Anthologie commentée d'Ibn Khaldoun. Avec Gabriel Martinez-Gros à la Nouvelle Action Royaliste.


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13.11.2024

Pour Ibn Khaldûn, immense historien arabe du XIVe siècle, l'État "civilise" au plein sens du terme, il crée une société civile, pacifique et désarmée. L'État trace une limite claire entre la société sédentaire, qui vit sous sa protection, et la société bédouine, tribale, qu'il ne contrôle pas. Mais il a besoin des deux mondes, puisqu'il tire du monde tribal la violence nécessaire pour imposer sa paix dans le monde sédentaire, où il puise ses richesses à travers l'impôt. Si on donne à ces termes, "sédentaire" et "bédouin", leur véritable sens, c'est-à-dire "sous le contrôle d'un État" et "hors du contrôle d'un État", la pertinence de la théorie peut être étendue très au-delà de l'Islam et du Moyen Âge.
Pour comprendre cette fascinante théorie utile à notre temps, Gabriel Martinez-Gros, avec toute la finesse et l'érudition qui lui sont coutumières, nous présente les lignes de force de l'œuvre d'Ibn Khaldûn pour nous permettre d'en cerner la richesse et la portée.

 - 0'00'00 : Intro
 - 0'00'45 : Qui est Ibn Khaldûn ?
 - 0'08'55 : Développement de la dialectique entre bédouin et sédentaire
 - 0'15'27 : Une logique de la violence chez Ibn Khaldûn
 - 0'19'31 : La philosophie de la temporalité politique marche-t-elle ?
 - 0'29'06 : Ibn Khladûn semble avoir une conception très moderne du travail
 - 0'35'40 : N'est-ce pas étonnant la faible place de la religion dans sa pensée ?
 - 0'41'26 : Vous dites que la théorie d'Ibn Khaldûn ne fonctionne pas pour l'Europe. Pourquoi ?
 - 0'52'16 : Pour vous, nous vivons une actualité "khaldunienne" aujourd'hui.
 - 1'04'25 : Selon vous et Kamel Daoud, la langue arabe littéraire est une invention et il n'existerait que DES langues arabes ?
 - 1'09'38 : On dit souvent que la "vraie" langue arabe, c'est celle du Coran et on a vu le cas d'Al Jazeera incomprise par une part importante des arabophones.
 - 1'11'48 : A l'époque d'Ibn Khaldûn, était-ce déjà sous domination ottomane ?
 - 1'18'27 : Quelles langues parlait Ibn Khaldûn ?
 - 1'20'27 : En vous écoutant, on a l'impression qu'il n'y a aucun point commun entre les dominés et les dominants
 - 1'28'40 : Outro

Qu'est-ce qu'Ibn Khaldoun peut encore nous dire ? Avec Gabriel Martinez-Gros au Cercle Aristote.


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21.10.2024

Pour Ibn Khaldûn, immense historien arabe du XIVe siècle, l'État "civilise" au plein sens du terme, il crée une société civile, pacifique et désarmée. L'État trace une limite claire entre la société sédentaire, qui vit sous sa protection, et la société bédouine, tribale, qu'il ne contrôle pas. Mais il a besoin des deux mondes, puisqu'il tire du monde tribal la violence nécessaire pour imposer sa paix dans le monde sédentaire, où il puise ses richesses à travers l'impôt. Si on donne à ces termes, "sédentaire" et "bédouin", leur véritable sens, c'est-à-dire "sous le contrôle d'un État" et "hors du contrôle d'un État", la pertinence de la théorie peut être étendue très au-delà de l'Islam et du Moyen Âge.
Pour comprendre cette fascinante théorie utile à notre temps, Gabriel Martinez-Gros, avec toute la finesse et l'érudition qui lui sont coutumières, nous présente les lignes de force de l'œuvre d'Ibn Khaldûn pour nous permettre d'en cerner la richesse et la portée.

Empires : berceau des religions. Avec Gabriel Martinez-Gros pour la Nouvelle Action Royaliste.


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05.10.2022

Dans La Traîne des empires (Editions Passés/Composés), l'historien Gabriel Martinez-Gros précise sa théorie générale des empires en étudiant les relations entre l'Empire et la religion : le christianisme, l'islam et le bouddhisme se créent à la fin des empires, pour répondre à leur manière à l'impuissance du pouvoir impérial.
Ces dynamiques historiques permettent-elles d'éclairer notre temps ? Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle religion, dans un "Occident" guetté par les marginalités violentes, islamistes et mafieuses ?