L'Europe sociale n'aura pas lieu. Avec François Denord pour le Canard Forgeron.


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12.07.2013

François Denord, sociologue au CNRS, nous propose une relecture critique de l'histoire de la construction européenne.

 - 00'19 : Dans votre livre, L'Europe sociale n'aura pas lieu, vous expliquez que la construction européenne telle qu'elle nous est contée est une fable...
 - 01'18 : Après-guerre, qui soutient l'idée européenne ?
 - 02'44 : Quel a été le rôle joué par les États-Unis ?
 - 03'56 : Au niveau militaire, il y a dans la même période l'idée de l'OTAN et de la CED...
 - 05'36 : Qu'est qui amène en 1952 à la création de la CECA ?
 - 07'16 : Qui est vraiment Jean Monnet ?
 - 10'06 : Quelle est l'idée des "fonctionnalistes", auxquels appartenait Monnet ?
 - 10'36 : Qu'est-ce que la méthode Monnet ?
 - 11'22 : Dans quel contexte est signé le traité de Rome, en 1957 ?
 - 14'06 : Comment le concept "d'économie sociale de marché" est intégré dans la construction européenne ?
 - 15'38 : Lors du Traité de Rome, y a-t-il eut des velléités, de la France par exemple, pour y introduire une composante "sociale" ?
 - 17'23 : Comment expliquez vous la mise en place de la PAC, qu'on présente souvent comme une mesure fortement interventionniste ?
 - 18'37 : Pendant les années De Gaulle, les traités sont souvent enfreints. Par la politique des "champions nationaux" par exemple...
 - 20'39 : Dans les années 60, la Cour de Justice Européenne prend des arrêts déterminants...
 - 23'00 : Quel est le rôle joué dans les années 80 par la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher dans la construction européenne ?
 - 24'34 : En 1981, François Mitterrand arrive au pouvoir en France. Il doit rapidement choisir entre "justice sociale et construction européenne" dit-on. Quel était le contexte ?
 - 26'38 : Quel fut le rôle joué par Jacques Delors ?
 - 28'08 : En 1986, Delors met en place l'Acte Unique Européen, qui met fin au compromis du Luxembourg. Est-ce un recul pour la France ?
 - 30'03 : La mise en place de l'euro a été assez largement soutenu par le patronat. Comment s'est exercé leur lobbying ?
 - 31'20 : Pendant les années Delors, où en est l'idée d'Europe sociale ?
 - 33'33 : Est-ce que l'élargissement de l'UE s'est fait sous l'impulsion des libéraux ?
 - 34'09 : Est-ce que vous voyez des projets comme le Traité Constituant ou la Charte de droits fondamentaux comme des volontés d'associer les peuples à la construction européenne ?
 - 34:48 : Les derniers accords de libre-échange, notamment avec les États-Unis, signés ou à l'étude, vont à l'encontre de l'idée parfois évoquée d'une "Europe-forteresse". L'idée est plutôt celle d'un gigantesque marché...
 - 35:51 Vous écrivez que le mouvement syndical s'affadit au contact du système communautaire. Comment l'expliquez-vous ?
 - 37:53 : Et le patronat, lui, comment s'organise-t-il ?
 - 39:10 : Peut-on mesurer l'évolution du poids de ces lobbys ?
 - 40:04 : Est-ce qu'on observe un transfert d'influence des grands patrons industriels vers les marchés financiers ?
 - 41:09 : Quelles sont les causes premières de la non-mise en place de l'Europe sociale ?
 - 43'23 : Vous appelez de vos vœux une crise "salvatrice". À l'instar de celles provoquées par De Gaule ou Thatcher ?

Un entretien réalisée dans le cadre du projet Spleen Européen.

Crise de et dans l'Union européenne : l'Europe par la dette. Avec Pierre-Yves Rougeyron à l'Université d'automne du Mouvement Politique d'Emancipation Populaire.


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03.11.2012

Pierre-Yves Rougeyron nous explique comment la France, petit à petit, a perdu sa souveraineté monétaire et a été mise en esclavage par la dette. Il montre comment l'élite des hautes fonctionnaires a renoncé à l'indépendance de la Nation française et à son âme. 
Cette histoire est une suite de manipulations successives, organisées et pilotées pour ne profiter qu'aux seules banques privées. Grâce à la loi du 3 janvier 1973 et aux textes européens qui l'entérienent, la France a été conquise sans bruit, sans une balle tirée et sans aucune résistance : chaque semaine, ce sont 4 nouveaux milliards, empruntés par l’État pour payer retraites, salaires et aussi... intérêts de la dette, qui s'ajoutent aux 1700 milliards déjà dus, alors qu'au même moment 800 emplois industriels sont détruits chaque jour. 
Aurions-nous affaire à la pire trahison de l'Histoire de France ?

Comment le parti socialiste a abandonné la classe ouvrière. Avec Bertrand Rothe Cercle Aristote.


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18.02.2013

Comment, en l'espace de trente ans, le Parti socialiste et le monde ouvrier sont-ils passés de l'amour fou au mépris ?
Bertrand Rothe nous explique pourquoi, en 1981, 70 % des ouvriers avaient contribué à la victoire du PS, alors que c'est aujourd'hui le FN qui est qualifié de "premier parti ouvrier de France".
Depuis cette date, au fil des choix politiques engagés par les hiérarques du PS, et des réactions plus ou moins avisées des représentants de la classe ouvrière, le couple, de plus en plus mal assorti, doit faire face à l'effondrement du monde communiste, à l'arrivée de la "deuxième gauche", à la montée du chômage et à la conversion des socialistes à l'Europe, au libéralisme et à la société postindustrielle.
Les noms de François Mitterrand, Jacques Delors, Laurent Fabius, Pierre Bérégovoy, Dominique Strauss-Kahn, Lionel Jospin et François Hollande, entre autres, marquent les étapes de ce désamour, de l'abandon au mépris.