La personne au Moyen Age. Avec Jérôme Baschet sur France Culture.


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11.11.2016

Les lieux communs ont la vie dure. Ainsi cette idée d'un Moyen Age dualiste, qui aurait instauré une guerre entre le corps et l'âme : d'un côté, un corps coupable, source du péché, de l'autre, une âme pure tournée vers Dieu.
Réfutant cette construction, Jérôme Baschet montre plus subtilement que le Moyen Age chrétien a développé une pensée positive du lien entre l'âme et le corps, soucieuse de valoriser l'unité psychosomatique de la personne.
Ce modèle a permis de penser non seulement l'être humain mais aussi l'ordre social dont l'Eglise est alors l'institution dominante.
Jérôme Baschet dépasse les limites habituelles du Moyen Age en prolongeant l'analyse jusqu'au moment où, avec Descartes et Locke, s'impose une conception radicalement nouvelle de la personne, identifiée à la conscience, qui ne doit son activité à rien d'autre qu'à elle-même.
En montrant enfin les différentes perceptions de la personne dans d'autres cultures - de la Chine impériale aux sociétés amérindiennes en passant par l'Afrique ou la Nouvelle-Guinée - Jérôme Baschet nous offre un voyage comparatiste indispensable pour évaluer la singularité des conceptions occidentales de l'humain et mettre à distance l'idée moderne du moi.

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

Corps et Âmes, une histoire de la personne au Moyen Age. Avec Jérôme Baschet sur Canal Académie.


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05.04.2017

Les lieux communs ont la vie dure. Ainsi cette idée d'un Moyen Age dualiste, qui aurait instauré une guerre entre le corps et l'âme : d'un côté, un corps coupable, source du péché, de l'autre, une âme pure tournée vers Dieu.
Réfutant cette construction, Jérôme Baschet montre plus subtilement que le Moyen Age chrétien a développé une pensée positive du lien entre l'âme et le corps, soucieuse de valoriser l'unité psychosomatique de la personne.
Ce modèle a permis de penser non seulement l'être humain mais aussi l'ordre social dont l'Eglise est alors l'institution dominante.
Jérôme Baschet dépasse les limites habituelles du Moyen Age en prolongeant l'analyse jusqu'au moment où, avec Descartes et Locke, s'impose une conception radicalement nouvelle de la personne, identifiée à la conscience, qui ne doit son activité à rien d'autre qu'à elle-même.
En montrant enfin les différentes perceptions de la personne dans d'autres cultures - de la Chine impériale aux sociétés amérindiennes en passant par l'Afrique ou la Nouvelle-Guinée - Jérôme Baschet nous offre un voyage comparatiste indispensable pour évaluer la singularité des conceptions occidentales de l'humain et mettre à distance l'idée moderne du moi.

L'horizon des possibles. Avec Anselm Jappe et Jérôme Baschet à l'Université Populaire du 2ème arrondissement de Paris.


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24.06.2014

Nous ne sommes plus à l’époque où Margaret Thatcher martelait : "there is no  alternative !" Les deux invités se rejoignent dans la critique radicale du capitalisme et pensent que le monde peut fonctionner autrement.
En effet, il est aisé de trouver des auteurs qui suggèrent des réformes du système actuel, mais rares sont ceux qui proposent d’en sortir, comme le fait l'historien Jérôme Baschet, tout en donnant l’exemple d’une autre organisation sociétale possible qui a fait ses preuves depuis 20 ans, basée sur l’auto-organisation et l’abolition de l’Etat. Il s’agit de la rébellion zapatiste du Ciapas au Mexique qui a donné lieu à cette nouvelle forme sociale, où le "bien-vivre" et la qualité de vie ont remplacé la quantification marchande. Cette nouvelle forme du vivre ensemble se déroule sur un territoire grand comme la Belgique.
Anselm Jappe, philosophe, affirme que la crise que nous traversons n’est pas seulement économique, mais aussi anthropologique, écologique et énergétique et que nous risquons de nous auto-détruire. Sa critique du capitalisme est donc radicale : "Dans la société capitaliste, toute production ne sert qu’à transformer une somme d’argent dans une somme plus grande d’argent. La création d’argent est devenue la seule finalité de la vie sociale. Une telle société ne peut qu’être malheureuse."
Bienvenus à ceux qui osent penser le monde "autrement".