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Comment Jean Cau (1925-1993), jeune secrétaire de Jean-Paul Sartre et chéri de l'intelligentsia germanopratine, est-il devenu "l'homme de lettres le plus haï de Paris" selon le journaliste Pierre Bénichou ?
Écrivain, polémiste, moraliste de grand style, hanté par la décadence de l'Occident, Jean Cau a ferraillé comme un beau diable contre l'imposture progressiste, avec brio, ironie et pugnacité.
Émission "Les idées à l'endroit", animée par Rémi Soulié.


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Romancier, chroniqueur, dramaturge, scénariste, parolier, essayiste, pamphlétaire, Jean Cau avait vingt cordes à son arc. Parmi elles, le journalisme. L'écrivain était un journaliste d'exception, de passion et de rigueur qui savait mettre une culture rare au service d'une langue drue, directe, maniée comme une flamberge.
Fils d’ouvrier agricole, né à Bram dans l'Aude, en 1925, monté à Paris, secrétaire de Jean-Paul Sartre, il rompit dans le fracas avec l'intelligentsia parisienne. Compagnon de route d'Éléments, le journaliste occitan a successivement mis le feu à France Observateur, scandalisé L'Express, réveillé Le Figaro littéraire.
Plus tard, à Paris Match, le poids des mots, c’était lui ! Chacun de ses articles touchait pile en pleine cible : les tièdes, les marionnettes du temps et les rien-pensants.
À la question de savoir comment redonner ses lettres de noblesse au journalisme, métier à l’agonie, castré par la censure et le politiquement correct, la réponse est simple : se plonger dans Jean Cau.


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Qui se souvient encore de Jean Cau ? L'homme qui, avant de passer maître dans l'art de brocarder les bonnes âmes de son temps, fut un de leurs plus fidèles apôtres.
Né en 1925, dans une famille de villageois occitans, ce brillant élève devint à vingt ans secrétaire de Jean-Paul Sartre, puis journaliste vedette de L'Express, avant de recevoir le prix Goncourt 1961 pour La Pitié de Dieu.
Après vingt ans de compagnonnage, l'enfant chéri des intellectuels de gauche reprit soudain sa liberté. Depuis sa tribune de Paris Match, et au fil de mémorables pamphlets, Cau l'indocile n'épargna plus rien ni personne : Mai 68, l'égalitarisme, la technocratie, le tout-Amérique, Mitterrand...
Ludovic Marino et Louis Michaud rendent hommage à l'écrivain admiré des Croquis de mémoire, et à l'exceptionnelle leçon d'indépendance que porte sa destinée : il fut un témoin passionnément impliqué dans les débats de son siècle, mais aussi un amoureux fou de l'Espagne, un aficionado viscéralement attaché à ses origines paysannes.
Une vie entière à toréer la littérature.


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Acteur de théâtre et de cinéma, Fabrice Luchini confie ses goûts pour le portrait, la réplique, l'aphorisme, goûts qu'il met en scène dans son spectacle Conversation autour des portraits et des autoportraits.
Ce sont notamment des portraits signés par Jean Cau et Philippe Lançon qui illustrent le rapport "organique" que Fabrice Luchini entretient avec la littérature.
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.


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Jean Cau, écrivain et journaliste, revient sur le parcours intellectuel qui a été le sien. De proche collaborateur de Jean-Paul Sartre au prix Goncourt en 1961 avec La Pitié de Dieu, il commente l'évolution politique dont on le crédite qui l'a conduit à attaquer vertement le quotidien Le Monde.
Revenant sur ses origines modestes, il parle de son amour du peuple, de la responsabilité des hommes politiques qui se posent en conducteurs d'hommes et du rôle que l'écriture joue dans sa vie d'homme de plume.