Les peintres face à la couleur (1860-1914). Avec Michel Pastoureau pour la Fondation de l'Hermitage à Lausanne.


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20.09.2018

Le grand historien des couleurs et des symboles Michel Pastoureau, dans le cadre de l'exposition Manguin, la volupté de la couleur dédiée à cet artiste précurseur, pilier du mouvement des Fauves et coloriste enthousiasmé par le monde méditerranéen, nous livre une réflexion autour de la signification, de l'usage et des évolutions de la couleur dans l'art pictural, des premiers élans de l'Impressionnisme aux premiers obus de la Grande Guerre.
Passionnant comme à son habitude, il nous explique comment l'invention de la couleur en tube à bouleversé lʹunivers de la peinture, en permettant aux artistes de sortir de lʹatelier pour peindre "sur le motif". La palette du peintre sʹen trouve également modifiée pour sʹouvrir à la lumière, à cette "touche" qui rendra célèbre les impressionnistes et leurs contemporains.

Gilbert Simondon. Avec Xavier Guchet, Nathalie Simondon, Jean-Hugues Barthélémy, Jean-Yves Chateau et Vincent Bontems sur France Culture.


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04.2016

Et si, contrairement à ceux qui pensent que la technique a déshumanisé l'homme, c'était plutôt l'homme, justement, qui a déshumanisé la technique ?
Cette série de quatre émissions nous fait le portrait de Gilbert Simondon et aborde les différents aspect de la pensée de ce grand penseur de la technique. Car certains termes emblématiques de son écriture, qu'il s'agisse d'individuation, d'ontogenèse, ou de transindividualité, restent assez difficiles à comprendre pour celui qui n'est pas déjà un initié.
La dernier volet de cette série est consacré à l'aspect futurologique de la pensée de Simondon. Afin que ce qu'il nous a légué puisse continuer à nous servir pour saisir les enjeux de notre temps...

Aux origines du cinéma et de la narration graphique. Avec Marc Azéma pour les Universités Nomades à Narbonne.


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27.01.2017

L'art pariétal n'est pas si primitif qu'on pourrait le croire. C'est la théorie que développe ici le préhistorien Marc Azéma. Selon lui, les dessins rupestres découverts ces dernières décennies dans différentes grottes en France notamment, seraient les ancêtres de la bande dessinée voire du cinéma.
Sur les dessins dont l'âge est estimé à 32.000 ans, certaines représentations sont comme doublées voire triplées. Dans des grottes particulièrement ornées comme celle de Chauvet dans l'Ardèche, les pattes des chevaux par exemple apparaissent en 8 voire 12 exemplaires. Une étrangeté qui a donné naissance à la théorie de Marc Azéma selon laquelle les hommes préhistoriques tentaient de cette manière de traduire le mouvement. Une sorte de dessin animé avant l'heure !
Cette théorie émise dans les années 90 fait aujourd'hui autorité dans le monde scientifique.

Composer des mondes. Avec Philippe Descola à la Fondation Louis Vuitton.


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30.05.2018

Les artistes d'aujourd’hui se font l'écho des recherches privilégiées pour saisir et comprendre l’unité des innombrables formes de vie qui tissent notre monde au-delà de la distinction entre l'humain, l'animal, le végétal voire le minéral.
L'exposition Au diapason du monde est conçue, à partir d'une thématique précise qui renvoie aux questionnements actuels liés à la place de l'humain dans l'univers, et à la nouvelle approche qui lie l'homme à son environnement et au monde du vivant.
À partir de ses recherches actuelles sur l'ontologie des images, Philippe Descola propose lors cette rencontre de porter un regard sur les œuvres de l'exposition au travers du prisme de l'anthropologie et plus particulièrement des quatre catégories de classification qu'il a établies pour représenter le réel.

La passion des images. Avec Jean Clair et Régis Debray à Répliques sur France Culture.


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23.11.2013

Nous vivons le temps des images, et c’est accroître ses plaisirs que de s'en donner l'intelligence. Les grands érudits et amateurs d'art que sont Jean Clair et Régis Debray nous relatent comment ils ont eux-même appris à ouvrir les yeux, dans les grottes ornées comme dans nos salles de musée, et partagent leur joyeuse idolâtrie.
Car ces images fixes que l'on peut dater par leur style ou leur technique sont des énigme du temps immobile : elles nous demeurent étonnamment contemporaines.
C'est à ce voyage à la fois dans et hors du temps que nous convient Jean Clair et Régis Debray, mais aussi à une réflexion profonde sur l'état actuelle de la production artistique.

Phénoménologie des objets temporels audiovisuels. Avec Bernard Stiegler à l'Université de technologie de Compiègne.


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2015

Le système mondial repose désormais intégralement sur les technologies numériques. Une conséquence majeure de cet état de fait est l’intégration fonctionnelle des mnémotechnologies au système de production des biens matériels, ce qui constitue une immense rupture historique : ce sont les dispositifs de production des symboles qui sont désormais totalement absorbés par l’organisation mondiale du commerce et de l’industrie. Les industries culturelles se sont emparées des dispositifs rétentionnels et configurent le temps dans sa forme la plus pure : comme flux de conscience.
C'est en suivant, actualisant la phénoménologie husserlienne et en l'appliquant à l'étude du cinéma que Bernard Stiegler nous montre l’importance de la compréhension du processus d’extériorisation technique de l’imagination qui permet le devenir industriel de l’activité de l’esprit et, partant, sa soumission exclusive aux critères marchands de sélection.

Télévision : subjectivation, socialisation. Avec Dany-Robert Dufour pour la Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l'Education Nationale.


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27.06.2015

La multiplication des images produit-elle des problèmes dans l'accès à la symbolisation ?
Nous vivons en effet dans un monde de plus en plus saturé d'écrans et d'images : ceux du cinéma, de la télévision, du téléphone portable, de l'ordinateur, des jeux vidéos... Ces modifications sont de deux ordres. Bien utilisées, ces techniques peuvent multiplier les possiblités d'expression, d'information et de création. Utilisées sans discernement, elles sont susceptibles d'altérer gravement l'accès à la symbolisation. Ce qui n'est pas sans conséquences tant au plan du développement personnel qu'au plan du lien social car cet accès permet en principe à l'individu de se soustraire au fonctionnement pulsionnel et aux rapports de force et d'entrer dans des rapports de sens.
Or, le déveoppement de ces techniques obéit beaucoup moins à des considérations philanthropiques qu'à des impératifs marchands, ce qui occasionne des pathologies nouvelles qui vont des psychonévroses narcissiques à différentes formes de désymbolisation, voire même d'addications, qui sont ici examinées.

Retour à la cybernétique : ontologie et politique de l'information. Avec Mathieu Triclot à l'Ecole Normale Supérieure.


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23.10.2017

La cybernétique a produit, dans l'après seconde guerre mondiale aux États-Unis, l'un des discours d'accompagnement de la révolution technologique de l'informatique et des télécommunications. Cette fonction de "discours d'accompagnement" s'entend non seulement comme une opération qui consiste à "faire sens" du changement technique, à travers un discours adressé au grand public, mais aussi comme un travail spéculatif destiné à étayer des paris, paradigmatiques, sur l'avenir du développement technique.
Pourquoi revenir à la cybernétique aujourd’hui ? Cette communication entend tester et discuter trois propositions.
 (1) Dans ce travail paradigmatique et spéculatif, la question de la nature physique de l'information occupe une place considérable chez les cybernéticiens. Ces derniers ont adopté une ontologie physicaliste de l'information, en rupture complète avec l'idée d'une information immatérielle ou de l'ordre du symbole. Ce clivage entre une information-symbole et une information-signal joue un rôle décisif dans la détermination des programmes de recherche que se donne la première cybernétique, autour notamment des réseaux de neurones formels.
  (2) A cette ontologie physicaliste de l'information s'adosse chez Wiener une forme de politique des artefacts cybernétiques. Celle-ci consiste à imaginer, par des récits qui voisinent parfois avec la science-fiction, des techniques projetées en situation dans le social. La cybernétique discute ainsi de questions autour de l'automatisation, du remplacement du travail humain par les intelligences artificielles, qui ne dépareilleraient pas en 2017. Ces dimensions techniques, scientifiques, philosophiques, politiques forment une trame inextricable au sein de la cybernétique américaine.
  (3) Ce retour à la cybernétique nous paraît posséder un intérêt historique, au sens où il fournit des instruments pour comprendre le présent. Il ne s'agit pas d'affirmer que la cybernétique aurait pensé par avance la situation contemporaine, mais d'évaluer ce qui change dans les agencements de science, de technique, de philosophie, de politique, au prix sans doute de la péremption de ce que la cybernétique d'origine avait lutté pour mettre en place.