Sándor Márai (1900-1989). Avec Catherine Faye, Georges Kassai, Gabrielle Napoli, András Kányádi, Daniel Rondeau et Ibolya Virág sur France Culture.


(0)
94 Vues
0 commentaire
29.03.2014

Sándor Márai s’est imposé comme l’auteur hongrois le plus lu en France, avec des romans construits comme des thrillers, autour de secrets de famille, d’événements mystérieux du passé (Premier Amour, Les Braises, L’héritage d’Esther, Les Mouettes, La Soeur). L’ascendant d’un être sur un autre, les limites du langage, l’étrangeté de soi à soi-même et au monde sont des thématiques récurrentes d’un univers romanesque aux récits implacables ; univers à la violence sourde dont la psychanalyse n’est jamais très loin.
La vie de Sándor Márai fut itinérante : européenne et quasi-vagabonde dans la jeunesse, pour fuir la Terreur Blanche de 1919, hongroise pendant vingt ans, américaine et italienne après le passage de la Hongrie dans la sphère soviétique et le choix par Márai de l’exil. Au-delà des circonstances politiques, le voyage est un mode d’être pour Sándor Márai, "une appréhension sensuelle du monde", écrit-il dans son Journal, "peut-etre la seule vraie passion de ma vie". De plus en plus solitaire et difficile matériellement, mais fertile sur le plan littéraire, l’exil mènera Márai de New York à Salerne, en Italie, puis en Californie où il se donnera la mort à 89 ans, quelques mois avant la chute du mur de Berlin.
Témoin de la disparition du monde du 19e siècle, observateur du destin d’une Europe malmenée par le fascisme puis le stalinisme, Márai médite de livre en livre (Libération, Mémoire de Hongrie, Journal), sur les totalitarismes et l’humain, dans une écriture limpide qui, au fil des années, se condense, pour devenir de plus en personnelle, fragmentaire, poétique. Il reste l’une des grandes voix de la Mitteleuropa, aux côtés de Stefan Zweig ou Thomas Mann qu’il admirait.

Vienne et la Mitteleuropa danubienne. Avec David Tarot et Dominique Venner chez Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


(0)
385 Vues
0 commentaire
31.01.2012

Frontière de l’Empire romain face aux "Barbares", le Danube s’est imposé comme le trait d’union d’une nouvelle Europe née de la rencontre des mondes germanique, slave et magyar.
Sur ses berges, l’Österreich est devenue au fil des siècles le centre de gravité du grand empire des Habsbourg et Vienne, sa capitale, s’est affirmée comme l’un des foyers majeurs de la culture européenne.
Ce rempart de la Chrétienté face au péril ottoman, lieu des fastes de la cour de Marie-Thérèse, capitale de la musique où l’œuvre de Schubert fait écho à celles de Mozart et de Haydn, fut aussi le lieu des avant-gardes du premier XXe siècle – à l’époque de la Sécession et de Klimt – quand Freud et Kafka ouvraient de nouvelles pistes à l’intelligence du monde.
Intégrées de longue date à un ensemble politique et dynastique commun, la Prague de Charles IV et de Rodolphe II et la Budapest de Liszt et de Bartók ont quant à elles participé à la subtile alchimie qui a permis à l’histoire de construire dans l’ensemble danubien un espace de civilisation original dont la marque demeure.

Vers la fin de la double monarchie austro-hongroise. Avec Jean-Paul Bled sur Radio Courtoisie.


(0)
359 Vues
0 commentaire
24.06.2014

Bâti sur les décombres de l'Europe napoléonienne, réformé en 1867 pour donner un rôle accru à la Hongrie, l'Empire austro-hongrois pouvait sembler, en 1914, l'une des puissances les plus solides du continent. C'était un empire à l'ancienne, c'est-à-dire qu'il avait l'ambition de fédérer de nombreux peuples hétérogènes. Dans les faits, une majorité d'Allemands et de Hongrois régissaient les destinées de Slaves (Tchèques, Polonais, Slovènes, Croates, etc.) de Roumains et d'Italiens - lesquels cohabitaient d'ailleurs plutôt mal entre eux.
C'est à la suite de l'assassinat de son prince héritier François-Ferdinand que le vieil empereur François-Joseph s'est laissé entraîner dans la guerre, aux côtés de l'Allemagne. Déchiré entre des nationalités différentes, des religions antagonistes, véritable tour de Babel linguistique, l'empire n'a pas supporté le choc. Cinq ans après Sarajevo, ce sont cinq pays nouveaux, fondés sur le principe des nationalités, qui remplacèrent la Double Monarchie. En Autriche même, devenue un État croupion, le jeune empereur Charles Ier (qui avait succédé à François-Joseph en 1916) dut renoncer.
Jean-Paul Bled retrace avec minutie l'agonie d'une monarchie qui n'a pas su s'adapter aux temps nouveaux en dépit des atouts non négligeables qu'elle détenait.

Hongrie : paroles de médias et réalités. Avec Ferenc Almássy au Cercle Aristote.


(0)
256 Vues
0 commentaire
14.09.2015

Alors que le Jobbik -premier parti politique hongrois emmené par le premier ministre Viktor Orbán- continue à mener une politique d'indépendance nationale, les média européens accroissent leur pression pour faire plier le récalcitrant. 
Mais quelle faute le Jobbick a-t-il commise ? Sûrement celle de se croire encore à la tête d'une nation souveraine qui ne jouerait pas uniquement la rôle de chambre d'enregistrement des directives de l'Union européenne...

La nouvelle donne géopolitique euro-atlantique à l'est. Avec Romain Bessonnet au Cercle Aristote.


(0)
319 Vues
0 commentaire
24.11.2014

L'Europe de l'Est, depuis la fin de la guerre froide, est devenu un théâtre d'affrontements important entre les puissances atlantiste et russe.
Alors que l'Ukraine est plus que jamais divisée, que la Hongrie subit les attaques d'ONG sponsorisées par les Etats-Unis et que l'Allemagne tente encore et toujours de tirer son épingle du jeu, Romain Bessonnet nous donne les clés pour comprendre l'état actuel des rapports de force dans la région.

Le renouveau des nationalismes dans l'Est européen. Avec Georges Feltin-Tracol chez Emmanuel Ratier sur Radio Courtoisie.


(0)
381 Vues
0 commentaire
25.07.2012

De­puis la chute du Mur de Ber­lin, la fin du bloc com­mu­niste en Eu­rope et la dis­pa­ri­tion de l’Union So­vié­tique, l’Est in­t­rigue.
En effet, l’Oc­cident lui a rapidement ino­cu­lé ses tares mais pour­tant, l’Est de­meure autre.
Georges Feltin-Tracol veut nous réinformer des réalités de cette région trop méconnue et nous aider à com­p­rendre la si­tua­tion in­tel­lec­tuelle de nos voi­sins orien­taux des steppes et de la taï­ga.

Lajos Marton : itinéraire d'un national-révolutionnaire. Avec Lajos Marton sur Méridien Zéro.


(0)
310 Vues
0 commentaire
26.02.2012

Wilsdorf et Roger Jolly reçoivent Lajos Marton pour la sortie de son ouvrage autobiographique.
Et pour cause, Lajos Marton est connu en France pour avoir été l’un des trois hongrois ayant participé à l’attentat du Petit-Clamart, qui manqua de peu le 22 août 1962 d’ôter la vie au Général De Gaulle, alors président d’une France secouée par le drame de la guerre d’Algérie finissante. Pour cela, Lajos Marton sera condamné à mort.
Il nous livre le récit haut en couleurs de son existence mouvementée qui le mènera de l’insurrection de Budapest jusqu’au Tchad, toujours au service de son idéal et de ses principes. Un appel au courage, à l’insoumission et à la fidélité.

Force&Honneur. Avec Gérard Vaudan, Eugène Krampon, Lajos Marton, Robert Steuckers et Pascal Lassalle sur Radio Courtoisie.


(0)
585 Vues
0 commentaire
15.01.2011

Présentation d'un livre présentant les grandes batailles qui ont forgé et affirmé la geste européenne.
Robert Steuckers raconte en détail la bataille de Lépante, Pascalle Lassale la Teutoburg Wald et Lajos Marton l'insurrection de Budapest.
Emission le "Libre Journal des Lycéens de Romain Lecap".