Hannah Arendt, la passagère. Une grande traversée sur France Culture.


(0)
195 Vues
0 commentaire
08.2017

Hannah Arendt naît en 1906, à Königsberg, dans une famille juive assimilée. L'adolescente rebelle commence par écrire des poèmes avant de découvrir l'éros philosophique avec Martin Heidegger et l'éthique de l'amitié avec Karl Jaspers. Mais l'ombre de l'antisémitisme s'abat sur l'Allemagne.
Après avoir été détenue par la Gestapo à Berlin en 1933, Hannah Arendt rejoint son mari, Günther Stern, à Paris, où elle aide des jeunes juifs à rejoindre la Palestine et s'éprend d'Heinrich Blücher. Raflée au Vel d'Hiv, puis internée au camp de Gurs, elle devient une "paria consciente".
Hannah Arendt et Heinrich Blücher débarquent en mai 1941 à New York. Une fois la guerre terminée, elle est déterminée à comprendre ce qui s'est passé. Elle rédige alors Les Origines du Totalitarisme, part en Allemagne identifier les biens juifs spoliés et couvre le procès d’Eichmann à Jérusalem. L'action devient le cœur de sa pensée.
Elle termine sa vie retirée, entourée de ses amis qu'elle appelle sa "tribu". Dans son Journal de pensée, elle expérimente un nouveau langage philosophique qui donne libre cours à son imagination. Sans esprit de système, Hannah Arendt laisse la pensée flotter "sans appui".
Hannah Arendt aura traversé le XXe siècle et construit son oeuvre entre deux continents géographiques et intellectuels, l'Europe et l'Amérique du Nord, la philosophie et la poésie.

Une série documentaire produite par Christine Lecerf et réalisée par Julie Beressi.

Hannah Arendt et la démocratie. Avec Claude Lefort et Robert Legros à Répliques sur France Culture.


(0)
175 Vues
0 commentaire
1988

Hannah Arendt a produit une pensée politique tout à fait originale et Claude Lefort et Robert Legros s'intéressent ici à la rupture qui a lieu entre la publication des Origines du totalitarisme et celle de La condition de l'homme moderne.
Car si le premier avait choqué par son approche comparée du stalinisme et du nazisme, le second a dérangé par sa noirceur et son pessimisme quant à l'avenir de l'homme dans la société de consommation.
En quoi l'approche d'Arendt du politique dans la modernité nous aide-t-elle à penser notre monde ?

Penser le bien et le mal avec la littérature. Avec Olivier Rey et Bérénice Levet à Répliques sur France Culture.


(0)
180 Vues
0 commentaire
05.11.2011

Lorsque Herman Melville meurt à New York, en 1891, il est un vieil homme à peu près oublié. Moby-Dick, quarante ans plus tôt, a coulé sa carrière littéraire. C’est seulement dans les années 1920, dans une Angleterre qui a fait l’expérience de la Grande Guerre, que le public commence à s’aviser de son génie. La fièvre de la redécouverte nourrit la quête d’inédits et, d’une boîte en fer blanc, surgit le récit auquel Melville a travaillé durant les cinq dernières années de sa vie : Billy Budd.
Malgré une taille limitée, celle d’une longue nouvelle, et une intrigue très simple, Billy Budd est rapidement devenu l’une des œuvres les plus étudiées et les plus commentées de la littérature mondiale, suscitant des débats aussi passionnés que contradictoires. La violence de la lutte entre critiques ne doit pas surprendre : Melville a tout fait pour livrer à une modernité demi-habile, pensant que tout problème a sa solution, une de ces situations sur lesquelles elle ne peut que se casser les dents. Qu’est-ce que le mal ? Quelles sont ses stratégies pour se répandre ? Comment limiter son empire ? Quel sens donner à la beauté d’un être ? Comment accueillir la grâce échue à un autre ? Autant de questions que le texte soulève, que la pensée instrumentale nous a désappris à poser et qui, lorsqu’elle les rencontre, la rendent comme folle. Autant de questions essentielles pour une vie humaine, et dont la littérature est peut-être la mieux à même, par ses ambiguïtés, à pouvoir traiter sans fausseté.
C'est dans le cadre d'un débat entre Olivier Rey et Bérénice Levet -qui se fait ici le porte-parole de Hannah Arendt- que ces questions sont discutées. Où l'on constate encore une fois, au travers de l'étude du chef-d’œuvre posthume d'Herman Melville, toute la puissance de la littérature pour explorer les grands thèmes éthiques et esthétiques que notre tradition de pensée n'a cessé de penser.

Hannah Arendt (1906-1975), un monde en partage. Avec Blandine Kriegel, Roger Errera, André Énégren, Jacques Donzelot et Luc Ferry sur France Culture.


(0)
289 Vues
0 commentaire
01.11.2014

C'est à Hannah Arendt, transfuge de l'Allemagne hitlérienne et du camp de Gurs en France, que l'on doit, depuis les Etats-Unis où elle s'est réfugiée, l'une des premières recherches (1951) sur le totalitarisme et une réflexion sur la banalité du mal. "J'ai voulu, dit-elle, à propos du procès d'Eichmann à Jérusalem, détruire la légende de la grandeur du mal."
La jeune philosophe juive, lectrice de Kant à 14 ans, disciple de Heidegger à 18, est propulsée par la montée du IIIe Reich et de la guerre dans ce qu'elle appellera "les années sombres". Sa vie représente une sorte de parabole de la tragédie moderne, son œuvre la poursuite de l'esprit de liberté : la recherche d'un sens et d'un monde commun.
Nous (re)découvrons aujourd'hui la richesse de son oeuvre et de son parcours.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Pascale Werner et Jean-Claude Loiseau.

Jean-François Mattéi et la crise de la culture. Avec Philippe Granarolo à la médiathèque d'Hyeres.


(0)
816 Vues
0 commentaire
18.03.2014

Jean-François Mattéi occupe une place de plus en plus marquante au sein de la philosophie française.
L'idée d'une crise de la culture est au centre de ses derniers ouvrages, et Philippe Granarolo se propose de mettre en débat ses affirmations.

L'avènement programmé de la sous-culture. Avec Jean-François Mattéi à Marseille.


(0)
606 Vues
0 commentaire
06.04.2013

Le voyage philosophique de Jean-François Mattéi l'a amené, petit à petit, à prendre quelques distances intellectuelles avec le monde moderne et les tenants de la déconstruction. La civilisation européenne, en effet, n'a pas dit son dernier mot.
Dans cette intervention, le grand pédagogue qu'était Mattéi revient sur le sens profond du mot "culture", tel qu'il a été produit par le monde européen, pour en comprendre l'actualité et les menaces qui pèsent sur notre héritage.

Une conférence qui se tient dans le cadre du café politique du quotidien royaliste Lafautearousseau.

Que nous apprend Hannah Arendt ? Avec Bérénice Levet et Alain Finkielkraut pour la Règle du jeu.


(0)
389 Vues
0 commentaire
17.06.2012

Hannah Arendt était philosophe politique, élève de Heidegger et l'une des chefs de file de la réflexion politologique aux États-Unis, son pays d’adoption quand elle eut quitté l'Allemagne.
Ce séminaire introduit à la pensée et à la vie de cette femme exceptionnelle et, en même temps, controversée sur un certain nombre de points.

Hannah Arendt. Avec Bérénice Levet au Collège des Bernardins.


(0)
397 Vues
0 commentaire
08.10.2015

Philosophe, disciple de Husserl et de Heidegger, Hannah Arendt est d’abord connue en France pour Les Origines du totalitarisme, ouvrage majeur où elle remonte le fil de l’histoire de la modernité européenne et s’enquiert des éléments qui ont "cristallisé" pour aboutir au nazisme et au stalinisme. Elle s’impose désormais comme un penseur capital de la condition humaine.
Rebelle à tout étiquetage idéologique, elle sait penser ensemble l’aspiration au nouveau et le besoin de stabilité et de continuité historique.