Après l'Histoire. Avec Philippe Muray sur France Culture.


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18.05.1999

Choses vues dans les dernières années du XXe siècle, les chroniques de Philippe Muray rassemblées dans Après l'Histoire dressent un portrait aussi précis que possible de notre temps ; et, simultanément, elles ébauchent une théorie générale de ce moment de l'ère hyperfestive, car l'accumulation illimitée de fêtes en est devenue l'occupation la plus fervente et la consolation la plus quotidienne. L'individu inédit que cette civilisation est en train de façonner a donc lui aussi un nom qui n'était encore jamais apparu nulle part : Homo festivus.
Après l'Histoire est le récit, à la fois inquiétant et comique, des aventures de ce personnage qui ne ressemble plus à rien de connu jusque-là. On y trouvera des aperçus étonnants sur son idéologie, son langage, ses habitudes, son comportement intime, sa morale publique, ses nouvelles méthodes pour faire régner l'ordre et même, de plus en plus souvent, et de manière impunie, la terreur.
Pour espérer comprendre quelque chose à notre époque, il est indispensable de faire le pari que la métamorphose des hommes a déjà eu lieu et que leur mutation n'est envisageable qu'à partir de l'hypothèse d'une sortie définitive de la période historique, pour autant qu'Histoire et humanité étaient synonymes. Après l'Histoire veut donc dire aussi : après l'humain.

Émission "Agora", animée par François Angelier.

La vie à poings nus. Avec Jacques Audiard sur France Culture.


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2018

De son premier long-métrage Regarde les hommes tomber (1994) à son tout dernier film Les Frères Sisters (2018) s'élabore, dans le cinéma de Jacques Audiard, une véritable anthropologie tragique, la tentative, fiévreuse et électrique, de saisir le sens de la trajectoire humaine, de l'incarner dans des figures hantées ou mutilées, violentes et éperdues.
Surgis de nulle part, accomplissant, souvent en vainqueur, une destinée âpre, les risque-tout d'Audiard sont des mutilés ou des taulards, des migrants ou des tueurs à gages, des nervis ou de menu-truands, des personnages dont l'unique but est de se désorbiter d'un destin prévu, pesant, écrit.
L'occasion de revenir en sa compagnie, à la rencontre, de film en film, de leur incessant mystère.

Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.

L'ombre de la guerre : Ernst Jünger, Curzio Malaparte et Georges Bernanos. Avec Nicolas Beaupré et François L'Yvonnet chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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10.11.2018

Faire la guerre est une chose, l'écrire en est une autre, mais la dire après l'avoir faite au premier rang et sur toute sa durée en est une troisième, sans doute encore plus difficile. C'est pareille tâche qu'ont effectuée les trois écrivains qui sont évoqués ici, le Jünger d'Orages d'acier, le Malaparte de Viva Caporetto ! et le Bernanos des Enfants humiliés.
Trois guerres narrées ou évoquées non à chaud, mais plusieurs années après les combats, au fil de textes qui, chacun, restent encore de brûlants témoignages.

G. K. Chesterton et les enquêtes du Père Brown. Avec Michel Meurger, Christian Jambet et François L’Yvonnet chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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20.12.2008

Monument de bonhommie bachique et de prophétisme halluciné, l' "hénaurme" Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), alias GKC, est une légende des lettres et du journalisme anglais. Créateur du mythique "Father Brown", il est une des plumes tutélaires du "crime novel" anglo-saxon, figure atypique du catholicisme britannique.
On lui doit aussi quelques hagiographies poétiques et méditations théologiques hors norme, virtuose de la narration en roue libre et du romanesque rhapsodique, certains de ses romans, tels La Sphère et la Croix ou L'Auberge volante, restent comme des chef-d'oeuvre délirants, égaux de ceux d'un Lawrence Sterne ou d'un Lewis Carroll.
Plusieurs familiers des écrits chestertoniens sont ici réunis, à l'occasion de la sortie de l'intégrale des enquêtes du Père Brown chez Omnibus, afin de dresser le portrait de cet auteur encore trop peu connu sous nos latitudes.

Le savant fou, archétype de la littérature populaire. Avec Jean-Christophe Ogier, Emmanuel Laurentin et François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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15.08.1992

Sur les traces des archétypes de la littérature populaire, Mauvais Genre approche avec prudence le savant fou, puits de science obsédé par ses recherches, Docteur Folamour prêt à chevaucher la bombe ou encore maître du monde frustré...
"Le savant fou" donc, d'Homère à Thierry Jonquet en passant par Mary Shelley, Robert Louis Stevenson, Curt Siodmak, Maurice Renard et Herbert George Wells : c'est à un voyage singulier dans la bande-dessinée, le cinéma et la littérature des XIXe et XXe siècle que nous avons droit dans cette émission.

Spécial Mauvais Genres. Avec François Angelier sur Canal B.


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2016

Une émission en forme de déclaration d'amour à Mauvais Genres, l'émission qui fête, cette année, ses 20 ans sur France Culture !
Nous avons droit à un entretien fleuve avec François Angelier, grand timonier de cette miraculeuse émission du service public, capable d'être mystique à propos du fist-fucking, styliste à propos de littérature collaborationniste, ésotérique à propos de littérature de gare, profond sur des sujets légers, léger sur des sujets lourds... et de tant d'autres choses.

Émission "Le Cinéma est mort".

Avoir raison avec Bernanos. Avec François Angelier, Gilles Philippe, Sarah Lacoste, Frédéric Gugelot, Claire Daudin, Olivier Dard et Gilles Bernanos sur France Culture.


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08.2018

Écrivain obsédé par la pureté de la langue, chrétien hanté par le mal, père de famille nombreuse, monarchiste et intellectuel engagé : voici quelques-unes des facettes, complémentaires ou contradictoires, qu’évoque ce portrait de Georges Bernanos en cinq émissions.
La première d'entre elles débute en abordant sa vocation d’écrivain. Quand les enfants de son temps découvraient le plaisir de lire avec Jules Vernes, le jeune Bernanos dévorait La Comédie humaine, dont il piochait les volumes dans la bibliothèque paternelle. Mais si Balzac a sans aucun doute nourri son désir d’écrire, il n’a guère influencé son œuvre. Aux longues descriptions balzaciennes, s’oppose en effet la brièveté des phrases de Bernanos, davantage porté sur les dialogues – c’est là sa modernité.
La gloire viendra en 1926 avec son premier roman, Sous le soleil de Satan. Sept ans de travail furent nécessaires pour achever ce livre, écrit comme le seront les suivants : installé à la table d’un café, avec un cahier d’écolier, un encrier et une plume. Un rituel qui, comme son crucifix, l’accompagna toute sa vie.
Soixante-dix ans après sa mort, Bernanos reste trop souvent cantonné à l’image d’un "écrivain catholique", qui a fait des curés et prêtres les héros de ses romans, et de l’écriture une mission quasi divine. "Le bon Dieu m’a mis une plume dans la main, ça n’est pas pour rigoler avec", disait-il.
François Angelier élargit la focale, en insistant sur des aspects moins connus. Ainsi de la défiance de Bernanos envers le règne des machines, qui est abordée dans la dernière émission

Initial BL. Avec Brigitte Lahaie chez François Angelier à Mauvais Genres sur France Culture.


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11.02.2017

À l'occasion de la parution, aux éditions Glénat, d'une ample monographie signée Cédric Grand Guillot et Guillaume Le Disez, François Angelier fait honneur à celle qui, de Vibrations sexuelles en Hurlements d'extase, fut la blonde Vénus de l'écran érotique et pornographique français, Brigitte Lahaie.
Une émission qui prendra la mesure du phénomène Brigitte Lahaie au travers de sa filmographie érotique, mais aussi fantastique avec ses apparitions dans les films de Jean Rollin (Les Raisins de la mort, Fascination) ou Fabrice Du Welz (Calvaire).