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Alors que nos sociétés sont désormais soumis à une implacable "théologie managériale", il est important de mettre en perspective l'héritage des traditions philosophiques antiques et médiévales face aux ruptures introduites par la modernité et la postmodernité. L'occasion d'interroger la manière dont le management s'est imposé comme un cadre normatif dominant, en se substituant parfois au politique et au religieux, et d'inviter à envisager ce que la pensée classique peut encore offrir pour répondre aux enjeux contemporains.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'03'45 : Quelques définitions : pensée classique, modernité et post-modernité
- 0'12'40 : Le piège de la binarité
- 0'29'46 : Quand fut le point de rupture entre pensée classique et pensée moderne ?
- 0'41'19 : Substitution de l'Église par l’état puis de l’état par l’entreprise ?
- 0'49'02 : Vers un état mondial et unifié ?
- 0'54'58 : Y a-t-il un lien entre l’athéisme, l’eugénisme et le management ?
- 1'04'53 : "Mourir dans la dignité" et la substitution du prêtre par la machine
- 1'11'36 : Qui d'autre peut apporter une réponse si ce n'est l'Église ou la machine ?
- 1'16'33 : Quelques recommandations de lecture
- 1'20'57 : Conclusion et remerciements


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De quoi est-il question, au fond, dans le coaching ? De rien de moins que de la fabrique de l'homme cybernétique planétaire. Méthode d'accompagnement née dans les années 1990 qui se développa dans la décennie suivante, le coaching s'est aujourd'hui pleinement institutionnalisé : il est reconnu, à part entière, comme un outil de développement de la personne qui conjugue recherche du bien-être et souci de l'efficacité.
Baptiste Rappin met ici en exergue les fondements philosophiques du coaching allant de l'utilitarisme jusqu'à la question de la "vie nue", et nous livre les résultat de son enquête généalogique qui conduit du coaching contemporain vers le Nouvel Âge de la contreculture californienne. Enfin, il interroge le type de subjectivité à l'œuvre dans le déploiement opérationnel du coaching, offrant une perspective générale d'interprétation.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'50 : Pourquoi cet ouvrage et qu'est-ce que le coaching ?
- 0'09'10 : Mai 68, le refus de l'autorité et le changement des rapports sur le marché de travail
- 0'20'23 : Être la meilleure version de soi-même et être dans la perpétuelle amélioration de soi, mais pour quoi ?
- 0'31'58 : Pourquoi ne pas régler le problème à sa source ?
- 0'37'41 : Indifférenciation entre vie publique et vie privée suivi de l'abolition du vouvoiement
- 0'44'06 : Qu'est-ce que la transparence ?
- 0'50'01 : Y a-t-il un lien entre le coaching et les Lumières ?
- 0'56'36 : L'influence du monde anglo-saxon et l'utilisation des anglicismes
- 1'05'28 : Gnose, occultismes et management
- 1'15'33 : Vers une nouvelle religion du travail ?
- 1'19'23 : Conjugaison des spiritualités orientales, de l'écologie, management et ESG
- 1'23'11 : Le crime parfait ?
- 1'31'59 : Conclusion et remerciements


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Quels sont les liens que la gauche radicale entretient avec Carl Schmitt ? Des concepts tels que l'antagonisme entre l'ami et l'ennemi, l'importance de la décision et les périls de la dictature sont scrutés à la lumière des interactions de Schmitt avec divers penseurs comme Sorel, Benjamin et même Proudhon.
Malgré le boycott occidental de la conception schmittienne du droit, une ironie persiste : au fil des années, Schmitt est devenu le penseur étranger le plus traduit en Chine.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'36 : Une citation de Geoffroy de Lagasnerie en ouverture
- 0'09'34 : Qui est Carl Schmitt et quels sont ses ouvrages principaux ?
- 0'39'50 : La désignation de l'ami et de l'ennemi
- 0'51'19 : Georges Sorel à l’origine de cet antagonsime ?
- 0'58'38 : L'antagonisme chez Proudhon et Sorel ?
- 1'01'26 : Quel lien entre la laïcisation et la gauche radicale ?
- 1'06'33 : Conclusion


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Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Michel Foucault : tels sont certainement des noms qui résonnent à l'oreille de nos contemporains. Et il s'agit, en effet, des philosophes les plus connus d'un courant de pensée que l'on peut raisonnablement qualifier de "déconstruction".
Toutefois, loin de se limiter à l'étude de ces trois figures, le livre de Baptiste Rappin Abécédaire de la déconstruction aborde également les idées et les concepts développés par Maurice Blanchot, Roland Barthes, Jacques Rancière, Jean-Luc Nancy, Giorgio Agamben, Judith Butler et par bien d'autres encore.
C’est le succès rencontré par la déconstruction dans les milieux intellectuels, tant à l'Université que dans la sphère politico-médiatique, qu'il s'agit de comprendre afin de le combattre.


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C'est en compagnie du géopolitologue Pierre Hillard qu'est exposée l'histoire de la Russie dans la gouvernance mondiale. L'objectif de son travail est de présenter les caractéristiques propres à la Russie ainsi que les lignes de fractures au sein de son élite dirigeante.
Franc-maçonnerie, mystique tibétaine ou encore théosophie d'Helena Blavatsky, eurasisme d'Alexandre Dougine : autant de courants de pensée qui influencent la géopolitique russe et qu'il est important de connaître.