L'anthropocène comme périodisation de la géohistoire environnementale et de la crise anthropogénique de la biosphère actuelle. Avec Jacques Grinevald à l'Université de Lausanne.


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30.05.2013

La terminologie scientifique de l’Anthropocène de Crutzen et Stoermer (2000), représente, du point de vue d’un épistémologue et historien des sciences, une occasion privilégiée d’observer l’émergence d’une innovation conceptuelle et sa réception dans les géosciences, dans la coopération scientifique internationale et dans la culture politico-économique de la mondialisation d’une "humanité" qui prend conscience d’elle-même et de sa place dans l’évolution de la Biosphère.
Le débat implique une transdisciplinarité entre géosciences, biosciences, sciences humaines et sciences économiques et sociales sans précédent dans notre tradition académique européenne.
Le défi, intellectuel et institutionnel, est immense.

Histoire de la notion de progrès. Avec Jacques Grinevald sur RTS.


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31.01.2001

Généalogie du progrès qui, de concept, s'est peu à peu incarné en praxis pour en saturer la réalité de notre monde.

Débat autour de la décroissance. Avec Jacques Grinevald et Thibault Schneeberger au Café Gavroche à Genève.


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29.04.2012

Une réflexion intéressante sur la décroissance, son histoire, et les moyens à utiliser pour mettre en place une société "abondance frugale", sans oublier de réfléchir aux écueils à éviter.

Génèse et destin du concept d’anthropocène. Par Jacques Grinevald au colloque "Fukushima, la fin de l'anthropocène" organisé par la Revue Entropia.


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19.05.2012

Bien que peu connu par le grand public et néanmoins utilisé par une partie de la communauté scientifique, le terme d’anthropocène désigne une nouvelle aire géologique. Pour Jacques Grinevald, cette période coïncide avec le commencement de la révolution thermo-industrielle, au XIXe siècle. Les géologues caractérisent l’anthropocène par la prise en compte de l’influence de l’espèce humaine entendue comme force géologique de transformation systématique de la nature (réchauffement climatique, érosion consécutive à l’agriculture intensive, urbanisme). Cette époque pourrait être officiellement reconnue et ajoutée à l’échelle des temps géologiques. L’anthropocène pourrait ainsi succéder à l’holocène (époque géologique qui s'est étendue sur les 10 000 dernières années).

Autour de Lynn White et des racines chrétiennes de la crise écologique : erreur rétrospective ? Avec Jean Bastaire et Jacques Grinevald à l'Université de Lausanne.


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04.06.2009

Jacques Grinevald présente la thèse de Lynn White Jr énnoncée en 1967, imputant au judéo-christianisme la responsabilité du désastre écologique, principalement en raison de son anthropocentrisme.
Contre cette critique néo-païenne, Jean Bastiaire rétablit la vérité des textes bibliques et de l’histoire chrétienne qui témoignent d’une toute autre orientation, illustrée de nos jours par Jean-Paul II et Benoît XVI.

Le mythe du progrès et du temps linéaire. Avec Alain Gras et Jacques Grinevald aux "3èmes Rencontres de Socio-Anthropologie" de Grenoble.


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21.01.2011

Nous sommes désormais dans l'ère de l'anthropocène avec une humanité devenue la principale cause des modifications de l'équilibre de la planète. Selon Alain Gras, la révolution industrielle n'a pas débuté au 18è siècle comme l'expliquent les manuels d'histoire, mais à la moitié du 19è siècle avec l'utilisation du feu comme source d'énergie. Le développement exponentiel de la civilisation technicienne ne concerne qu'un intervalle de temps très réduit.
Notre société se définit par la religion du progrès et le mythe d'un temps linéaire, en remplacement de la conception cyclique du temps des traditions qui nous ont précédé. Or, défend Alain Gras, tout est cyclique.
A l'inverse, notre modèle de développement se fonde sur la linéarité, laquelle se traduit par une exploitation des ressources énergétiques et minières non renouvelables jusqu'à leur épuisement, à l'inverse des sociétés traditionnelles ou de l'écosystème qui fonctionnent sur une architecture en boucle, répétable à l'infini.
Ainsi, le système économique actuel s'approche inéluctablement de son terme. La décroissance, cette tendance politique très minoritaire pour le moment, s'imposera par simple nécessité.

Hommage a Nicholas Georgescu-Roegen, père de la décroissance. Avec Jacques Grinevald.


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28.08.2010

Jacques Grinevald nous parle de celui qui est aujourd'hui considéré comme le père de la Décroissance, à savoir Nicholas Georgescu-Roegen. Ce roumain d'origine a plusieurs cordes à son arc : mathématicien (statisticien), économiste (il a travaillé avec Schumpeter), mais aussi biologiste darwiniste convaincu, physicien, il a eu une carrière académique classique remarquable.
A partir des années soixante, il commence à remettre en question les fondements mécanistes de l'économie néo-classique en y introduisant le deuxième principe de la thermodynamique : la loi de l'entropie.
A travers ses travaux, il démontra mathématiquement, physiquement, biologiquement, économiquement et philosophiquement que la science économique s'est trompée et continue à se tromper... et s'enlise dans son paradigme mécaniste et dans ses idéologies productivistes, travaillistes et croissancistes !
Son travail reste cependant assez ignoré au sein des facultés d'économie, malgré l'actualité brûlante de ses réflexions (l'atteinte des limites énergétiques et régénératrices de notre planète).