La fin du monde par la science, genèse d'une angoisse. Avec Jean-Baptiste Fressoz sur France Culture.


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14.11.2015

La grande conférence internationale sur le climat, dite "COP21", qui s'est tenue à Paris en décembre 2015, a réuni 196 États. Elle visait au premier chef à obtenir un accord universel et, si possible, juridiquement contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre, avec le but de maintenir le réchauffement climatique au XIXe siècle en dessous de deux degrés Celsius. Or il se trouve qu'à lire beaucoup des articles qui nous arrivèrent en déferlante à cette occasion, l'historien ne peut qu'être sensible à une certaine myopie rétrospective de bien des commentateurs.
Beaucoup paraissaient croire en effet que l'angoisse que suscite, fort légitimement, l'emprise délétère des humains sur la planète serait toute récente, exprimée et portée par l'écologie politique contemporaine. Rien n'est plus faux en réalité et cette émission va s'attacher à le démontrer.
Jean-Baptiste Fressoz, historien et chercheur au CNRS, nous a fourni de précieux travaux sur la prise de conscience, progressive ou à éclipses, depuis le XIXe siècle, des risques multiples engendrés par les progrès de la science et par la révolution industrielle. Risques concernant directement la santé des hommes et des femmes dans la longue durée mais aussi, déjà, le changement climatique engendré, pour la première fois dans l'Histoire de la Terre, par les comportements débridés de l’industrie humaine, par ses élans, par son énergie et par ses aveuglements.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

La question de la singularité : objets temporels, industriels et liquidation de l'exception. Avec Bernard Stiegler à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs.


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17.02.2005

Le capitalisme hyperindustriel a développé ses techniques au point que, chaque jour, des millions de personnes sont connectées simultanément aux mêmes programmes de télévision, de radio ou de consoles de jeu.
La consommation culturelle, méthodiquement massifiée, n’est pas sans conséquences sur le désir et les consciences.
L'illusion du triomphe de l'individu s'estompe, alors que les menaces se précisent contre les capacités intellectuelles, affectives et esthétiques de l'humanité.

Quelles ruptures technologiques en 2018 ? Avec Olivier Ezratty aux Matinales de la Disruption.


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30.01.2018

Consultant en nouvelles technologies et auteur depuis 2006 d'un rapport annuel sur le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, Olivier Ezratty vient nous parler de l'un des rendez-vous les plus importants en matière d'innovation technologique.
Selon les experts, intelligence artificielle et objets connectés devaient être de mise pour cette édition 2018. Une fois encore, grands groupes (Samsung, Sony,...) et startups ont tenté de se démarquer en présentant leurs derniers travaux, amenés à disrupter les marchés et nos pratiques pour les années à venir.
Et alors qu'il revient tout juste de la dernière édition du CES, Olivier Ezratty va nous aider à discerner les tendances qui se profilent à l'horizon...

D'un nouveau monde industriel. Avec Bernard Stiegler pour le Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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21.02.2008

Les modèles d'organisation industrielle dont nous avons hérité du XIXe siècle (fondés sur les gains de productivité et les économies d'échelle) et du XXe siècle (fondés sur la formation de marchés mondiaux par la truchement du marketing et de l'analyse des comportements de consommateurs) sont épuisés. Ils sont devenus contre-productifs au sens où le système industriel mondial semble malgré lui rencontrer ses limites.
À suivre le philosophe de la technique Bernard Stiegler, un nouveau modèle industriel est possible. Celui-ci ne reposerait plus sur une économie fondée sur l'opposition des producteurs et des consommateurs, mais sur un modèle de contribution - dont le monde numérique est le nouveau milieu technique et industriel. Cette évolution est rendue indispensable par l'apparition des technologies dites transformationnelles - biotechnologies, micro-technologies, nanotechnologie.

L'arraisonnement du monde. Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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30.07.2018

La prolifération des organisations sur la planète, telle que théorisée et encouragée par les gourous du management, semble être l’un des grands impensés de la condition de l'homme post-moderne. Depuis plusieurs années, Baptiste Rappin, Maître de Conférences à l'Université de Lorraine, mène sur le sujet une réflexion indispensable en s'attachant à en comprendre la dimension ontologique.
La sortie de son dernier livre De l'exception permanente : Théologie de l'Organisation, deuxième volet d'une trilogie monumentale dont le but n’est rien moins que de révéler notre configuration historiale, nous permet de revenir sur le sens de ses travaux.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Histoire du mouvement ouvrier. Avec Christian Pataud à la Bibliothèque Associative de Malakoff.


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2017

Christian Pataud, anarchiste et résistant, nous relate en cinq conférences l'histoire du mouvement ouvrier en France de 1830 à nos jours.
 1. 1830-1871 : de l'avènement de Louis-Philippe jusqu'à la chute de Napoléon III, nous assistons aux premières grandes insurrections ouvrières avec -notamment- la révolte des Canuts de Lyon en 1831
 2. 1871-1900 : c'est la lente mise en place de la République bourgeoise et, corrélativement, le développement du mouvement ouvrier dont il est question. Cette période est également celle du progrès technique, de la naissance de grands groupes industriels et de leurs conséquences sociales.
 3. 1900-1922 : l'industrie continue de se développer et l'esprit revanchard contre l'Allemagne amène au réarmement puis à la guerre. La première Guerre Mondiale fut la grande défaite de l'internationalisme ouvrier et marqua les premières grandes divisions, sans oublier la Révolution russe (1917) et ses conséquences à l'international
 4. 1922-1945 : l'entre-deux-guerre voit le mouvement ouvrier se polariser entre socialistes et communistes, la crise économique et la montée des fascismes en Europe
 5. 1940-1968 : de la défaite et la collaboration à la résistance et à la reconstruction, c'est un mouvement ouvrier en pleine reconstruction qui succédera à la deuxième Guerre Mondiale

La religion industrielle : de la matrice monacale à l'empire du management. Avec Pierre Musso à la Bourse du Travail de Paris.


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27.01.2018

Faire de l’entreprise le cœur des sociétés : ce projet, claironné par M. Emmanuel Macron, est d’ordinaire identifié au néolibéralisme contemporain. Il marque en réalité l’aboutissement d’une longue histoire. Celle de la rationalisation du travail et du temps, qui commence dans les monastères au XIIIe siècle. Celle aussi de l’édification d’une croyance commune dans le salut par le progrès industriel.
Et c'est ce que nous raconte Pierre Musso, professeur à l'Université de Rennes et auteur du récent La Religion industrielle.

Une conférence prononcée dans le cadre de la journée "Tout le monde déteste le Travail".

Une autre histoire des Trente Glorieuses. Avec Patrick Marcolini et Céline Pessis sur France Culture.


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30.11.2013

Trente Glorieuses ou Trente pollueuses ? Patrick Marcolini et Céline Pessis nous présentent le travail collectif d'une nouvelle génération d'historiens qui vise à renouveler notre regard sur les décennies d'après-guerre. Car Une autre histoire des Trente Glorieuses éclaire d'un jour nouveau les impacts écologiques et sanitaires de la "modernisation" des façons de produire et de consommer de cette période, et propose une nouvelle lecture critique de la "geste modernisatrice" française et son mythe de trois décennies de bien-être social.
À rebours d'une histoire consensuelle de la modernisation, ce travail dévoile l'autre face, noire, du rouleau compresseur de la "modernité" et du "progrès". Il nous faut réévaluer les "Trente Glorieuses".

Émission "Terre à terre", animée par Ruth Stégassy.