Les anarchistes dans la Révolution russe (1917-1918). Avec Armel Campagne et Guillaume Davranche pour Histoire radicale.


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05.2022

De la Révolution russe, les libertaires ne retiennent souvent que deux épisodes épiques et signifiants : la Makhnovchtchina ; Cronstadt 1921. La séquence initiale de 1917-1918 est plus mal connue. C'est pourtant là que l'essentiel de la partie s'est joué pour le mouvement anarchiste.
En février 1917, l'anarchisme était la composante la plus minoritaire du socialisme russe. Quelle était alors sa consistance, quel fut son rôle, quels choix opéra-t-il ? Certes, la politisation fulgurante du prolétariat et des conscrits entraîna une croissance pléthorique des partis et des syndicats, jusque-là clandestins. Mais comment transformer ce flot de convertis volatils en une force collective, capable de peser sur le cours des événements ? Comment créer la surprise ?
Guillalume Davranche raconte comment le mouvement libertaire joua sa partition et tenta de rattraper son retard, avant d'être brutalement étranglé par le nouveau pouvoir.

La réception de Hegel par Lénine. Avec Sasha Besnard pour l'Institut Humanisme Total.


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01.2024

Souvent réservé aux spécialistes, la question de la réception originale de Hegel par Lénine est pourtant essentielle pour tout militant marxiste. À une époque où le marxisme était déjà une tradition théorique établie, Lénine a dû se positionner face aux différentes interprétations de Hegel, offrant une lecture distincte de celle de ses contemporains.
Son approche, plus favorable à Hegel que celle d'autres marxistes, voire que Marx lui-même (à tout le moins le Marx auquel Léline avait alors accès), soulève des questions sur les implications pratiques de cette philosophie, souvent perçue comme abstraite. L'objectif est de comprendre ce que Lénine a retenu de Hegel et comment cette lecture a influencé sa pensée politique.
Contrairement Plekhanov ou les théoriciens de la Deuxième Internationale qui rejetaient souvent Hegel au profit d'un matérialisme mécaniste ou évolutionniste, Lénine a su tirer parti de la dialectique hégélienne pour analyser les contradictions immanentes de la réalité. Cette approche lui a permis de dépasser les schémas étapistes de son époque et d'adapter sa stratégie révolutionnaire au contexte spécifique de la Russie, illustrant ainsi l'importance pratique d'une compréhension fine de Hegel pour l'action politique.

 - 00'15 : Présentation
 - 03'35 : La formation intellectuelle de Lénine 
 - 23'34 : L'influence hégélienne dans Matérialisme et Empiriocriticisme 
 - 34'13 : La lecture de la Science de la Logique en 1914
 - 50'20 : Conclusion

Lénine et le socialisme dans un seul pays. Avec Jean-Jacques Marie à l'Ecole Normale Supérieure.


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15.01.2023

En 1924, au moment de sa mort, Vladimir Ilitch Oulionov (1871-1924), dit Lénine, a perdu le contrôle du parti qu'il avait fondé en 1903. En 1943, l'Internationale qu'il avait créée en 1919 a été dissoute par son successeur. En 1991, l'État qu'il avait bâti en 1917 au milieu des ruines s'est effondré.
Pour comprendre cet homme, Jean-Jacques Marie va au-delà des légendes et des jugements moraux et, à la lumière des informations révélées par les archives soviétiques, nous restitue ce que fut la dernière période de sa vie, de 1917 à 1923.
Ni hagiographique ni inquisitorial, le travail de Jean-Jacques Marie permet également de mesurer l'héritage de cet "inventeur politique" hors-norme.

Une intervention qui se fait dans le cadre du séminaire "Lectures de Marx".

Que faire de Lénine ? Avec Guillaume Fondu à l'Ecole Normale Supérieure.


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26.02.2024

Dès les premiers jours d'octobre 1917, Lénine va incarner la révolution russe, aux yeux de ses admirateurs comme de ses adversaires. Au plus fort de la guerre froide jusqu'à nos jours cette figure révolutionnaire va susciter des regards sans nuance : génie politique et chef d'orchestre de la révolution pour les uns, agitateur machiavélique et dirigeant sanguinaire pour les autres.
Écartant aussi bien la légende noire que la légende dorée, Guillaume Fondu confronte les réflexions et les choix politiques du leader bolchevique aux positions de ses camarades et adversaires sur les mêmes questions. Lénine est ainsi replacé au cœur du contexte historique dans lequel il s'est formé, a élaboré ses conceptions de la lutte politique et a œuvré à la révolution.
Grâce à cette approche originale, Guillaume Fondu bouscule non seulement des idées reçues renouvelant notre compréhension de ce personnage historique mais il nous permet aussi de questionner les pratiques militantes et les stratégies politiques contemporaines.

Une intervention qui se fait dans le cadre du séminaire "Lectures de Marx".

La révolution de 1917. Avec Armel Campagne sur Fréquence Paris Plurielle.


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03.2024

Plus de 100 ans après il est temps de poser un autre regard sur la Révolution russe de 1917 en prenant le contre-pied des récits simplificateurs léninistes et anarchistes et de l'historiographie bourgeoise et contre-révolutionnaire, en s'appuyant notamment sur l'histoire sociale qu'en a proposé Marc Ferro dans La révolution de 1917 (Albin Michel, 1997).
C'est d'abord par un panorama de la situation politique, sociale et économique de la Russie avant la révolution de Février qu'il faut commencer pour ensuite analyser la formation du triple pouvoir et les aspirations des différents groupes sociaux. La crise du régime issu de Février et les tensions grandissantes jusqu'aux journées de juillet sont également explorées. 
Finalement, il faut comprendre le putsch avorté de Kornilov comme un tournant contre-révolutionnaire et retracer enfin la dynamique insurrectionnelle menant à la révolution d'Octobre. 
C'est l'occasion d'une réflexion sur le caractère démocratique ou putschiste du processus révolutionnaire dans son ensemble afin de réfléchir sur les enseignements de 1917.

Émission "Sortir du capitalisme".

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2024

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Lénine en son temps. Avec David Muhlmann pour Le Temps des Ruptures.


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20.10.2022

Dans l'histoire de la gauche, Lénine représente l'exigence d'un effort intellectuel de priorisation stratégique au service de l'action. Alors que la gauche française contemporaine souffre d'un déficit de capacité stratégique dans sa manière d'envisager l'actualité politique en fonction de l'agenda électoral, faire retour à Lénine est riche d'enseignement.
À rebours d'un dogme figé, la pensée de Lénine est complexe et changeante, et son rapport au temps, à la conjoncture politique, constitue le fil rouge par lequel elle s'élabore. Sa capacité d'action est liée à son ajustement permanent aux aspérités d'une réalité sociohistorique changeante, tout en maintenant l'exigence révolutionnaire.
Lénine est le théoricien du moment opportun (kairos), ce bon moment pour agir, qui permit l'efficacité révolutionnaire de 1917.

Staline. Avec Henri Guillemin au Centre d'Action Culturelle de Mâcon.


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06.10.1978

C'est avec précision qu'Henri Guillemin relate l'ascension politique et le règne de Staline. D'abord la répression en Géorgie dans les années 20 alors qu'il est encore sous l'autorité de Lénine, l'industrialisation forcée accompagnée de la déportation de plusieurs millions de paysans et enfin, dans les années 30, les assassinats de proches et les grandes purges. Après avoir expliqué le pacte qu’il passa le 23 août 1939 avec Hitler, il nous montre Staline face à l'armée nazie assiègeant Moscou fin 1941, alors qu'il prend le parti d'exalter le patriotisme russe avant de lancer la contre-offensive qui mènera l'Armée Rouge à Berlin en 1945.
En forme de conclusion, Henri Guillemin esquisse un portrait psychologique de Staline : il n'était pas "sadique" et il commit si l'on peut dire des crimes abstraits. Son comportement tyrannique, dans la lignée d'Yvan le Terrible et de Pierre le Grand, ne doit pas occulter le fait qu'il fut réellement pleuré par le peuple russe à sa mort.