alors, qui était-il?
  - Vous dites qu’Allan Bloom aimait profondément la France. Ensuite, vous notez discrètement que "certains de ses élèves, qui l’accompagnaient, ont pris de la France une vue de plus en plus négative". Comment l’expliquez vous? Etait-ce le signe d’une nouvelle Amérique?
  - La question de la religion dans la dynamique de l’Occident parcourt l’ensemble de votre oeuvre. Quelle est la place de la religion dans la dynamique de l’Amérique?
  - L’Amérique peut-elle apprendre quelque chose de la France?