Le sujet contemporain entre fétichisme de la marchandise et pulsion de mort. Séminaire d'Anselm Jappe au Collège international de philosophie.


(0)
1294 Vues
0 commentaire
2015

La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le "fétichisme de la marchandise". Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure. Y a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ?
En quoi l’inconscient explique-t-il l’omniprésence de formes fétichistes de socialisation tout au long de l’histoire ? Peut-on imaginer un dépassement du "malaise dans la civilisation" en rompant avec le travail, la famille patriarcale et les structures autoritaires, comme le proposait Herbert Marcuse, ou risquet-on de cette manière de remplacer les formes œdipiennes-autoritaires par des formes narcissiques et "liquides" qui ne nous rapprochent pas davantage de l’émancipation ? Vaut-il alors mieux se référer à Christopher Lasch et juger les différentes cultures sur leur capacité d’apporter des solutions "évolutives" – plutôt que "régressives" – à l’angoisse originaire de la séparation et à d’autres données inconscientes ? En quoi cette approche permet-elle de critiquer efficacement de nombreux traits de la société contemporaine "liquide" ? Le sujet narcissique contemporain constitue-t-il une rupture avec le sujet "classique", "fort", "œdipien", ou en est-il plutôt la continuation ? Et quel est le lien entre néo-libéralisme économique et diffusion de comportements narcissiques, en tant qu’exaspération de la mentalité de concurrence ? Faut-il revenir au sujet "autonome", "kantien", et à l’État régulateur ? Est-ce souhaitable ?
Dans ce séminaire, qui fait suite aux cours déjà proférés à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, Anselm Jappe approfondira le lien entre la théorie freudienne et la critique du fétichisme de la marchandise. L’arrière-plan théorique est constitué par la "critique de la valeur", un courant international de critique sociale basé sur une relecture original de l’œuvre de Marx. Elle fut élaborée notamment par Robert Kurz en Allemagne et Moishe Postone aux États-Unis.

Le Mythe. Avec Jean-Pierre Lebrun à l'Association pour la Psychanalyse dans les Lieux de Soins et la Cité.


(0)
421 Vues
0 commentaire
20.11.2004

Le psychanalyste freudo-lacanien Jean-Pierre Lebrun s'interroge sur ce qui fait la spécificité de l'humus humain, en développant une approche fondée sur l'étude des mythes.
En effet, le monde humain ne peut être pensé qu'en devant laisser sa place à ce qui nous échappe radicalement. C'est donc par la portée anthropologique des mythes que nous pouvons penser l'actualité de notre société.
En donnant sa place au vide qu'un libéralisme débridé s'efforce d'exclure, ce sont les paramètres de l'existence humaine que les mythes fondateurs pourraient resituer au sein d'un monde en pleine mutation.

Le mythe. Avec Charles Melman à l'Association pour la Psychanalyse dans les Lieux de Soins et la Cité à Montpellier.


(0)
347 Vues
0 commentaire
13.05.2006

Le mythe est un élément fondamental de notre civilisation. Mais la philosophie, reine des discours en occident, s'est en quelque sorte constuite contre le mythe, en le rejetant au nom de l'analyse rationnelle (le logos de Platon).
A contrario, la psychanalyse se propose de valoriser ce type de discours, en essayant de recouvrer le sens profond de ces récits qui sont au fondement de nos cultures et de nos psychologies individuelles.

La French Theory et ses critiques : l'exemple de Michel Clouscard. Avec Aymeric Monville à Lisbonne.


(0)
900 Vues
0 commentaire
09.05.2014

Qu'a été la fameuse (fumeuse?) "French theory" ? Quel rôle objectif ce mouvement intellectuel a-t-il tenu et pourquoi son succès est arrivé à ce moment-là ?
Bien que ce courant de pensée puisse être considéré comme une résistance de la philosophie continentale contre la double déferlante analytique et "nouvelle philosophie", il n'en reste pas moins que le dénominateur commun de ses penseurs est le rejet de la séquence Hegel-Marx pour la réhabilitation du duo Nietzche-Heidegger.
La liquidation du marxisme en a été la conséquence logique...

Comment la vérité et la réalité furent inventées. Avec Paul Jorion pour Citéphilo à l'Université Catholique de Lille.


(0)
509 Vues
0 commentaire
23.11.2012

Paul Jorion vient présenter un travail ambitieux qui se veut une contribution à l'anthropologie des  savoirs.
Quel est le lien entre réalité et vérité ? Comment l'un dépend-t-il de l'autre ? Comment l'un entraîne-t-il nécessairement l'autre ?
L'anthropologue qu'est Paul Jorion met ainsi en lumière une confusion qui eut lieu entre ces deux concepts en montrant comment celle-ci donna naissance à la science contemporaine. Et c'est pourquoi sont interrogés, tout au long de cette conférence, les périodes de la Grèce du IV siècle av. JC et de l'Europe du XVIème siècle, et les domaines de la philosophie, de l'astronomie ou des mathématiques.

Amour et désir chez Freud et Lacan. Avec Charles Melman au Lycée Notre-Dame-de-Sion à Istanbul.


(0)
443 Vues
0 commentaire
08.10.2011

Notre culture exige un recouvrement du désir par l’amour, au risque manifeste de contrarier l’un par l’autre, voire de les opposer.
Si Freud et Lacan, quoique différemment, permettent de reconnaître que l’objet visé n’est pas le même dans les deux cas, ce progrès de la connaissance permet-il de mieux les concilier, voire de nous réconcilier avec eux ?

1981, la mort de Lacan. Avec Slavoj Zizek au Centre Pompidou.


(0)
677 Vues
0 commentaire
30.05.2007

Dans le cadre du cycle intitulé "Histoire des Trente : 1977-2007" qui fête l’anniversaire des 30 ans du Centre Pompidou, la série "Les Revues parlées" passe en revue l'année 1981, année de la mort de Jacques Lacan, dont la pensée est ici exposée par le philosophe slovène Slavoj Zizek.
Celui-ci aborde divers sujets liés aux actualités culturelle et politique mondiale en usant de l’approche freudienne et lacanienne.
Non, la psychanalyse n'est pas encore tout à fait morte !

Bénéfices et préjudices de la psychanalyse. Avec Jacques Van Rillaer à l'Université de Louvain-la-Neuve.


(0)
623 Vues
0 commentaire
22.03.2007

Jacques Van Rillaer, ancien psychanalyste et co-auteur du "Livre noir de la psychanalyse" analyse et expose les apports et les dérives de cette thérapie inventée au début du XXe siècle par Freud.