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Écrivain anglais et maître du paradoxe, Gilbert Keith Chesterton a renouvellé la forme du roman policier : il a inventé le "détective de l'âme". C'est avec le Père Brown qu'il nous montre que dans la résolution des énigmes policière les indices matériels n'ont quasiment aucune valeur, à l'encontre de la méthode d'un Sherlock Holmes et du roman à énigmes d'Agatha Christie. Ce qui intéresse le Père Brown, c'est davantage de s'imprégner de l'atmosphère, de se mettre dans l'état d'esprit du criminel : c'est comprendre.
L'occasion de revenir sur son oeuvre et sa vie au travers de la lecture de larges extraits de ses romans et essais.
Émission "Une vie, une œuvre", produite par Francesca Isidori.


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Héritier et dernier des grands feuilletonistes du XIXe siècle, Gaston Leroux s'inscrit en marge des auteurs du roman populaire. Tour à tour avocat, chroniqueur judiciaire, puis grand reporter, il joue dans ses romans de ces divers registres qu'il mêle pour tisser des histoires où le mystère est le maître-mot.
Dans ses deux premiers romans-feuilletons, Le Mystère de la chambre jaune puis Le Parfum de la dame en noir, apparaît Rouletabille, petit reporter qui, s'appuyant sur le "bon bout de la raison" tente de résoudre le mystère d'un crime fondé sur une énigme défiant la logique et dont la solution est inattendue.
Qu'il s'agisse de Rouletabille ou de Chéri-Bibi, reporter ou bagnard, ces personnages centraux dans l'oeuvre de Leroux seront les hérauts d'une fatalité ou d'une culpabilité à laquelle le destin les a confrontés.
D'une grande lucidité, tels les auteurs de la tragédie antique, Gaston Leroux met ses expériences de reporter - ses voyages en Russie ou en Angleterre - au service d'un art du romanesque proche du fantastique.
Mais l'art de Gaston Leroux se retrouve également dans son style, où l'on détecte à travers ses petites phrases en italiques - "le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat" - de l'humour noir et sublime d'un cœur romantique qui fascina les surréalistes.
Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.