Jung et la gnose. Avec Françoise Bonardel pour la Grande Loge Nationale Française.


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15.03.2018

Carl Gustav Jung n'est certes pas le seule penseur du XXe siècle à s'être intéressé à la gnose et aux gnostiques. On pense notamment à Simone Weil, Raymond Abellio, Hans Jonas et Eric Voegelin.
Mais c'est en psychologue des profondeurs qu'il a interrogé les textes anciens et envisagé un possible renouveau de cette attitude existentielle jugée hérétique par les premiers auteurs chrétiens. L'exploration de l'inconscient témoigne en effet d'un désir intemporel de "gnose", autant dire d'une connaissance qui oriente et qui sauve.
Que Jung ait été, ou non, "gnostique" à titre personnel importe moins que cette exigence intérieure, qui demeure celle de l'homme contemporain.

Sexualité et (ou) Nirvana. Avec Françoise Bonardel et Daniel Odier sur France Culture.


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03.01.2019

Nos sociétés deviennent de plus en plus transparentes en ce qui concerne les réalités sexuelles. La recherche de sens, elle, continue d'être un besoin nécessitant d'être assouvi. Ces deux préoccupations fondamentales de l'Homme sont-elles des planètes différentes ?
C'est pour en discuter que sont reçus Françoise Bonardel, philosophe des religions et essayiste française, et Daniel Odier, poète et grand connaisseur du tantrisme. Les deux invités nous permettent d'aborder les grands courants spirituels orientaux tels l'hindouisme, le bouddhisme et surtout le tantrisme kashmirien pour lequel une sexualité maîtrisée peut aider à l'épanouissement de l'être et à son éveil.

Émission "Matières à penser", animée par René Frydman.

Jung et la gnose. Avec Françoise Bonardel sur Radio Courtoisie.


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09.04.2018

Médecin de l'âme et homme de culture, Carl Gustav Jung (1875-1961) s'est intéressé à la gnose dès les années 1910 alors qu'il effectuait des recherches sur les mythologies, mystères et croyances populaires. Son intuition lui disait que cette littérature étrange et difficile détenait un trésor d'images symboliques dont il lui fallait comprendre la signification.
Peu après confronté à une crise intérieure (1913) dont il fit le récit dans Le Livre Rouge, Jung en vint à considérer les gnostiques comme les premiers explorateurs de l'inconscient, découvrant le monde des archétypes qui leur inspira leurs visions et leurs mythes. Comme les alchimistes plus tard, ces visionnaires l'ont souvent guidé dans l'élaboration de la psychologie analytique, "gnostique" en ce qu'elle restitue une plénitude de sens à la vie désorientée de l'homme contemporain.
Jugées hérétiques par les premiers auteurs chrétiens, les gnoses dont l'origine est incertaine laissaient libre cours à l'imagination créatrice et avaient du salut une vision aussi proche des initiations antiques que du christianisme. Valorisant la découverte de soi à travers l'expérience personnelle du divin, leur enseignement ne pouvait laisser Jung indifférent.
Fut-il lui-même "gnostique" comme l'en accusèrent Martin Buber et certains théologiens chrétiens ? S'il le fut, c'est à sa manière : afin de répondre aux exigences spirituelles de son temps désireux de "savoir" plutôt que de croire.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Prendre soin de soi, des autres et du monde. Avec Françoise Bonardel sur France Culture.


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22.03.2017

Pour pouvoir réaliser notre humanité, devenir véritablement soi et quittant l'ego tyrannique, peut-être qu'il faudrait prendre mieux soin de soi, et même plus : revisiter de fond en comble la notion de "souci de soi", la penser à l'aune de ce que les sages de l'antiquité appelait la connaissance de soi autant qu'à la mesure d'un véritable altruisme, dépouillé des oripeaux de nos illusions égotiques, individualistes, et aussi sentimentalistes.
La philosophe et essayiste Françoise Bonardel vient nous parler de ce sujet délicat et ô combien passionnant. Auteure d'une douzaine de livres alliant philosophie et poésie, réflexions sur la religion et sur l'art, elle s'inspire de traditions anciennes (hermétisme, gnose, alchimie) et de la pensée de Jung pour renouveler l'approche de questions contemporaines.

Émission "Les Discussions du soir", animée par Leili Anvar.

René Guénon et la crise du monde moderne. Avec Françoise Bonardel, David Bisson, Pierre-Marie Sigaud et Jean Borella sur Radio Courtoisie.


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05.12.2015

Le regard sans concession porté par Guénon sur les ruines de l'Europe de l'après-guerre 1914-1918 s'est attaché aux causes profondes du désastre : la fermeture à une dimension spirituelle qui demeurait encore vivante en Orient.
Depuis la Renaissance, la recherche de la connaissance s'était effacée progressivement au profit de l'action et des seuls critères matériels. Les dérives intellectuelles s'étaient enchaînées ensuite, aboutissant à un individualisme exacerbé et au chaos social.
Le naufrage de la Seconde Guerre Mondiale et les maux de l'Occident contemporain témoignent de la justesse de son diagnostic.


Émission du "Libre Journal des enjeux actuels", animé par Arnaud Guyot-Jeannin.

Europe/Occident : la mesure du déclin. Avec Françoise Bonardel, Alain de Benoist, Paul-François Paoli et Pascal Eysseric chez Paul-Marie Couteaux sur Radio Courtoisie.


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30.04.2014

Il n’existe pas plus d' "Occident" unitaire que d' "Orient" homogène. Même la notion d' "Occident chrétien" a perdu toute signification depuis que l'Europe a majoritairement versé dans l'indifférentisme et que la religion y est devenue une affaire privée. L'Europe et l'Occident se sont totalement disjoints. Ne se rapportant plus à aucune aire géographique ni même culturelle particulière, le mot "Occident" devrait en fait être oublié. Parlons donc plutôt de l'Europe !
L'Europe paraît aujourd’hui en déclin sur tous les plans. L'Europe n’est pas seulement l' "homme malade de la planète économique" (Marcel Gauchet). Elle connaît une crise sans précédent de l'intelligence et de la volonté politique. Elle aspire à sortir de l'histoire, portée par l'idée que l'état présent des choses est appelé à se maintenir indéfiniment, qu'il n'en est pas d'autre possible, et surtout qu'il n’en est pas de meilleur.
Quand une culture s'achève, une autre peut toujours la remplacer. L'Europe a déjà été le lieu de plusieurs cultures, il n'y a pas de raison qu'elle ne puisse pas être encore le foyer d'une culture nouvelle, dont il s'agit alors de déceler les signes avant-coureurs. Cette nouvelle culture fera suite à la précédente, mais n'en sera pas le prolongement. Plutôt que de verser dans des lamentations inutiles, il vaut mieux avoir le regard assez aigu pour voir où – dans quelles marges – croît ce qui permet de garder espoir...

Jung et la Gnose. Avec Françoise Bonardel au Cercle Aristote.


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29.01.2018

Médecin de l'âme et homme de culture, Carl Gustav Jung (1875-1961) s'est intéressé à la gnose dès les années 1910 alors qu'il effectuait des recherches sur les mythologies, mystères et croyances populaires. Son intuition lui disait que cette littérature étrange et difficile détenait un trésor d'images symboliques dont il lui fallait comprendre la signification. Peu après confronté à une crise intérieure (1913) dont il fit le récit dans Le Livre Rouge, Jung en vint à considérer les gnostiques comme les premiers explorateurs de l'inconscient, découvrant le monde des archétypes qui leur inspira leurs visions et leurs mythes.
Comme les alchimistes plus tard, ces visionnaires l'ont souvent guidé dans l'élaboration de la psychologie analytique, "gnostique" en ce qu'elle restitue une plénitude de sens à la vie désorientée de l'homme contemporain. Jugées hérétiques par les premiers auteurs chrétiens, les gnoses dont l'origine est incertaine (Syrie, Iran, Judée ?) laissaient libre cours à l'imagination créatrice et avaient du salut une vision aussi proche des initiations antiques que du christianisme. Valorisant la découverte de soi à travers l'expérience personnelle du divin, leur enseignement ne pouvait laisser Jung indifférent.
Fut-il lui-même "gnostique" comme l'en accusèrent Martin Buber et certains théologiens chrétiens ? S'il le fut, c'est à sa manière : afin de répondre
aux exigences spirituelles de son temps désireux de "savoir" plutôt que de croire.

L'héritage culturel de l'Europe en question. Avec Françoise Bonardel sur la RTS.


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19.03.2012

Françoise Bonardel s’interroge sur les finalités de la culture (identité, sagesse), et les raison qui ont mené au déclin du creuset culturel européen.
Ne pourrions nous pas imaginer une voie qui serait proprement européenne, où la renaissance spirituelle se déploierait à travers la "grande culture" de la Renaissance et des Lumières, à mi-chemin entre ces deux écueils que sont l’enracinement patriotique et le relativisme d’une société de consommation mondialisée ?