G. K. Chesterton et les enquêtes du Père Brown. Avec Michel Meurger, Christian Jambet et François L’Yvonnet chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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20.12.2008

Monument de bonhommie bachique et de prophétisme halluciné, l' "hénaurme" Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), alias GKC, est une légende des lettres et du journalisme anglais. Créateur du mythique "Father Brown", il est une des plumes tutélaires du "crime novel" anglo-saxon, figure atypique du catholicisme britannique.
On lui doit aussi quelques hagiographies poétiques et méditations théologiques hors norme, virtuose de la narration en roue libre et du romanesque rhapsodique, certains de ses romans, tels La Sphère et la Croix ou L'Auberge volante, restent comme des chef-d'oeuvre délirants, égaux de ceux d'un Lawrence Sterne ou d'un Lewis Carroll.
Plusieurs familiers des écrits chestertoniens sont ici réunis, à l'occasion de la sortie de l'intégrale des enquêtes du Père Brown chez Omnibus, afin de dresser le portrait de cet auteur encore trop peu connu sous nos latitudes.

Le savant fou, archétype de la littérature populaire. Avec Jean-Christophe Ogier, Emmanuel Laurentin et François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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15.08.1992

Sur les traces des archétypes de la littérature populaire, Mauvais Genre approche avec prudence le savant fou, puits de science obsédé par ses recherches, Docteur Folamour prêt à chevaucher la bombe ou encore maître du monde frustré...
"Le savant fou" donc, d'Homère à Thierry Jonquet en passant par Mary Shelley, Robert Louis Stevenson, Curt Siodmak, Maurice Renard et Herbert George Wells : c'est à un voyage singulier dans la bande-dessinée, le cinéma et la littérature des XIXe et XXe siècle que nous avons droit dans cette émission.

Spécial Mauvais Genres. Avec François Angelier sur Canal B.


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2016

Une émission en forme de déclaration d'amour à Mauvais Genres, l'émission qui fête, cette année, ses 20 ans sur France Culture !
Nous avons droit à un entretien fleuve avec François Angelier, grand timonier de cette miraculeuse émission du service public, capable d'être mystique à propos du fist-fucking, styliste à propos de littérature collaborationniste, ésotérique à propos de littérature de gare, profond sur des sujets légers, léger sur des sujets lourds... et de tant d'autres choses.

Émission "Le Cinéma est mort".

Avoir raison avec Bernanos. Avec François Angelier, Gilles Philippe, Sarah Lacoste, Frédéric Gugelot, Claire Daudin, Olivier Dard et Gilles Bernanos sur France Culture.


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08.2018

Écrivain obsédé par la pureté de la langue, chrétien hanté par le mal, père de famille nombreuse, monarchiste et intellectuel engagé : voici quelques-unes des facettes, complémentaires ou contradictoires, qu’évoque ce portrait de Georges Bernanos en cinq émissions.
La première d'entre elles débute en abordant sa vocation d’écrivain. Quand les enfants de son temps découvraient le plaisir de lire avec Jules Vernes, le jeune Bernanos dévorait La Comédie humaine, dont il piochait les volumes dans la bibliothèque paternelle. Mais si Balzac a sans aucun doute nourri son désir d’écrire, il n’a guère influencé son œuvre. Aux longues descriptions balzaciennes, s’oppose en effet la brièveté des phrases de Bernanos, davantage porté sur les dialogues – c’est là sa modernité.
La gloire viendra en 1926 avec son premier roman, Sous le soleil de Satan. Sept ans de travail furent nécessaires pour achever ce livre, écrit comme le seront les suivants : installé à la table d’un café, avec un cahier d’écolier, un encrier et une plume. Un rituel qui, comme son crucifix, l’accompagna toute sa vie.
Soixante-dix ans après sa mort, Bernanos reste trop souvent cantonné à l’image d’un "écrivain catholique", qui a fait des curés et prêtres les héros de ses romans, et de l’écriture une mission quasi divine. "Le bon Dieu m’a mis une plume dans la main, ça n’est pas pour rigoler avec", disait-il.
François Angelier élargit la focale, en insistant sur des aspects moins connus. Ainsi de la défiance de Bernanos envers le règne des machines, qui est abordée dans la dernière émission

Initial BL. Avec Brigitte Lahaie chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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11.02.2017

À l'occasion de la parution, aux éditions Glénat, d'une ample monographie signée Cédric Grand Guillot et Guillaume Le Disez, François Angelier fait honneur à celle qui, de Vibrations sexuelles en Hurlements d'extase, fut la blonde Vénus de l'écran érotique et pornographique français, Brigitte Lahaie.
Une émission qui prendra la mesure du phénomène Brigitte Lahaie au travers de sa filmographie érotique, mais aussi fantastique avec ses apparitions dans les films de Jean Rollin (Les Raisins de la mort, Fascination) ou Fabrice Du Welz (Calvaire).

Le trompette de l'apocalypse : centenaire de Léon Bloy (1917-2017). Avec Pierre Glaudes, Emmanuel Godo et François L’Yvonnet chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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09.12.2017

"Ma trompette, à moi, est jumelle et pourvue de deux embouchures, déclarait Bloy, l'une pour le haro, l'autre pour l'hosanna", une double vocalité qu'explore Mauvais Genres, en prêtant l'oreille aux méditations mystiques et aux nostalgies paradisiaques de Bloy et en mesurant la violence incantatoire et dévastatrice de son écriture.
Un siècle après sa mort, l'onde de choc est plus que jamais sensible d'une œuvre vouée à l'adoration et à l'exécration, celle d'un "pèlerin de l'absolu", d'un "mendiant ingrat" et surtout d'un écrivain qui fascina tout autant Jünger que Borges.

Morand et Chardonne, la correspondance enfin publiée. Avec François Angelier et Pascal Ory sur France Culture.


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19.12.2013

Après un travail d'édition titanesque, le premier des trois tomes de la Correspondance très attendue entre Paul Morand et Jacques Chardonne est enfin publié dans la collection Blanche de Gallimard. Il présente plus de 800 lettres parmi le millier échangé par les deux hommes entre 1949 et 1960.
À la Libération les deux écrivains deviennent deux infréquentables : le premier Paul Morand fut un collaborateur du régime de Vichy et son ambassadeur à Bucarest et à Berne, le second, Jacques Chardonne, fut du voyage à Weimar en 1941 sur l'invitation de Goebbels, avec Drieu la Rochelle, Marcel Jouhandeau, Ramon Fernandez, Robert Brasillach et André Fraigneau.
Leur sulfureuse Correspondance publiée après plus de 40 ans d'attente, nous plonge dans la droite littéraire et intellectuelle de l'époque, dans un après-guerre vu par deux vaincus qui en incarnent les tensions et les contradictions. C'est aussi l'occasion de redécouvrir le puissant lien entre deux comparses partageant tout, y compris le quotidien le plus intime. Au delà des propos rances, cette Correspondance est aussi un exercice de style, un monument littéraire écrit à quatre mains.

Émission "La Grande table", animée par Caroline Broué.

On ne dormira jamais. Avec Bruce Bégout chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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22.04.2017

Quatrième volet d'une tétralogie romanesque néo-gothique consacrée aux "fantaisies malsaines contemporaines" (Sphex, Le Park, L'Accumulation primitive de la noirceur), On ne dormira jamais (aux éditions Allia) nous conte, porté par une verve noire inouïe et un style au laser, la greffe quotidienne, nocturne et clandestine d'un dancing dans une morgue, un partenariat vertigineux que perturbera néanmoins une dure épidémie de "mal jaune", submergeant par l'afflux des morts le calme du ballroom macabre.
Une réflexion sur les noces barbares des corps, de la mort et de l'espace, du monde social et de ce qui en fait tanguer les certitudes et les limites.