Le testament d'un économiste désabusé. Avec Michel Santi pour le Cercle Aristote.


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03.12.2020

L'économie est une discipline "post mortem" qui ne fait que constater les faits après qu'ils sont survenus. Comment peut-elle encore prétendre conditionner les politiques publiques des femmes et des hommes politiques qui se réfugient derrière les économistes ? Ou l'économie n'est-elle qu'une blanchisseuse ou une recycleuse de théories et d'axiomes, auquel cas les économistes ne seraient que des caméléons...
Pour l'économie et pour la finance, il y aura ― comme pour la philosophie, les sciences sociales et la littérature ― un avant et un après coronavirus. Seule notre mobilisation peut transformer la fatidique année 2020 en un grand tournant caractérisé par des considérations financières n'ayant plus de prise sur notre manière de gérer la crise. Seule notre détermination sans faille peut déboulonner la toute-puissance de l'argent afin qu'il cède enfin la place aux priorités absolues que sont la santé, l'éducation et l'emploi.

Les taux d'intérêt négatifs : le trou noir du capitalisme financier. Avec Jacques Ninet pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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19.02.2020

Mises en place pour sauver le système financier après la crise de 2008 (dite crise des subprimes), les politiques monétaires non conventionnelles (taux négatifs et créations monétaires) perdurent alors même que l'économie globale semble stabilisée et que les bourses flambent.
Cette persistance, dix ans après la crise, est à la fois un indicateur de la faiblesse endémique du système monétaire et financier des pays occidentaux qui fausse le jeu normal de l'épargne autant que celui de l'allocation des ressources.

Les Allemands et leur monnaie : l'obsession d'une vertu. Avec Johann Chapoutot sur France Culture.


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16.01.2016

Les Allemands n'ont-ils pas sacralisée la monnaie dont ils se servent – au temps du deutschemark comme maintenant au temps de l'euro ? La vertu monétaire est généralement posée comme une passion germanique qui ne souffrirait pas qu'on y fasse la moindre entorse. La protection de la devise nationale est ainsi installée, Outre-Rhin, au cœur des réflexes collectifs et vouée à peser constamment sur les relations extérieures.
Par exemple, on peut trouver dans l'extrême inflation qui est survenue en Allemagne dans les années d'après la Grande guerre et qui a ruiné des millions de familles, un cataclysme qui a dépassé de beaucoup la seule chronique monétaire. Cet événement sans équivalent explique en effet, en profondeur et par contraste, les réflexes de si grande portée civique qui, un quart de siècle plus tard, ont fait du deutschemark, apparu en 1948, l'objet d'une révérence généralisée dans la République fédérale. Il explique que, quand le mark, après la chute du Mur, a laissé place à l'euro, non sans hésitations, turbulences et répugnances, ait été conféré à la monnaie nouvelle un statut tout particulier, par rapport aux autres nations qui l'ont adoptée.
La monnaie est conçue en Allemagne comme bien plus qu'un instrument économique et commercial : comme une sorte de totem, de fétiche sacré sur lequel est chargée de veiller, hors de la portée du gouvernement et du Parlement, une institution échappant à tous les risques de faiblesse envers n'importe quelle influence extérieure, ouverte ou dissimulée, qui viserait d'autres buts que la lutte contre l'inflation.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Chaos économique, blanchiment bancaire ? Avec Gaël Giraud sur ThinkerView.


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25.09.2020

Alors que la finance occupe une place toujours croissante de notre économie, est-il possible de la réguler et de financer une réindustrialisation verte ? Emmanuel Macron aura-t-il la capacité de conduire cette véritable transition écologique ?
Nouvelle économie des communs, fragilité et instabilité du système financier, dérive illibérale du gouvernement, question religieuse, laïcité et écologie : l'économiste et prêtre jésuite Gaël Giraud nous offre un panorama de la situation actuelle dans un discours clair et didactique.

Propositions pour la France d'après : Pierre-Yves Rougeyron et Charles-Henri Gallois répondent aux questions d'Idriss Aberkane.


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05.04.2020

Et si la crise du coronavirus que immobilise la France aujourd'hui était l'occasion que nous attendions depuis longtemps pour reconstruire quelque chose d'autre ? Et si la "SuperFrance" était plus proche de nous que ce que nous pensions ?
Ces propositions pour la "France d'après", c'est justement ce dont discutent ici Charles-Henri Gallois, responsable national pour l'économie de l'UPR, et Pierre-Yves Rougeyon, politologue et président du Cercle Aristote, en compagnie de l'essayiste Idriss Aberkane.

La crise néoliberale en Argentine : récurrences et alternatives. Avec Diego Di Tella pour l'Université Réelle à Montpellier.


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05.10.2019

L’échec du projet néolibéral en Argentine menace de déclencher une nouvelle crise économique de grande ampleur. Mais d'où proviennent ces crises ? Et comment les comprendre dans le contexte spécifiquement sud-américain où les structures économiques restent sous-développées et dépendantes de prêts extérieurs ?
Diego Di Tella, doctorant en science politique et enseignant en économie, revient sur le cas spécifiquement argentin en retraçant l'histoire économique des crises qui ont parsemé son histoire afin d'en comprendre la logique.

La crise du capitalisme et la politique monétaire. Avec Maxime Izoulet au Cercle Res Communa.


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24.10.2019

Comptable, doctorant à l'EHESS et spécialiste des questions monétaires, Maxime Izoulet nous explique en quoi l'histoire et la logique de la comptabilité en partie double est importante pour comprendre le fonctionnement du capitalisme.
Étudiée par Jean Fourastié il y a plus de cinquante ans, cette technique, utilisée quasiment de la même façon depuis le Moyen-âge jusqu'à aujourd'hui, pourrait bien être à la source du capitalisme moderne, qui aura vu la naissance et l'expansion de la monnaie de crédit et des marchés financiers.

Le franc CFA en questions. Avec Bernard Conte à Morcenx.


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09.12.2017

Malgré les évolutions historiques de la seconde moitié du XXe siècle, la France a réussi à maintenir un système économique directement issu de la période coloniale, le Franc CFA, devise officielle des huit États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.
Offrant une certaine stabilité économique pour ses pays adhérents, cette monnaie de peut occulter l'existence de toute une série de contraintes. Et alors que depuis le 1er janvier 1999, le Franc CFA se trouve, à travers le Franc français, rattaché à l'Euro avec une parité fixe, les pays africains peuvent-ils envisager de réelles politiques de développement en restant dans ce carcan monétaire ?