Le réel et le donné. Avec Jean-Luc Marion à l'Ecole Normale Supérieure.


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12.02.2018

La question du "réalisme" souffre de l'indétermination dans laquelle on y laisse la notion même de "réel". Car le réel ne se résume pas à l'objet, et la chose demande précisément qu'on l'émancipe de sa constitution comme un objet pour un ego constituant.
Cette opération, négligée par la plupart des "réalistes" contemporains impose non seulement la décontraction de l'objectité de la metaphysica moderne, mais aussi la réduction au donné.

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

Moment catholique ou nouvelle contre-culture ? Avec Jean-Luc Marion et Jean-Pierre Denis au Collège des Bernardins.


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06.06.2018

Dans son récent ouvrage Brève apologie pour un moment catholique, l'académicien et philosophe Jean-Luc Marion considère avec un regard profond et original que les catholiques "ne cessent d'apporter à la communauté nationale dans son ensemble. Et dans tous les domaines : la solidarité, l'éducation, le civisme, le sens des responsabilités, la fidélité aux engagements privés et publics, etc.".
Selon Jean-Pierre Denis, l'Eglise "mainstream" n'a cessé de se tromper dans son rapport avec la culture depuis des décennies : le christianisme n'est plus au centre mais en marge et il y restera. Rejetant le terme de "moment catholique", il affirme que c'est la condition même de la foi que d'être à la marge et propose de revenir sur ce malentendu.
Des positions différentes qui peuvent aussi se révéler complémentaires et nous permettent de mieux comprendre la place et le rôle des chrétiens dans la société française contemporaine.

Un débat modéré par Louis Manaranche, responsable de l'Observatoire de la modernité.

De la révelation comme phénomène. Avec Jean-Luc Marion aux Rencontres philosophiques de Monaco.


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21.01.2019

Qu'en est-il de la notion de "révélation" dans la philosophie aujourd'hui ? Comment penser, à notre époque, la relation immémoriale entre philosophie et théologie ?
Jean-Luc Marion poursuit ici sa radicale critique de la métaphysique, à partir de l'idée de révélation, que la métaphysique s'est d'une certaine manière arrogée, mais qui toutefois excède sa logique et son ordre, demeurant ainsi, à bien des égards, son impensé.

Dix leçons de philosophie sur la vérité. Avec Jean-Luc Marion au Centre Sèvres de Paris.


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06.12.2017

La question de la vérité reste-t-elle inchangée, univoque, lorsque l'on passe de la philosophie à la théologie ? Ou devons-nous envisager que son modèle se transmue radicalement ? Car il n'en va jamais de la même façon pour la vérité en philosophie et en théologie. Mais alors comment se découvre ce qui se révèle – s'il ne se borne pas à dévoiler ? Révéler, dévoiler, de quelle vérité parle-ton en philosophie et en théologie ?
Le philosophe Jean-Luc Marion nous aide à comprendre ce qui distingue la vérité ("aleteia", en grec, recherchée par les philosophes) de la "révélation de Dieu" ("apocalypse").

Une conférence qui s'inscrit dans "Les leçons de philosophie", sous la direction de laurence Devillairs.

Le tournant théologique de la phénoménologie. Avec Jean-Luc Marion sur KTOTV.


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05.12.2019

Introduit, dès ses plus jeunes années à la pensée d'Edmund Husserl et à celle de Martin Heidegger, influencé par le philosophe Ferdinand Alquié et le théologien Hans Urs von Balthasar, Jean-Luc Marion est emblématique du "tournant théologique de la phénoménologie".
En effet, en France, dès 1935, s'opère une division entre phénoménologie athée avec Sartre et Merleau-Ponty et phénoménologie religieuse avec Ricoeur et Lévinas. C'est dans la postérité de celle-ci que s'inscrit Jean-Luc Marion.
Il nous parle ici simplement de ce qui l'a amené à étudier l'histoire de la philosophie, la phénoménologie, sa philosophie du don et, choisissant ses mots pour être compris de tous, nous invite à penser.

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

Mort d'une idole, celle de Dieu. Avec Jean-Luc Marion sur Canal Académie.


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29.03.2009

Jean-Luc Marion, philosophe, spécialiste de Descartes et phénoménologue, nous parle de Dieu et du retrait du divin, de l’amour et de son absence en philosophie, ou encore de la charité. Mais en nous invitant à penser autrement ces notions.
Ce professeur à la Sorbonne et à Chicago a développé une nouvelle approche de Dieu, débarrassée des pesanteurs de l’Etre, pour mieux reprendre cette question. Il écrit : L’idole et la distance (1977) et Dieu sans l’être (1982). Jean-Luc Marion occupe, dans la philosophie française, une place de choix, une place singulière. Un peu à contre-courant de la philosophie dominante dans les années 1968, il cherche à :
 - Réhabiliter la philosophie, son histoire et sa fonction. Il eut comme maître Jean Beaufret et Ferdinand Alquié, le premier étant "l’introducteur" de Heidegger en France et le second, LE spécialiste de Descartes à la Sorbonne. Il deviendra, à son tour, spécialiste de Descartes, lui consacrant cinq livres.
 - Penser autrement "la mort de Dieu", objet de L’Idole et la distance (1977) en considérant cette mort comme, avant tout, la mort d’un concept, d’une certaine primauté de l’Etre et du "Dieu moral". Il considère ce retrait du divin comme l’ultime figure de la révélation. En somme, dit-il 1/ Le Dieu qui est mort est une représentation (une idole) contre lequel il faut lutter 2/ Dieu, lui, est mort sur la croix et est donc en retrait – manière, pour nous, d’éprouver la filiation.
 - Penser autrement l’amour et la charité. Dans Le phénomène érotique (2003) il indique, au début de son livre, que la "philosophie ne dit aujourd’hui plus rien de l’amour, ou si peu", qu’elle "n’aime pas l’amour" et que nous constatons un "divorce" entre la philosophie et l’amour, que nous vivons "dans un grand cimetière érotique". Il y a, dit-il, une "rationalité érotique" et l’amour en relève.

René Girard, Emmanuel Levinas : du sacré au saint. Avec Jean-Luc Marion à l'Ecole Normale Supérieure.


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04.11.2013

René Girard a élaboré depuis son premier livre, en 1961, une théorie du sacré dans la culture occidentale. Cette théorie repose sur trois postulats fondamentaux :
 1) le désir est emprunté à l’autre, qui joue le rôle du médiateur ou du modèle (approche inspirée par des écrivains comme Dostoïevski) ;
 2) la culture étant définie comme un système de différences, les cultures archaïques "gèrent" le désir mimétique en refaisant sans cesse la distinction entre les violences légales et illégales, le sacré et la violence ; elles se servent, pour ce faire, du "mécanisme sacrificiel" ;
 3) le monde moderne est né du délitement de l’institution sacrificielle, d’où le besoin de trouver une alternative au sacrifice, afin que la culture puisse survivre sans s’autodétruire, alternative apparue dans les Écritures juives, puis dans les Évangiles.
Emmanuel Levinas construisit, en particulier depuis Totalité et Infini, publié lui aussi en 1961, ce qu’on peut appeler une théorie de l’éthique. Peu convaincu par le concept de subjectivité et de moralité développé de Kant à Heidegger, en passant par Hegel et Husserl, concept qui met un sujet conscient face à des objets de connaissance, Levinas propose une compréhension de la subjectivité humaine fondée sur une responsabilité éthique première et sans limite devant autrui, dont le visage donne un accès à l’infini. Menant de front plusieurs projets, conjointement dans les études juives et dans la tradition philosophique à partir de Platon, Levinas voulut faire revenir l’hébreu dans le grec. Puisant dans les écrits de Martin Buber et de Franz Rosenzweig, il construisit une éthique "descriptive" qui inverse le rapport kantien traditionnel entre l’éthique et le politique : cette configuration nouvelle subordonne toute rencontre médiatisée (l’universel, le juridique, le catégorique, le politique) à la rencontre personnelle immédiate entre le moi et autrui, par lequel nous sommes pour ainsi dire pris en otage.
Le propos de Jean-Luc Marion est d'évaluer en quoi ces deux pensées se répondent, se complètent ou s'opposent : si Girard déploie une théorie du sacrifice en tant que tel, il n’a en revanche pas de théorie éthique ; Levinas propose, lui, une théorie de l’éthique tout à fait compatible avec la lecture anti-sacrificielle que Girard fait du sacré, même si elle ne se pense pas dans les mêmes termes.
L’articulation de ces deux pensées pourrait-elle aider à une compréhension plus large des théories du sacré et de l’éthique ?

Comment ne se pose pas la question de Dieu. Avec Jean-Luc Marion au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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15.01.2015

Notre monde actuel est saturé de religions, mais, à fortiori, ne doit-on pas se demander "où est Dieu" ?
Mais a-t-il besoin d’exister pour être ? Ou pouvons-nous penser Dieu sans penser son existence ?
Alors, serait-il comme l’Amour qui est sans besoin d’exister ? Ne serait-ce pas cela la question essentielle ? Si le mode d’existence de Dieu – ou de non-existence – n’était que secondaire ?