L'affaire Sacco-Vanzetti, une histoire de l'anarchisme italien aux Etats-Unis. Avec Ronald Creagh sur Radio Libertaire.


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2017

1921 : aux États-Unis, deux militants anarchistes italiens sont accusés de meurtre et condamnés. Pendant sept ans, ils ne cesseront de clamer leur innocence. Ils ne réussiront jamais à obtenir la révision de leur procès, malgré l'insuffisance et la manipulation des preuves retenues contre eux et l'immense mouvement de solidarité internationale. En 1927, la peine de mort est confirmée et ils sont exécutés. Le monde entier en est bouleversé.
L'historien Ronald Creagh nous aide à reconstituer l'univers dans lequel vivaient Sacco et Vanzetti à l'ère des "terroristes au coeœur pur". Il retrace leur itinéraire personnel et les rapports entre leur mouvement et les formations politiques européennes qui, à leur tour, allaient être profondément atteintes par l' "affaire . Ce qui n'était qu'un simple procès est ainsi devenu un enjeu qui détermina des alliances, des clivages, mais aussi un véritable mythe qui a influencé durablement les comportements de part et d'autre de l'Atlantique.
Ce combat héroïque de deux personnes contre une institution, en quête d'argent et de pouvoir, qui allait devenir le FBI, donne à cette histoire une pertinence qui vaut pour notre époque où le destin de la planète est décidé dans l'ombre par des organisations et des réseaux impitoyables.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Le refus du travail dans l'Italie révoltée des années 60-70. Avec Oreste Scalzone sur Radio Libertaire.


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2017

40 ans après l'insurrection de Bologne des 11-12 mars 1977 (et sa reconquête par des chars d'assaut), le témoin et acteur direct Oreste Scalzone nous rappelle la longue histoire du refus du travail dans l'Italie révoltée des années 1960-1970.
Après un rappel des théories critiques développées au sein de l'opéraïsme durant les années de plomb, Oreste Scalzone nous révèle quelques pratiques concrètes de "l'anti-travail" ("auto-réductions", grèves des loyers, squats) et parle de la vision non-programmatique du communisme qui était celle de l'Autonomie italienne, en tant que désir de communisation et comme "mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses" (Marx).

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Une histoire du mouvement révolutionnaire de 1881 à 1914. Avec Guillaume Davranche sur Radio Libertaire.


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2016

Un siècle après l’immense boucherie de 1914-1918 dont est coresponsable l'État capitaliste français, 110 ans après une première tentative de grève générale en Mai 1906 et une Charte d'Amiens du syndicalisme révolutionnaire appelant à une abolition du salariat au moyen d'une grève générale, l'historien Guillaume Davranche nous propose une émission d'histoire du mouvement révolutionnaire, libertaire et anti-guerre de 1881 jusqu'à 1914.
Après une introduction critiquant du rôle de l'État français dans l'engrenage menant vers l'affrontement de 1914-1918, l'on suit l'évolution du mouvement révolutionnaire (plus particulièrement de ses franges libertaires/anarchistes) de 1881 jusqu'en 1909 (phase insurrectionnaliste 1880-1889, phase grève-généraliste 1889-1901, phase "héroïque" du syndicalisme révolutionnaire 1901-1909).
La seconde partie de l'émission est consacrée aux mutations du courant anarchiste-communiste ainsi qu'aux revirements politiques qui ont ponctué la guerre sociale d'avant-guerre.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Gilets jaunes, crise, luttes de classes et conscience du prolétariat. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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20.01.2019

Alos que l' "Acte 10" des Gilets Jaunes vient d'avoir lieu, il est important de prendre du recul et d'observer la trajectoire de ce mouvement de révolte dans l'optique de la lutte des classes.
Assisterons-nous à l'avènement d'une réelle révolution où les gestionnaires de la marchandise réussiront-ils à reprendre -temporairement- le contrôle ?

Contre-histoire des grèves de 1936 et du Front populaire. Avec Charles Jacquier sur Radio Libertaire.


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2017

Alors qu'une offensive historique du capital est en préparation, un retour sur les grèves de mai-juin 1936 et une critique du Front populaire paraît nécessaire. Charles Jacquier, historien, revient pour nous sur cette période en s'appuyant sur trois livres principaux : Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin, Grèves et joie pure de Simone Weil et Tout est possible ! Les gauchistes français (1929-1945) de Jean Rabaut.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

La lutte des classes pendant la Révolution française. Avec Sandra sur Radio Vosstanie.


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2018

Le XVIIIe siècle est marqué dans une large partie de l'Europe occidentale par l'enrichissement et la montée en puissance de la bourgeoisie, et le début d'un processus de mutation dans le mode de production qui va amener à la première révolution industrielle. En France, la bourgeoisie développe à certains endroits une production manufacturière et de nouvelles formes de travail mais se heurte aux structures socio-économiques de l'Ancien Régime reposant essentiellement sur la réglementation, et à la noblesse, ordre privilégiée et classe dominante de la société. Celle-ci voit ses revenus baisser face à la montée des prix, mais surtout ne réinvestit pas ou très peu sa richesse issue essentiellement de l’exploitation de la terre. Afin de conserver son prestige lié à son rang, elle se réfugie dans une attitude réactionnaire. Refusant tout changement, notamment les projets de réformes fiscales mais vains de la monarchie, elle exaspère le conflit de classe avec la bourgeoisie qui espère des réformes : égalité juridique, libertés individuelles, système politique fondé sur la séparation des pouvoirs, libertés économiques et unification du marché national. Par ailleurs, la noblesse s'attire de plus en plus dans les campagnes l'hostilité des paysans, nombreux à voir leurs conditions de vie se dégrader et qui espèrent la fin du système seigneurial.
Aux tensions entre bourgeois et nobles, entre nobles et paysans, mais aussi entre bourgeois et travailleurs dans les quelques pôles manufacturiers existants, se greffe une crise économique généralisée. Les mauvaises récoltes en 1787-1788 entraînent une forte montée des prix qui fragilise les conditions d'existence des travailleurs. Leurs revenus en grande partie accaparés par l'achat de denrées alimentaires, ne leur permettent plus d'acheter des produits manufacturés, la crise touche alors le secteur industriel naissant, ce qui entraîne un chômage important. Cette situation engendre un climat d'émeutes généralisé dans toute la France, au moment où la monarchie, en proie à une grave crise de surendettement, propose une solution ultime afin de résoudre celle-ci : la convocation des Etats Généraux. Cette réunion qui débute le 5 mai 1789 ne satisfait aucunement le désir de réformes des députés bourgeois. Disposant seulement de l'appui des travailleurs urbains et ruraux, tout autant opposés à la noblesse, ils réussissent le 17 juin 1789 un coup de force en se proclamant Assemblée nationale.
La monarchie se révèle impuissante à réprimer le processus révolutionnaire en marche. La bourgeoisie proclame que ses intérêts sont universels, notamment par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (août 1789), et s'empare dans tout le pays des pouvoirs locaux. Dans le même temps, en organisant une force armée, la Garde nationale, et par la loi martiale qui permet de réprimer toute réunion en place publique, elle tente de contenir les luttes des travailleurs qui aspirent à de meilleures conditions de vie. Dans les campagnes, dès l'été 1789, les paysans veulent en finir avec l'exploitation et le pouvoir des seigneurs nobles qui durent depuis des siècles et incendient les châteaux. La question de l'accès aux subsistances, dans une situation économique difficile, devient encore plus pressante et contribue à amplifier les luttes par des actions de taxation sur les denrées de première nécessité, des pillages et des grèves pour obtenir des augmentations de salaire.
Les faits montrent comment les travailleurs urbains et ruraux ont mené des luttes autonomes pour un monde meilleur dépassant ainsi le contenu bourgeois de la Révolution, et forgeant des expériences pour les combats à venir. Cette approche de la période révolutionnaire française entend rappeler que la lutte des classes n'est pas un concept construit de toute pièce. Aujourd'hui, face aux ravages du capitalisme, qui puise ses racines dans ce moment-charnière que constitue la fin du XVIIIe siècle, les prolétaires d'ici et d'ailleurs ne peuvent rien attendre d'un réformisme qui n'en finit pas de nous resservir les mêmes recettes miracles pour "humaniser" ce système.

Histoire du mouvement ouvrier. Avec Christian Pataud à la Bibliothèque Associative de Malakoff.


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2017

Christian Pataud, anarchiste et résistant, nous relate en cinq conférences l'histoire du mouvement ouvrier en France de 1830 à nos jours.
 1. 1830-1871 : de l'avènement de Louis-Philippe jusqu'à la chute de Napoléon III, nous assistons aux premières grandes insurrections ouvrières avec -notamment- la révolte des Canuts de Lyon en 1831
 2. 1871-1900 : c'est la lente mise en place de la République bourgeoise et, corrélativement, le développement du mouvement ouvrier dont il est question. Cette période est également celle du progrès technique, de la naissance de grands groupes industriels et de leurs conséquences sociales.
 3. 1900-1922 : l'industrie continue de se développer et l'esprit revanchard contre l'Allemagne amène au réarmement puis à la guerre. La première Guerre Mondiale fut la grande défaite de l'internationalisme ouvrier et marqua les premières grandes divisions, sans oublier la Révolution russe (1917) et ses conséquences à l'international
 4. 1922-1945 : l'entre-deux-guerre voit le mouvement ouvrier se polariser entre socialistes et communistes, la crise économique et la montée des fascismes en Europe
 5. 1940-1968 : de la défaite et la collaboration à la résistance et à la reconstruction, c'est un mouvement ouvrier en pleine reconstruction qui succédera à la deuxième Guerre Mondiale

Dans la trajectoire de Marx et de Debord. Avec Francis Cousin pour E&R à Nantes.


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16.06.2018

Contre toutes les falsifications du spectacle marchand, Francis Cousin nous propose ici, en deux temps, de comprendre l'actualité radicale de la grève sauvage historique de 1968 et de saisir les enjeux contemporains du terrorisme étatique de la crise de l'économie politique.
Un jalon de conscience vraie surnageant dans l'océan des fausses représentations du fétichisme de la marchandise...