Alfred Jarry (1873-1907). Avec Alexandre Bonnier, Henri Bordillon et Serge Fauchereau sur France Culture.


(0)
33 Vues
0 commentaire
08.07.2007

Alfred Jarry est surtout connu pour sa pièce Ubu Roi. Il est pourtant l'auteur de nombreux autres textes, enfin disponibles dans l'intégrale de La Pléiade.
Poète, librettiste, traducteur, romancier, journaliste et chroniqueur, il est également l'inventeur de la Pataphysique, science dont le respectable Docteur Faustoll fut l'initiateur inégalable. D'abord, il est écrivain du jeu (jeu avec la vie, les multiples sens du même mot, jeu avec les mythologies).
Considéré comme un vecteur capital de la littérature contemporaine par les surréalistes, il fut aussi le maître à penser de Marcel Duchamp et le référent principal pour Raymond Queneau et Boris Vian.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Noël Simsolo et Jean-Claude Loiseau.

Philippe Muray (1945-2006). Avec Anne Séfrioui, Philippe Lançon, François Taillandier, Maxence Caron et Alexandre de Vitry sur France Culture.


(0)
173 Vues
0 commentaire
19.06.2011

En 1983, Philippe Muray enseigne pour quelques mois à l'université de Stanford. Cet écrivain, auteur de plusieurs essais dont l'un consacré à Céline, découvre lors de ce séjour aux Etats-Unis, ce que l’on allait appeler le "politiquement correct". Cette recherche obsessionnel du Bien et du progrès, la ruée vers la fin de toutes les différences (entre les sexes, entre le père et la mère, l'intime et le public), lui semble alors un mouvement de fond dangereux, qu'il voit se propager à la France dans les années 1980.
Partant de ce constat, Philippe Muray écrit L'Empire du Bien en 1991, dans lequel il démonte l'époque, ses personnages et leurs mœurs. Il poursuivra cette analyse critique jusqu'à sa mort, dans des articles et dans des livres. En 2002, il nomme La Grande Quinzaine cet entre-deux-tours qui oppose Chirac à Le Pen, pendant laquelle, selon lui, un élan de bonne conscience tient lieu de politique. D'où viendrait, selon lui, cette évolution sociétale ?
Philippe Muray trouvait dans mai 68 l'origine de cette société qu'il appelait hyperfestive : les fêtes de la Musique, du livre, des voisins, des poètes, la recherche de l'amitié de tous envers tous qui, disait-il, masquent le réel et nous endorment. Peut-être Philippe Muray était d'autant plus remonté envers son époque qu'il avait aimé la puissance libertaire des années 70 : il portait en lui ce dont cette période aurait dû accoucher.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Virginie Bloch-Lainé et Clotilde Pivin.

Fabrice Luchini à voix nue, sur France Culture.


(0)
156 Vues
0 commentaire
03.2015

Rencontre en cinq actes avec un acteur rare, libre, iconoclaste, qui depuis son premier rôle dans Le genou de Claire de Rohmer il y a quarante-cinq ans, trouve aujourd’hui encore le moyen de nous emmener là où il en a envie, c'est-à-dire du côté de la langue.
Car elle est là, sa passion : distiller des mots, jouer avec eux, extraire des textes le génie de l’auteur pour nous rappeler que Molière, La Fontaine, Céline, Rimbaud, Flaubert ou Murray, n'existe au fond que pour nous enflammer. Jouir oui, mais avec la langue et en la sublimant.
Fabrice Luchini n'est pas seulement un artiste mystérieux mais le chantre d'un monde désenchanté qui ne peut pas s'empêcher de provoquer. Ecoutons-le...

Une émission animée par Jean-Michel Djian.

Le rire libérateur de Philippe Muray. Avec Fabrice Luchini à Répliques sur France Culture.


(1)
142 Vues
0 commentaire
24.04.2010

C'est une bouffée d'oxygène salvatrice contre l'air vicié de la pensée unique que nous offre Fabrice Luchini en offrant en représentation, depuis quelque temps, la lecture des textes de Philippe Muray. Une performance qui relève d'ailleurs presque de la provocation au sein de notre ère de l'hyper festif, tant les textes choisis parmi l'œuvre de Muray se révèlent corrosifs - quoique drôles et savoureux !
Le comédien, grand lecteur de Céline, Nietzsche ou La Fontaine, revient ici sur l'acide lucidité de l'essayiste disparu depuis peu.

Remède à la mélancolie. Avec Etienne Klein sur France Inter.


(0)
108 Vues
0 commentaire
22.03.2015

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard... Chers amis au coeur tendre et à la mélancolie passagère, au fond, savons-nous vraiment ce qu'est le temps ?
En compagnie d'un spécialiste de la question, Etienne Klein, nous méditions ce matin quelques paroles quantiques.
En haut des cîmes avec un (petit) verre de rhum, quelles sont les nouvelles du monde? C'est extra ! s'écrie Léo.

Les caricatures et la question du sacré. Avec Anastasia Colosimo et François Euvé chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


(0)
249 Vues
0 commentaire
27.02.2016

Le blasphème, ce crime sans victime, n'est plus frappé d'interdit en France. Mais pour autant, peut-on se moquer de tout ? La profanation doit-elle être considérée comme un droit de l'homme ? Y-a-t-il des limites à la liberté d'expression ? Comment concilier la salutaire insolence du rire et le respect nécessaire des convictions d'autrui ?
Ces questions nous hantent depuis la publication par Charlie Hebdo des caricatures de Mahomet en février 2006.

L'esprit et l'humour sont à droite ! Avec Papacito sur Patriote Info.


(0)
529 Vues
0 commentaire
26.03.2018

Papacito, fondateur et animateur du site fdp de la mode, co-réalisateur de bande dessinée en partenariat avec le dessinateur Marsault, vient nous parler de son projet, de son parcours et de sa vision de la situation actuelle.
C'est le Bud Spencer de la punchline, une sorte de Pablo Escobar dans la peau d’un narboïde... et ça déménage !

Émission "Libéré sur parole", animée par Tepa.

Docteur gnostique et Mister Pop. Avec Pacôme Thiellement à l'École supérieure d'art et design Le Havre-Rouen.


(0)
274 Vues
0 commentaire
18.03.2015

A partir de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles et de l’œuvre de Philip K. Dick jusqu’aux séries télévisées Buffy, Lost ou Person of Interest, on a repéré l’apparition de thèmes "gnostiques" dans la culture populaire : l’anamnèse (souvenir de notre "nature spirituelle") ; la révélation de l’irréalité du monde (monde-cadavre ou cosmos de carton-pâte) ; l’omniprésence sur cette Terre d’un faux dieu, Démiurge mauvais ; la relation à retrouver avec une divinité intérieure ; le rejet de tous les pouvoirs, spirituels comme temporels ; la nécessité également de "lâcher prise", d’être un étranger sur cette Terre, un exilé ou un "passant"… Au point qu’on a pu se dire que la "gnose" était le secret de la "pop".
Mais peut-être que ce qui fut appelé "gnose" ou "gnosticisme" en opposition aux religions majoritaires n’a cessé et ne cesse de venir frapper à la porte de l’art et de la poésie comme les voies authentiques de notre réalisation ? De même, peut-être que la "pop" est le véritable sens de l’art – le "populaire" étant le nom moderne du "carnavalesque" soit la réappropriation des puissances de vie que les hommes de pouvoir tentent sempiternellement de nous confisquer pour mieux nous asservir.
Pacôme Thiellement, essayiste et vidéaste, nous entraîne dans une réflexion passionnante, marqué qu'il est par la contre-culture, l’occultisme et les séries télé...